The Veils à la Maroquinerie : Puissance fragile
Le groupe de rock anglo-néo-zélandais The Veils sera sur la scène de la Maroquinerie le 13 novembre, revenant autant sur ses morceaux les plus emblématiques que sur un huitième album, Fragile World, paru récemment.
Le vertige de la création a saisi Finn Andrews lorsqu’il est entré en studio pour enregistrer le huitième album de son groupe The Veils. Même après plus de vingt ans de carrière, tout semble encore insaisissable au premier abord. Pas de quoi l’arrêter, bien au contraire, et ainsi ont émergé dix morceaux sortis en juin dernier. Des titres qui seront désormais présentés au public en live, notamment à la Maroquinerie le 13 novembre.
Rugueux et explosif
Fils du claviériste de XTC, Finn Andrews passe son adolescence en Nouvelle-Zélande après avoir grandi à Londres. De son père, il a hérité de la passion pour la musique et veut à son tour se produire sur scène. Le jeune homme fougueux finit par retourner en Angleterre pour créer son propre groupe, The Veils, dont un premier opus, The Runaway Found, paraît en 2004.
Si la formation se sépare peu après, son leader propose à deux amis néo-zélandais, dont la bassiste Sophia Burn, de le rejoindre pour la relancer. Sort alors en 2006 Nux Vomica, qui affine un son rugueux, explosif et volontiers sombre porté par la voix habitée de Finn Andrews. Plusieurs albums continueront de creuser ce sillon, dont Sun Gangs en 2009 et Total Depravity en 2016, tandis que s’affirme la reconnaissance du groupe. Celui-ci a même été invité par David Lynch pour interpréter le morceau « Axolotl » dans un épisode de la troisième saison de Twin Peaks.
Entre inquiétude et espérance
Un an seulement après la publication en 2025 de Asphodels, The Veils signe avec Fragile World un album qui marque un désir de créer des morceaux plus épurés et contemplatifs, comme sortis de la nuit. Le groupe y témoigne des affres de la création autant que de ses inquiétudes concernant un monde en train de se déliter, menacé de toutes parts. Toutefois, avec leurs ballades intenses à l’émotion à fleur de peau et aux arrangements synthétiques, telles que « High Hopes », « New Day » ou « Little White Bird », Finn Andrews et sa bande semblent vouloir trouver des raisons de continuer à espérer. Sur scène, nul doute que la rage bouillonnante de The Veils saura percer la mélancolie.
→ The Veils à la Maroquinerie le 13 novembre 2026
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