Michael Jackson : Une idole invincible !

Pour rendre hommage à l'aura du chanteur pop, le Grand Palais consacre une exposition à son influence sur l’ensemble des champs artistiques.
Kehinde Wiley, Portrait équestre du roi Philippe II (Michael Jackson), 2010, Huile sur toile, 325,1 x 284,5 cm, Collection Olbricht. © Kehinde Wiley/ Galerie Stephen Friedman, Londres, Galerie Sean Kelly, New York
Kehinde Wiley, Portrait équestre du roi Philippe II (Michael Jackson), 2010, Huile sur toile, 325,1 x 284,5 cm, Collection Olbricht. © Kehinde Wiley/ Galerie Stephen Friedman, Londres, Galerie Sean Kelly, New York

Neuf ans après sa disparition prématurée, Michael Jackson est toujours aussi présent dans l’imaginaire collectif. Pour rendre hommage à son aura, le Grand Palais consacre sur les Champs-Élysées l’exposition Michael Jackson : On the Wall à son influence sur l’ensemble des champs artistiques. Photographie, performance, peinture, le roi de la pop n’a jamais été aussi vivant !

Sur le mur du Palais…

Nous connaissons tous la musique de Michael Jackson et ses nombreux tubes. Qui n’a pas dansé sur Billie Jean ou fredonné Thriller ? Mais Michael Jackson, c’était aussi une silhouette immédiatement reconnaissable, des chorégraphies impressionnantes et un univers visuel singulier.

Le Grand Palais s’intéresse donc à la manière dont les plus grands artistes contemporains se sont emparés de son image, du photographe David LaChapelle au performer Marvin Gaye Chetwynd, en passant par la star des peintres, Andy Warhol.

Loin d’être de simples « traductions » plastiques de ses chansons, les œuvres exposées au Grand Palais sont pour l’essentiel volontiers subjectives, rendant compte de la vision que l’artiste a de la star. Lorraine O’Grady, par exemple, s’amuse à juxtaposer des photographies de Baudelaire et de l’auteur de Off the wall, pour mettre en parallèle le poète maudit et l’ancien des Jackson Five.

Un artiste hybride

Mais étudier l’influence du monstre de la pop sur l’art et sur son temps, c’est avant tout se pencher sur son hybridité. Celle de la couleur de peau, certes, mais aussi l’ambiguïté entretenue entre masculin et féminin qui participa de son aura et de son mystère. C’est, à n’en pas douter, ce qui suscita l’intérêt d’Andy Warhol, mais aussi ce qui livre la clé des œuvres de David LaChapelle ou de Rita Ackermann. Mi-homme, mi-femme, mi-noir, mi-blanc, Michael Jackson était d’une modernité folle, qui continue de nous intriguer. À l’image de cette exposition, entre chefs-d’œuvre et pop culture !

Exposition Michael Jackson : On the Wall, à découvrir au Grand Palais (Galerie sud-est) jusqu’au 14 février 2019

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