Au programme : Ensemble Fretwork, Ian Bostridge (ténor), Elizabeth Kenny (luth), au programme : « Lachrimæ » de John Dowland et Songs de l’époque élisabéthaine.
Le concert John Dowland, Songs & Lachrimæ est référencé dans notre rubrique Classique.
Genres :
Lyrique, Baroque
Production : Philippe Maillard Productions
Lieu : Salle Gaveau, Paris 8e
Date du concert : Samedi 14 Mars 2026
Places disponibles ? 01.49.53.05.07
Site web : www.sallegaveau.com
Présentation
L'époque élisabéthaine fit du luth et de la viole de gambe les instruments stars du milieu musical. Tantôt protagonistes solistes, tantôt accompagnateurs de la voix, ils pouvaient déployer une élégance et une expressivité remarquables. Les Songs alliaient la simplicité de mélodies connues de tous à un raffinement sublime dans l’écriture. Champion incontesté de cet art, le luthiste et chanteur John Dowland excellait à infuser une douce poésie à ses pièces. Le ténor Ian Bostridge cisèle les lignes vocales de ces petits joyaux. Le luth virtuose d’Elizabeth Kenny et le consort de violes Fretwork lui offrent un écrin sonore aussi profond que subtil.
Derniers avis sur le concert : John Dowland, Songs & Lachrimæ
Avis publié par Mésopotamie (1 critique) le 13 mars 2026
Tombé dans l’oubli durant plusieurs siècles, John Dowland fut pourtant un compositeur majeur de l’Angleterre de la fin du XVIe siècle. Grâce au luthiste britannique Julian Bream (1933-2020) son œuvre est redécouverte au début des années 1960. Cet effacement, dont les raisons sont encore floues, explique les lacunes biographiques de cet artiste. À ce jour, des doutes demeurent sur l’exactitude de sa date et de son lieu de naissance : 1562 ? 1563 ? Est-il anglais ? Irlandais ? En revanche, son enterrement (20 février 1626 – Londres) est avéré.
De même, il existe peu d’éléments tangibles sur sa formation initiale. Qui furent ses Maîtres tant au Luth qu’à la composition ? Le point indiscutable est qu’il obtient un diplôme de Bachelor of Music à Oxford (1588), puis un autre identique à Cambridge (1592 - Il est alors usuel d’obtenir une admission équivalente dans une autre université prestigieuse).
Heureusement, pour sa postérité John Dowland publie, à partir de 1597, plus de 200 compositions. Son répertoire permet de l’identifier aujourd’hui, de connaître son apport musical et enfin, de suivre sa carrière. Faute de servir sa Reine, il se déplace à travers l’Europe (Allemagne, Danemark, France, Italie…) pour travailler. Ces voyages influencent son style mélodique à la fois très mélancolique et très innovant pour l’époque : il recourt à une écriture contrapuntique raffinée (sorte de polyphonie à la mode élisabéthaine - cf. 88 chansons de luth publiées entre 1597 et 1612). Sa vie active débute probablement auprès de l’ambassadeur Sir Henry Cobham (vers 1580). Puis, il entre au service de Christian IV de Danemark (1598-1606), avant de rejoindre Lord Howard de Walden (1609-12). Enfin, en 1612, son souhait le plus cher se réalise : il revient en Angleterre où Jacques 1er le nomme luthiste du Roi. Il garde sa charge avec son successeur Charles 1er, et ce, jusqu’à sa mort.
Ian Bostridge, un des meilleurs ténors de sa génération et spécialiste du Lied, sera Salle Gaveau le 14 mars prochain pour interpréter le répertoire de John Dowland qu’il connaît parfaitement. On s’en réjouit d’avance : la limpidité de sa voix, sa tessiture expressive comme son timbre sont au diapason des partitions de Dowland. Il sera accompagné d’une artiste de renom avec qui, il travaille ponctuellement : Elizabeth Kenny (fine connaisseuse de la musique élisabéthaine) luthiste.
Coordonnées du lieu
Salle Gaveau
Adresse : 45 rue La Boétie 75008 Paris 8eTransports
Bus : Haussmann - Miromesnil (22 / 28 / 32 / 43 / 52 / 80 / 84 / 93 / N01 / N53), Saint-Augustin (20 / 22 / 28 / 32 / 43 / 52 / 80 / 84 / 93 / N01 / N02 / N53), Matignon - Saint-Honoré (28 / 32 / 52 / 80 / 93), La Boétie - Percier (52 / N02)
Plan d'accès
45 rue La Boétie
1 avis sur John Dowland, Songs & Lachrimæ
Avis publié par Mésopotamie (1 critique) le 13 mars 2026
Tombé dans l’oubli durant plusieurs siècles, John Dowland fut pourtant un compositeur majeur de l’Angleterre de la fin du XVIe siècle. Grâce au luthiste britannique Julian Bream (1933-2020) son œuvre est redécouverte au début des années 1960. Cet effacement, dont les raisons sont encore floues, explique les lacunes biographiques de cet artiste. À ce jour, des doutes demeurent sur l’exactitude de sa date et de son lieu de naissance : 1562 ? 1563 ? Est-il anglais ? Irlandais ? En revanche, son enterrement (20 février 1626 – Londres) est avéré.
De même, il existe peu d’éléments tangibles sur sa formation initiale. Qui furent ses Maîtres tant au Luth qu’à la composition ? Le point indiscutable est qu’il obtient un diplôme de Bachelor of Music à Oxford (1588), puis un autre identique à Cambridge (1592 - Il est alors usuel d’obtenir une admission équivalente dans une autre université prestigieuse).
Heureusement, pour sa postérité John Dowland publie, à partir de 1597, plus de 200 compositions. Son répertoire permet de l’identifier aujourd’hui, de connaître son apport musical et enfin, de suivre sa carrière. Faute de servir sa Reine, il se déplace à travers l’Europe (Allemagne, Danemark, France, Italie…) pour travailler. Ces voyages influencent son style mélodique à la fois très mélancolique et très innovant pour l’époque : il recourt à une écriture contrapuntique raffinée (sorte de polyphonie à la mode élisabéthaine - cf. 88 chansons de luth publiées entre 1597 et 1612). Sa vie active débute probablement auprès de l’ambassadeur Sir Henry Cobham (vers 1580). Puis, il entre au service de Christian IV de Danemark (1598-1606), avant de rejoindre Lord Howard de Walden (1609-12). Enfin, en 1612, son souhait le plus cher se réalise : il revient en Angleterre où Jacques 1er le nomme luthiste du Roi. Il garde sa charge avec son successeur Charles 1er, et ce, jusqu’à sa mort.
Ian Bostridge, un des meilleurs ténors de sa génération et spécialiste du Lied, sera Salle Gaveau le 14 mars prochain pour interpréter le répertoire de John Dowland qu’il connaît parfaitement. On s’en réjouit d’avance : la limpidité de sa voix, sa tessiture expressive comme son timbre sont au diapason des partitions de Dowland. Il sera accompagné d’une artiste de renom avec qui, il travaille ponctuellement : Elizabeth Kenny (fine connaisseuse de la musique élisabéthaine) luthiste.
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