Le Modèle noir

(6 votes et 6 avis)
Ajouter à mes favoris

Musée d'Orsay
1 rue de la Légion d'Honneur 75007 Paris 7e

Beaux-Arts

Sous-Rubrique : Beaux-Arts
Date de début : 26 mars 2019
Date de fin : 21 juillet 2019
Programmation : Dates et horaires : cet évènement est désormais terminé

Galerie

Description

C'est à travers une approche multidisciplinaire que cette exposition s'intéresse aux problématiques esthétiques, politiques, sociales et raciales que pose la représentation de la population noire dans l'art. De l'abolition de l'esclavage en France à nos jours, la question du modèle est au cœur du parcours : quel type de dialogue se crée entre l'artiste qui peint, sculpte, grave ou photographie et le modèle qui pose ?

Le parcours d'exposition, tout en proposant une perspective continue, s'arrête sur trois périodes clé de l'Histoire : le temps de l'abolition (1794-1848), la période de la Nouvelle peinture ainsi que les débuts de l'avant-garde du XXe siècle. La représentation des sujets noirs dans les œuvres majeures de Théodore Géricault, Charles Cordier, Jean-Baptiste Carpeaux, Édouard Manet, Paul Cézanne et Henri Matisse, ainsi que la photographie de Nadar et Carjat, est ici à découvrir.

Zoom

Les femmes et hommes noirs ont souvent servi de modèles pour les artistes, avant et après l’abolition de l’esclavage, mais leur rôle a changé. L’exposition « Le Modèle noir » traite de la manière dont ces modèles sont représentés dans des œuvres majeures.

Du second plan à la reconnaissance

L’exposition « Le Modèle noir », au musée d’Orsay, est réalisée grâce aux travaux de Denise Murrell, chercheuse pour la Ford Foundation Scholar à l’université de Columbia. Son travail porte sur la représentation des figures noires dans la peinture, modèles souvent condamnés à rester anonyme.

Les nombreuses œuvres présentées, signées Géricault, Cézanne ou Manet entre autres, montrent l’évolution de la représentation, en se focalisant sur plusieurs périodes, du début de l’abolition de l’esclavage, en 1794, au mouvement Renaissance de Harlem des années 1920. La relation entre l’artiste et le modèle est au cœur de l’exposition.

De l’arrière au premier plan, une reconnaissance tardive

Les titres des œuvres sont révélateurs, et ce n’est qu’aujourd’hui, des dizaines d’années plus tard, que le Portrait d’une femme noire de Marie-Guillemine Benoist, élève de David, se transforme en Portrait de Madeleine, le prénom du modèle ayant enfin été retrouvé. Redécouvrir l’identité de Laure, la servante représentée dans le très connu Olympia de Manet, est aussi particulièrement émouvant.

Le musée d’Orsay accompagne la présentation des œuvres d’une trentaine d’événements réunissant cent artistes autour du modèle noir. Les visiteurs pourront ainsi assister au spectacle Le Jeune Noir à l'épée, créé par Abd al Malik. L’auteur-compositeur-interprète reprend là le titre de l’œuvre du peintre Pierre Puvis de Chavannes, symbole marquant de la liberté et de l’abolition de l’esclavage.

Dans le musée, un panneau de douze mètres de haut affiche, le temps de l’exposition, le nom d’artistes noirs célèbres. Le prénom de Laure rejoint ainsi pour la première fois celui de Joséphine (Baker) et Alexandre (Dumas).

Musée d'Orsay

Adresse : 1 rue de la Légion d'Honneur 75007 Paris 7e
Métro : Solférino (12)
Réservation : 01.53.63.04.63
Site web : www.musee-orsay.fr

6 Avis

Merci de rédiger un avis constructif et utile aux visiteurs, et seulement si vous avez assisté à l'évènement. Votre avis doit être expressément lié à la qualité de l'évènement, de sa scénographie et/ou de son interprétation.
Les messages injurieux, diffamatoires ou auto-promotionnels seront supprimés. Votre avis doit être rédigé dans un français correct, en évitant l'abus de majuscules et de signes de ponctuation.

Quelle note donnez-vous à cet évènement?

Publié par Anne le 1er mai 2019

Le « portrait d’une negresse » de Marie-Guillemine Benoist (formée par Élisabeth Vigée Le Brun) montre que cette peintre n’était pas plus connue que son modèle, pourtant tout le monde connaît cette peinture. L’exposition est très intéressante et riche et même si nous connaissons beaucoup des peintures et sculptures présentées, les voir dans ce contexte historique m’a bien plu. J’ai aimé les sculptures de cordier bien mises en valeur et j’ai pu les prendre en photo sans être gênée.

Publié par Noor le 11 avril 2019

Une exposition tant artistique qu'historique. La scénographie met bien en valeur les œuvres présentées et aide à comprendre les différents contextes.

Publié par Justine le 10 avril 2019

Riche et belle exposition, avec un vrai travail de recherche sur l’identification des modèles noirs dont on se souciait peu à l’époque ... mise en lumière également du rôle des artistes pour l’abolition de l’esclavage ... et Joséphine Baker toujours aussi sublime 👌
Le public ne s’y trompe pas et des hordes de lycéens de tout pays s’y pressent ! Bien choisir son horaire ... et éviter le mardi et les we ...

Publié par Fab le 9 avril 2019

Belle exposition, le sujet bien traité, j’ai aimé l’importance donnée aux modèles en les replaçants en tant que personne dans leur histoire et le lien avec l’artiste. Belle réussite, dans une scénographie agréable, l’Olympia aurait mérité un peu plus de recul. Un coup de cœur pour les Matisse et les photographies de James Van Der Zee.
Joséphine Baker mériterait une expo à elle seule.

Publié par Nihel le 8 avril 2019

Une réussite totale, des œuvres les plus belles les unes que les autres. Mon coût de cœur revient pour la partie de Joséphine Baker.

Publié par GEIST le 7 avril 2019

Le thème est naturellement séduisant et militant. On adhère. Mais la visite laisse sur sa faim. Trop de monde accepté par salle. Des thématiques vues et revues. Des œuvres connues d’artistes certes réputés mais que l’on a vu 20 fois. Peu d’œuvres de l’étranger. Rien avant le 19e siècle. Une didactique sommaire et peu approfondie.

Newsletter

Découvrez chaque mercredi notre sélection des meilleures sorties culturelles à Paris !

Également à découvrir...