Requiem de Fauré : Requiem pour une renaissance

Maîtrise Notre-Dame de Paris © Franck Rémy

Le 12 janvier, l’Auditorium Michel Laclotte du Louvre sera investi par la Maîtrise de Notre-Dame de Paris avec un programme autour du Requiem de Gabriel Fauré, dont on célèbre le centenaire de la mort cette année.

Le 15 avril 2019, la Maîtrise de Notre-Dame s’est retrouvée privée de sa cathédrale détruite par le feu. Un bouleversement qui a conduit ses 150 jeunes chanteurs d’âges divers et sa vingtaine de professeurs à se réinventer. La Maîtrise, habituée à ne se produire qu’à Notre-Dame depuis 850 ans, s’est déployée ailleurs, permettant de mieux la faire connaître et allant même jusqu’à tourner aux États-Unis l’automne dernier ou à chanter à l’Opéra de Paris.

Trésor immatériel

C’est au Louvre qu’on la retrouvera le 12 janvier, tandis que le musée présente une exposition consacrée au « Trésor de Notre-Dame ». « Parmi ce trésor, il y a tout le patrimoine, notamment liturgique, mais aussi celui immatériel comme les chanteurs et la musique » raconte le directeur de la Maîtrise de Notre-Dame, Henri Chalet. « C’est donc un beau symbole de faire intervenir la Maîtrise ».

Monument

Au cœur du concert donné au Louvre en compagnie de l’Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes, le Requiem en ré mineur de Gabriel Fauré, composé en 1893, fera ressentir son « ambiance très reposante, que Fauré voyait comme une berceuse », explique Henri Chalet. « Il est l’un des monuments de la musique classique, l’une des œuvres les plus jouées de Fauré, et un incontournable du répertoire que l’on fait régulièrement travailler à nos étudiants au sein de la Maîtrise ».

Comme à la maison

Pour y répondre, le chef de chœur a concocté un programme autour de la musique française avec l’envie d’explorer d’autres répertoires et de proposer « des pièces lumineuses et vives ». Deux pièces pour piano et chœur de Fauré, Madrigal et Les Djinns, seront interprétées, ainsi que d’autres de Claude Debussy ou encore une plus contemporaine, L’Invitation au voyage, inspirée par Baudelaire à Yves Castagnet, l’organiste titulaire de Notre-Dame. « Il connaît bien la Maîtrise, son esthétique musicale, la cathédrale, et sa musique rayonne de cette expérience. Alors quand on chante du Castagnet, on se sent à la maison », révèle Chalet.

Une maison que s’apprête bel et bien à retrouver la Maîtrise dans quelques mois. Prête pour le rendez-vous, « l'âme de la cathédrale », comme l’appelle Henri Chalet, veut montrer que « c’est un beau monument mais avec des pierres vivantes. »

Le Requiem de Fauré à l'Auditorium du Louvre le 12 janvier 2024

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