Lieu : Fondation Villa Datris — Espace Monte-Cristo, Paris 20e
Date de début : 18 avril 2026
Date de fin : 13 décembre 2026
Tarifs : Entrée libre.
Programmation : Du mercredi au dimanche 11h-18h30
Fermetures : Lieu fermé le lundi, le mardi
Site web : www.villadatris.com
Présentation
En explorant les zones d’ombre de nos mythologies et les angles morts des narrations dominantes, les sculptrices de l'exposition mettent en lumière les luttes encore à mener et les acquis à préserver, contribuant à faire entendre des histoires qu’il devient essentiel de réécrire aujourd’hui. Le parcours, construit autour de conversations entre les œuvres, est ponctué d’installations contemplatives et de mises en scène joyeuses. Une carte blanche est notamment confiée à Yosra Mojtahedi.
L'exposition Diseuses de silence est référencée dans notre rubrique Art contemporain.
Diseuses de silence : à propos
Avec des oeuvres de :
Raymonde ARCIER, Cathryn BOCH, Katia BOURDAREL, Andrea BOWERS, Céline CLÉRON, Beya GILLE GACHA, Suzanne HUSKY, Rym KAROUI, Kubra KHADEMI, Daria KROTOVA, Rachel LABASTIE, Miss.Tic, Anita MOLINERO, Prune NOURRY, Anila RUBIKU, Niki de SAINT-PHALLE, Jeanne SUSPLUGAS, Laure TIXIER, Jeanne VICERIAL, Cajsa VON ZEIPEL
Carte blanche à Yosra MOJTAHED
Derniers avis sur l'exposition : Diseuses de silence
Avis publié par marty (67 critiques) le 4 juin 2026
Nous avions quitté l’exposition de Pauline Curnier Jardin au Palais de Tokyo avec la conviction qu’une issue demeurait possible : celle d’une résilience féminine capable de faire face au patriarcat et aux multiples formes de domination. La remarquable exposition présentée à la Fondation Villa Datris, installée dans cet étonnant lieu du XXe arrondissement, en propose un contrechamp plus sombre.
Ici, point de célébration de la puissance retrouvée ni de jouissance revendiquée, mais une longue litanie des violences subies et des contraintes imposées. La vidéo de Jeanne Susplugas consacrée à un groupe de parole, le pull maculé de sang de Daria Krotova, les portraits de femmes déportées en Guyane à la fin du XIXe siècle pour être mariées de force à des bagnards réalisés par Rachel Labastie, la cyborg de Cajsa Von Zeipel incarnant les injonctions contradictoires faites aux femmes — être mère, hétérosexuelle et désirable — ou encore la cariatide de Céline Cléron portant un sac Tati comme métaphore de la charge mentale féminine : toutes ces œuvres témoignent du poids persistant de la domination.
Au risque, parfois, d’en accentuer le trait. Mais le combat passe aussi par cette insistance. Répéter inlassablement le message, accumuler les preuves, ouvrir les brèches, rendre visibles les blessures. En cela, cette exposition dialogue admirablement avec celle de Pauline Curnier Jardin. L’une montre la souffrance, l’autre la capacité à lui résister. Deux faces d’un même combat. Magistral.
Avis publié par Karine (34 critiques) le 3 mai 2026
Enorme coup de cœur pour cette exposition réunissant les œuvres d'une trentaine de sculptrices. Leurs créations et leurs univers sont très variés, mais un fil invisible les relie. Celui de l'engagement, de la poésie et de la “sororité”, pour utiliser un terme à la mode, mais qui, me semble-t-il, fait véritablement sens ici. Et pour celles et ceux qui ne connaissent pas cet endroit, c'est un très bel espace où l'on déambule avec plaisir et qui est un écrin parfait pour les œuvres. Cerise sur le gateau, c'est gratuit !
Coordonnées du lieu
Fondation Villa Datris — Espace Monte-Cristo
Adresse : 9 rue Monte-Cristo 75020 Paris 20eTransports
Bus : La Réunion (76), Vignoles (CHARONNE)
Plan d'accès
9 rue Monte-Cristo
2 avis sur Diseuses de silence
Avis publié par marty (67 critiques) le 4 juin 2026
Nous avions quitté l’exposition de Pauline Curnier Jardin au Palais de Tokyo avec la conviction qu’une issue demeurait possible : celle d’une résilience féminine capable de faire face au patriarcat et aux multiples formes de domination. La remarquable exposition présentée à la Fondation Villa Datris, installée dans cet étonnant lieu du XXe arrondissement, en propose un contrechamp plus sombre.
Ici, point de célébration de la puissance retrouvée ni de jouissance revendiquée, mais une longue litanie des violences subies et des contraintes imposées. La vidéo de Jeanne Susplugas consacrée à un groupe de parole, le pull maculé de sang de Daria Krotova, les portraits de femmes déportées en Guyane à la fin du XIXe siècle pour être mariées de force à des bagnards réalisés par Rachel Labastie, la cyborg de Cajsa Von Zeipel incarnant les injonctions contradictoires faites aux femmes — être mère, hétérosexuelle et désirable — ou encore la cariatide de Céline Cléron portant un sac Tati comme métaphore de la charge mentale féminine : toutes ces œuvres témoignent du poids persistant de la domination.
Au risque, parfois, d’en accentuer le trait. Mais le combat passe aussi par cette insistance. Répéter inlassablement le message, accumuler les preuves, ouvrir les brèches, rendre visibles les blessures. En cela, cette exposition dialogue admirablement avec celle de Pauline Curnier Jardin. L’une montre la souffrance, l’autre la capacité à lui résister. Deux faces d’un même combat. Magistral.
Avis publié par Karine (34 critiques) le 3 mai 2026
Enorme coup de cœur pour cette exposition réunissant les œuvres d'une trentaine de sculptrices. Leurs créations et leurs univers sont très variés, mais un fil invisible les relie. Celui de l'engagement, de la poésie et de la “sororité”, pour utiliser un terme à la mode, mais qui, me semble-t-il, fait véritablement sens ici. Et pour celles et ceux qui ne connaissent pas cet endroit, c'est un très bel espace où l'on déambule avec plaisir et qui est un écrin parfait pour les œuvres. Cerise sur le gateau, c'est gratuit !
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