Musées, Expositions Beaux-Arts Nouveauté Choix de la rédaction

Lieu : Halle Saint-Pierre, Paris 18e
Date de début : 25 janvier 2023
Date de fin : 25 août 2023
Tarifs : Ent 9€, tarif réduit 7€, -15 ans : 6€.

Programmation : Tous les jours (sauf 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 15 août, 25 décembre) 11h-18h, samedi 11h-19h, dimanche 12h-18h — Août : du lundi au vendredi 12h-18h — Fermeture caisses 1h avant
Fermetures : Lieu fermé le 1 janvier, le 1 mai, le 14 juillet, le 15 août, le 25 décembre
Site web : www.hallesaintpierre.org

Pour le confort et la santé de tous, merci de respecter les consignes sanitaires mises en œuvre par les lieux culturels : présentation d'un "pass sanitaire", port du masque, usage de gel hydroalcoolique et distanciation physique.

Présentation

Alain et Caroline Bourbonnais ont fondé la Fabuloserie il y a 40 ans. Ce couple de collectionneurs d'art a rassemblé avec une passion insatiable à partir de 1972, à Paris puis en Bourgogne dans un domaine aménagé en une maison-musée et un jardin habité, une collection à la croisée de l’art brut, de l’art naïf et de l’art populaire, également ouverte sur les cultures extra-occidentales. L’art hors-les-normes de La Fabuloserie n’a cessé d’accueillir les œuvres singulières de créateurs dépourvus de soucis esthétiques, qui ne se disent ou ne se pensent pas professionnels de l’art.

Ayant commencé à collectionner des œuvres d'art dès 1965, Alain et Caroline Bourbonnais achètent en 1972 une ancienne librairie, rue Jacob, à Paris. Encouragés par Jean Dubuffet, ils y créent pendant 10 ans une galerie de l'art hors-les-normes. En 1983, ils font le choix de rapatrier la collection à Dicy, dans l'Yonne, et d'ouvrir La Fabuloserie : une extravagante maison-musée abritant des collections de créateurs anonymes. Placée sous le signe du fabuleux et du fantastique, l’exposition réunit les œuvres et témoignages photographiques d’une cinquantaine de créateurs, aux côtés de la truculente tribu des Turbulents d’Alain Bourbonnais.

L'événement La Fabuloserie est référencé dans notre rubrique Beaux-Arts.

La Fabuloserie : le zoom

Avant La Fabuloserie, l’Atelier Jacob

S’il commence à collectionner des œuvres d’art dès 1965, l'architecte Alain Bourbonnais (1925-1988) ne découvre l’art brut qu'en 1971, à l’occasion de l’annonce faite par Jean Dubuffet de sa donation à la Ville de Lausanne. Il rencontre l’artiste et les deux hommes entretiennent ensuite une correspondance régulière. Jean Dubuffet propose à Alain Bourbonnais de l’aider « s’il voulait entreprendre quelque chose en France ». Ayant l’opportunité et les moyens financiers, grâce aux concours d’architecture, Alain Bourbonnais fonde en 1972 l’Atelier Jacob, dans le 6e arrondissement de Paris, avec l’exposition inaugurale d’Aloïse Corbaz. S’en suivent celles de Lortet, Podestà, Brodskis, Stricanne, Barbisan, Deldevez.

Alain et Caroline : La Fabuloserie à Dicy

Malgré le succès des expositions et une presse élogieuse, il n’y a pas assez d’acquéreurs pour entretenir la galerie qui ferme en 1982. L’art brut intrigue voire effraie à cette époque. Le public est trop jeune pour mesurer l’impact et la portée dans l’histoire de l’art de cet art nouveau. Le seul acquéreur de ces œuvres est Alain Bourbonnais lui-même.

Avec son épouse Caroline, il rapatrie au fur et à mesure sa collection à Dicy, dans le département de l'Yonne, où il a acquis une maison de campagne en 1960. Il aménage cette maison en musée. La métamorphose se déploie sans plan avec un maçon du village pour en faire un lieu plus intime et secret - comme les productions elles-mêmes - qu’une simple boutique. Chaque niche est conçue pour recevoir une œuvre précise et chaque pièce possède son atmosphère spécifique ainsi que son nom propre.

Jean Dubuffet, une nouvelle fois, applaudit au projet : « Il faut savoir clôturer les sessions... en route donc maintenant pour Dicy. Il y souffle un air plus sain qu’à Paris et les plantes y poussent mieux, vous pourrez y aménager une présentation à grande échelle et fortement impressionnante, un anti-Beaubourg décentralisé, une puissante citadelle du Marginal, de la création, libérée du conditionnement culturel. »

Le 25 septembre 1983, le lieu ouvre au public avec ce nom, La Fabuloserie, inventé par Alain Bourbonnais et Michel Ragon, critique d’art : « Avec toute l’ingéniosité de l’architecte qui en avait soupé de l’architecture rationnelle et rêvait d’anarchitecture, Alain Bourbonnais aménagea un parcours initiatique, un labyrinthe avec des chambres à surprises que l’on ouvre subrepticement, quitte à en ressortir avec frisson et horreur, comme dans la chambre noire où s’affalent les bourrages de Marshall. On gravit des escaliers de meunier. On traverse des murs. Tout est étrange. Tout est surprenant. Tout est insolite. Tout vous agresse. Tout vous enchante. »

Sophie et Agnès Bourbonnais, leurs filles : une nouvelle ère

Suite au décès d’Alain Bourbonnais en 1988, sa femme Caroline reprend la direction de La Fabuloserie. Elle anime et représente pendant 25 ans ce lieu. Elle fait également vivre La Fabuloserie à travers de nombreuses expositions, notamment l’une des plus marquantes : Art brut et compagnie, la face cachée de l’art contemporain à la Halle Saint Pierre à Paris en 1995, sous le commissariat de Laurent Danchin et Martine Lusardy. 

À partir de 2014, les filles Bourbonnais, Sophie et Agnès, reprennent la direction. En septembre 2016 est inaugurée la galerie-librairie à Paris, au 52 rue Jacob, en face de l’ancien Atelier Jacob. C’est à la fois un lieu littéraire pour découvrir les livres dédiés à l’art brut et un lieu artistique, offrant une plus grande visibilité pour le musée de La Fabuloserie.

Un exposition qui rend hommage à ces pionniers

Avec cet événement, la Halle Saint Pierre souhaite rendre hommage à ces pionniers et célébrer le demi-siècle d’une collection dont l’exigence aura été de libérer l’art et la création de ses multiples prisons et de réenchanter l’existence même des êtres et des choses.

L’exposition présente une sélection d’artistes, un ensemble photographique sous forme de diaporama rendant vivant le parc de La Fabuloserie avec les fragments d’environnements qui ont été préservés, comme ceux de Jean Bertholle ou de Camille Vidal et, point d’orgue, le Manège de Pierre Avezard, dit Petit Pierre, à travers un film projeté.

Derniers avis

Avis publié par Nicole le 26 janvier 2023

Je suis allée dans l'Yonne il y a une dizaine d'années. J'avais adoré.
J'irais voir l'expo à Paris avec grand plaisir.

Avis publié par Cat G le 25 janvier 2023

La Fabuloserie, à Dicy, est un lieu unique. L’étonnement est à chaque pas, entre rire et émerveillement.
Quelques fois un peu d’effroi. Tout est surprise, extraordinaire, y compris le jardin avec le Manège de petit-Pierre. Incontournable et près de chez Colette ! Merci aux guides-accompagnateurs.

Coordonnées du lieu

Halle Saint-Pierre

Adresse : 2 rue Ronsard 75018 Paris 18e

Transports

Métro : Anvers (2)
Bus : Barbès - Rochechouart (31 / 54 / 56 / 85 / N01 / N02 / N14 / N44), Utrillo (40), Muller (85), Rochechouart - Clignancourt (54 / 85 / N01 / N02)

Plan d'accès

Halle Saint-Pierre - Paris 18e
2 rue Ronsard

2 avis sur La Fabuloserie

Avis publié par Nicole le 26 janvier 2023

Je suis allée dans l'Yonne il y a une dizaine d'années. J'avais adoré.
J'irais voir l'expo à Paris avec grand plaisir.

Avis publié par Cat G le 25 janvier 2023

La Fabuloserie, à Dicy, est un lieu unique. L’étonnement est à chaque pas, entre rire et émerveillement.
Quelques fois un peu d’effroi. Tout est surprise, extraordinaire, y compris le jardin avec le Manège de petit-Pierre. Incontournable et près de chez Colette ! Merci aux guides-accompagnateurs.

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