Lieu : Cité de l'architecture et du patrimoine, Paris 16e
Date de début : 20 mai 2026
Date de fin : 11 janvier 2027
Tarifs : Entrée 13€, tarif réduit 10€, moins de 26 ans, 1er dimanche du mois pr le musée uniq. gratuit.
Programmation : Tous les jours (sauf mardi, 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 25 décembre) 11h-19h, nocturne jeudi jsq 21h
Fermetures : Lieu fermé le mardi, le 1 janvier, le 1 mai, le 14 juillet, le 25 décembre
Site web : www.citedelarchitecture.fr
Présentation
En 2012, la destruction des mausolées de Tombouctou, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, marque un tournant historique : pour la première fois, l’anéantissement volontaire de monuments culturels est qualifié de crime de guerre par la Cour pénale internationale. Si la guerre a toujours entraîné des destructions, le début du XXIᵉ siècle révèle une intensification et une systématisation des atteintes portées au patrimoine culturel et naturel. L’exposition met en lumière cette réalité contemporaine et pose une question essentielle : comment la guerre révèle-t-elle ce qui est irrémédiablement perdu, tout en faisant émerger les gestes de résistance qui rendent possible une réparation future ?
L'exposition Patrimoines en résistance est référencée dans notre rubrique Histoire / Civilisations.
Derniers avis sur l'exposition : Patrimoines en résistance
Avis publié par marty (69 critiques) le 3 juin 2026
Cette exposition a le mérite de rappeler une réalité trop souvent oubliée : le patrimoine est l’une des victimes les plus silencieuses des conflits contemporains.
Chacun garde en mémoire le dynamitage des Bouddhas de Bâmiyân par les Talibans en Afghanistan. L’événement avait profondément marqué les esprits, en grande partie grâce à sa forte médiatisation. Beaucoup se souviennent également de la destruction des ruines de Palmyre pendant la guerre en Syrie. Mais d’autres pertes, tout aussi considérables, sont passées beaucoup plus discrètement sous les radars : la mosquée Al-Omari à Gaza, la mosquée Al-Nouri et le couvent Notre-Dame de l’Heure à Mossoul, la cathédrale de la Transfiguration à Odessa, pour ne citer que quelques exemples.
À travers ces monuments disparaissent bien davantage que des pierres. Ce sont des mémoires collectives, des repères symboliques et des fragments d’identité qui s’effondrent. Leur reconstruction ne relève donc pas seulement de l’architecture ou de l’archéologie ; elle constitue aussi un acte politique et humain. Reconstruire, c’est permettre à des communautés meurtries de renouer avec leur histoire, de retrouver du sens, de recréer des liens et d’imaginer un avenir commun.
C’est cette réflexion ambitieuse que propose l’exposition : explorer les enjeux de la sauvegarde, de la restauration et de la reconstruction du patrimoine en temps de guerre, et montrer comment la culture peut contribuer, elle aussi, à la réparation des sociétés blessées.
Avis publié par CHAUVIN (3 critiques) le 30 mai 2026
Une exposition salutaire, extrêmement bien faite, lisible et didactique. Alternance d'oeuvres d'art, de photographies, et de documents scientifiques, présentés avec beaucoup de clarté. Courez y vous en ressortirez bouleversés, plus intelligents.
Coordonnées du lieu
Cité de l'architecture et du patrimoine
Adresse : 1 place du Trocadéro 75016 Paris 16eTransports
Bus : Lübeck (82), Albert de Mun (30 / 32 / 63), Iéna (32 / 63 / 82), Trocadéro (22 / 30 / 32 / 63 / N53), Georges Mandel - Trocadéro (63), Pont d'Iéna (72)
Plan d'accès
1 place du Trocadéro
2 avis sur Patrimoines en résistance
Avis publié par marty (69 critiques) le 3 juin 2026
Cette exposition a le mérite de rappeler une réalité trop souvent oubliée : le patrimoine est l’une des victimes les plus silencieuses des conflits contemporains.
Chacun garde en mémoire le dynamitage des Bouddhas de Bâmiyân par les Talibans en Afghanistan. L’événement avait profondément marqué les esprits, en grande partie grâce à sa forte médiatisation. Beaucoup se souviennent également de la destruction des ruines de Palmyre pendant la guerre en Syrie. Mais d’autres pertes, tout aussi considérables, sont passées beaucoup plus discrètement sous les radars : la mosquée Al-Omari à Gaza, la mosquée Al-Nouri et le couvent Notre-Dame de l’Heure à Mossoul, la cathédrale de la Transfiguration à Odessa, pour ne citer que quelques exemples.
À travers ces monuments disparaissent bien davantage que des pierres. Ce sont des mémoires collectives, des repères symboliques et des fragments d’identité qui s’effondrent. Leur reconstruction ne relève donc pas seulement de l’architecture ou de l’archéologie ; elle constitue aussi un acte politique et humain. Reconstruire, c’est permettre à des communautés meurtries de renouer avec leur histoire, de retrouver du sens, de recréer des liens et d’imaginer un avenir commun.
C’est cette réflexion ambitieuse que propose l’exposition : explorer les enjeux de la sauvegarde, de la restauration et de la reconstruction du patrimoine en temps de guerre, et montrer comment la culture peut contribuer, elle aussi, à la réparation des sociétés blessées.
Avis publié par CHAUVIN (3 critiques) le 30 mai 2026
Une exposition salutaire, extrêmement bien faite, lisible et didactique. Alternance d'oeuvres d'art, de photographies, et de documents scientifiques, présentés avec beaucoup de clarté. Courez y vous en ressortirez bouleversés, plus intelligents.
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