Réalisation :
Pedro Almodóvar
Principaux artistes :
Bárbara Lennie, Leonardo Sbaraglia, Aïtana Sanchez Gijon, Vicky Luengo
Genre : Drame
Titre original : Amarga Navidad
Nationalité : Espagne
Langue de tournage : Espagnol
Durée : 1h51
Année de production : 2026
Date de sortie (ou ressortie) en France : 20 mai 2026
Distributeur : Pathé Films
Numéro de Visa : 167463
Présentation
Raúl est un cinéaste culte en pleine crise créative. Lorsqu’un drame frappe l’une de ses plus proches collaboratrices, il s’en inspire pour écrire son prochain film. Peu à peu, il imagine Elsa, une réalisatrice en pleine écriture, dont le parcours commence à refléter le sien. Raúl et Elsa deviennent les deux facettes d’une même personne, dans un jeu de miroirs où l’impudeur de l’autofiction dévoile autant qu’elle détruit. Mais jusqu’où peut-on aller pour raconter une histoire ?
Pedro Almodóvar enrichit une œuvre déjà composée de plus de 20 longs-métrages, souvent nourrie d’éléments personnels : figures maternelles centrales, souvenirs d’enfance en Espagne, réflexion sur le désir, la création, la mémoire. Dans ce nouveau film, il ne se met pas directement en scène, mais joue avec les codes de l’autofiction, en construisant un récit dans lequel un cinéaste fictionnel interroge sa propre histoire, dans une mise en abyme du geste autobiographique. Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2026, le film est sa septième participation à la Croisette.
Autofiction : la distribution
Réalisation : Pedro Almodóvar
Casting : Bárbara Lennie (Elsa), Leonardo Sbaraglia (Raúl Rossetti), Aïtana Sanchez Gijon (Mónica), Vicky Luengo (Patricia), Samuel López (Cool agency client), Milena Smit (Natalia), Rossy de Palma (Gabriela), Carmen Machi (Doctora García), Patrick Criado (Bonifacio), Quim Gutiérrez (Santi), Laura Ledesma, Antonio Araque
Distribution technique : Pedro Almodóvar (scénario), Alberto Iglesias (musique), Pau Esteve Birba (direction artistique), Rachel Bolt (musique), Thomas Bowes (musique), Simon Chamberlain (musique), José Crespo (musique), Fiona Cruickshank (musique), Caroline Dale (musique), Susie Gillis (musique), Wil Jones (musique), Skaila Kanga (musique), Peter Lale (musique)
Pedro Almodóvar a écrit et réalisé Autofiction. Précédemment, Pedro Almodóvar a aussi réalisé La Chambre d'à côté en 2024, Strange Way of Life en 2023, L'Expérience Almodóvar en 2023 et Madres paralelas en 2021.
La musique a été composée par Alberto Iglesias, qui avait composé auparavant la bande son des films La Chambre d'à côté en 2024, Strange Way of Life en 2023, L'Expérience Almodóvar en 2023 et Madres paralelas en 2021 ; Thomas Bowes, qui avait composé auparavant la bande son des films David en 2025 et Un amour d'épouvantail en 2025 ; Fiona Cruickshank, qui avait composé auparavant la bande son du film Aucun autre choix en 2025 et Skaila Kanga, qui avait composé auparavant la bande son du film Naked en 1993.
Parmi les actrices et acteurs principaux, on a pu voir au cinéma Bárbara Lennie dans Los Tigres (2025) et Les filles vont bien (2023) ; Leonardo Sbaraglia dans El Profesor (2023) et Alegria (2021) et Aïtana Sanchez Gijon dans Madres paralelas (2021) et La Femme de chambre du Titanic (1997).
Derniers avis sur le film : Autofiction
Avis publié par Takashi (3 critiques) le 30 mai 2026
Cette esthétique flamboyante, cette touche Almodóvar si caractéristique, est là depuis ses débuts. Mais à chaque nouveau film, je me dis qu’il n’est plus du tout le même cinéaste qu’autrefois…
Septième échec à la Palme cette année encore. Je commence à me fatiguer de cette tendance à l’auto-flagellation qui traverse ses derniers films, et pourtant je retourne toujours les voir. Les vieux réflexes d’un admirateur de longue date…
Avis publié par caryl (11 critiques) le 26 mai 2026
Le diable Almodóvar habille ses stars en Prada ! C'est ma compagne qui me l'a fait remarquer à la sortie du ciné. À part ça c'est alambiqué, bavard, mais beau, surtout les paysages de Lanzarote.
Avis publié par Jean-François (84 critiques) le 26 mai 2026
« Autofiction » d’Almodóvar, ou l’art de réinventer sa propre légende.
Avec « Autofiction », Pedro Almodóvar nous fait plonger dans les arcanes de la création scénaristique. Ici, pas de caméras ni de plateaux de tournage, mais bien l’atelier intime d’un cinéaste en quête d’inspiration, où chaque mot, chaque dialogue, chaque personnage devient le reflet de ses propres obsessions.
Porté par un quatuor d’actrices exceptionnelles, le film est à la fois une célébration de l’écriture et une interrogation mélancolique sur la répétition.
Méditation sur l’acte créatif, le film suit un réalisateur en pleine crise d’inspiration, tentant de donner vie à un scénario qui lui échappe. Almodóvar y explore les doutes, les blocages et les fulgurances qui accompagnent l’écriture, transformant ce processus solitaire en une aventure collective, où les femmes qui l’entourent deviennent tour à tour muses, critiques ou rivales.
Les actrices principales – Barbara Lennie, Aitana Sánchez-Gijón, Victoria Luengo et Milena Smit – incarnent des personnages complexes, charismatiques et profondément humains. Leurs performances sont nuancées et captivantes, oscillant entre tendresse et ironie, vulnérabilité et force. Leurs interactions, réelles ou de pure fiction avec le réalisateur, souvent teintées d’humour et de tension, sont parmi les moments les plus marquants du film.
Le film est une œuvre méta, où Almodóvar se met en scène en train de démonter les mécanismes de sa propre création. Les thèmes qui lui sont chers – la maternité, la trahison, la quête d’identité, la relation entre art et vie – sont omniprésents, mais cette fois, ils sont assumés comme des éléments d’un langage cinématographique déjà bien établi.
C’est là que réside la force et la faiblesse d’Autofiction. D’un côté, le film est drôle, inventif et visuellement somptueux, avec des dialogues cinglants et des situations théâtrales qui rappellent le meilleur du style almodovarien. De l’autre, on ne peut s’empêcher de se demander : n’est-ce pas du déjà-vu ? Comme le souligne un personnage du film, le réalisateur semble tourner en rond dans son propre univers, comme s’il avait épuisé les variations possibles de ses obsessions.
La comparaison avec Douleur et gloire (2019) est inévitable. Dans ce dernier, Almodóvar explorait déjà la figure de l’artiste en crise...
Avis publié par Isabelle (935 critiques) le 25 mai 2026
Deux histoires entrelacées… frontière entre fiction et réalité… qui influence l'autre ? La mort de deux enfants, la tentative de suicide de leur mère, les conjoints inexistants des scénaristes… À quel point a-t-on le droit de s'inspirer de la vraie vie pour en faire une fiction au point que cela devienne de l'autofiction ? En bref beaucoup de bruit pour rien et à l'arrivée beaucoup d'ennui pour le spectateur !!!
Avis publié par Fanny (1 critique) le 24 mai 2026
Bavardage autocentré malgré de bons acteurs et bien sûr la palette Almodóvar, certains plans d'un esthétisme répétitif, dont le scénario volontairement alambiqué s'inscrit dans un "si petit monde" que nous avons bien du mal à supporter… À fuir ? Bref je n'ai pas aimé !
11 avis sur Autofiction
Avis publié par Takashi (3 critiques) le 30 mai 2026
Cette esthétique flamboyante, cette touche Almodóvar si caractéristique, est là depuis ses débuts. Mais à chaque nouveau film, je me dis qu’il n’est plus du tout le même cinéaste qu’autrefois…
Septième échec à la Palme cette année encore. Je commence à me fatiguer de cette tendance à l’auto-flagellation qui traverse ses derniers films, et pourtant je retourne toujours les voir. Les vieux réflexes d’un admirateur de longue date…
Avis publié par caryl (11 critiques) le 26 mai 2026
Le diable Almodóvar habille ses stars en Prada ! C'est ma compagne qui me l'a fait remarquer à la sortie du ciné. À part ça c'est alambiqué, bavard, mais beau, surtout les paysages de Lanzarote.
Avis publié par Jean-François (84 critiques) le 26 mai 2026
« Autofiction » d’Almodóvar, ou l’art de réinventer sa propre légende.
Avec « Autofiction », Pedro Almodóvar nous fait plonger dans les arcanes de la création scénaristique. Ici, pas de caméras ni de plateaux de tournage, mais bien l’atelier intime d’un cinéaste en quête d’inspiration, où chaque mot, chaque dialogue, chaque personnage devient le reflet de ses propres obsessions.
Porté par un quatuor d’actrices exceptionnelles, le film est à la fois une célébration de l’écriture et une interrogation mélancolique sur la répétition.
Méditation sur l’acte créatif, le film suit un réalisateur en pleine crise d’inspiration, tentant de donner vie à un scénario qui lui échappe. Almodóvar y explore les doutes, les blocages et les fulgurances qui accompagnent l’écriture, transformant ce processus solitaire en une aventure collective, où les femmes qui l’entourent deviennent tour à tour muses, critiques ou rivales.
Les actrices principales – Barbara Lennie, Aitana Sánchez-Gijón, Victoria Luengo et Milena Smit – incarnent des personnages complexes, charismatiques et profondément humains. Leurs performances sont nuancées et captivantes, oscillant entre tendresse et ironie, vulnérabilité et force. Leurs interactions, réelles ou de pure fiction avec le réalisateur, souvent teintées d’humour et de tension, sont parmi les moments les plus marquants du film.
Le film est une œuvre méta, où Almodóvar se met en scène en train de démonter les mécanismes de sa propre création. Les thèmes qui lui sont chers – la maternité, la trahison, la quête d’identité, la relation entre art et vie – sont omniprésents, mais cette fois, ils sont assumés comme des éléments d’un langage cinématographique déjà bien établi.
C’est là que réside la force et la faiblesse d’Autofiction. D’un côté, le film est drôle, inventif et visuellement somptueux, avec des dialogues cinglants et des situations théâtrales qui rappellent le meilleur du style almodovarien. De l’autre, on ne peut s’empêcher de se demander : n’est-ce pas du déjà-vu ? Comme le souligne un personnage du film, le réalisateur semble tourner en rond dans son propre univers, comme s’il avait épuisé les variations possibles de ses obsessions.
La comparaison avec Douleur et gloire (2019) est inévitable. Dans ce dernier, Almodóvar explorait déjà la figure de l’artiste en crise...
Avis publié par Isabelle (935 critiques) le 25 mai 2026
Deux histoires entrelacées… frontière entre fiction et réalité… qui influence l'autre ? La mort de deux enfants, la tentative de suicide de leur mère, les conjoints inexistants des scénaristes… À quel point a-t-on le droit de s'inspirer de la vraie vie pour en faire une fiction au point que cela devienne de l'autofiction ? En bref beaucoup de bruit pour rien et à l'arrivée beaucoup d'ennui pour le spectateur !!!
Avis publié par Fanny (1 critique) le 24 mai 2026
Bavardage autocentré malgré de bons acteurs et bien sûr la palette Almodóvar, certains plans d'un esthétisme répétitif, dont le scénario volontairement alambiqué s'inscrit dans un "si petit monde" que nous avons bien du mal à supporter… À fuir ? Bref je n'ai pas aimé !
Avis publié par Salles-cinema.com (604 critiques) le 23 mai 2026
Si le récit est parfois dur à suivre – deux histoires parallèles à 20 ans d'écart –, il faut reconnaître la talentueuse mise en scène et les superbes comédiens, Barbara Lennie en tête. Un film sur les difficultés de la création et la vampirisation des artistes de la vie des autres.
Avis publié par Gattégno Jean-Pierre (13 critiques) le 22 mai 2026
C'est sans doute le plus mauvais film d'Almodóvar. Longtemps ses mélodrames délirants qu'il menait avec un brio tel qu'il pouvait tout se permettre, y compris les plus ahurissantes invraisemblances, semblent très loin.
Ici, manifestement, Almodóvar est à court d'idées. S'il a voulu faire un "film sérieux" avec d'importantes problématiques, c'est, à mon avis, complètement raté. Ce qu'il raconte sur les rapports entre la fiction et la réalité est un paquet de lieux communs qui relèvent d'une dissertation de classe terminale. Ce que l'on demande à une fiction, c'est d'être bien construite, bien écrite ou bien filmée. Le spectateur lambda (dont je suis) se fiche de la vie privée de l'auteur.
Dans le film d'Almodóvar, qu'on ait changé les noms des personnages dont s'inspire une fiction est largement suffisant. Ils reconnaitront sans doute leurs proches, mais les spectateurs (ou les lecteurs) qui ne les connaissent pas ne les reconnaitront évidemment pas.
Encore une fois, ce qui compte, c'est la qualité de l'intrigue et de l'écriture (cinématographique ou littéraire). Qu'il y ait de belles images et de belles couleurs ne change rien à la médiocrité de ce film. La scène de strip-tease masculin, très almodovarienne, est amusante quelques minutes, là, elle est interminable. En résumé, un drame bidon, avec tentatives de suicides, enfants qui meurent et coups de téléphone à répétition. On est loin de l'Almodóvar, le magicien capable de transformer un sujet plat en une intrigue époustouflante. Là, c'est le contraire, d'une intrigue qu'il aurait voulu époustouflante, il a fait un sujet plat.
Avis publié par Emmanuelle Colette (89 critiques) le 22 mai 2026
Peut-on tout se permettre au nom de la créativité ? Oui certainement… Surtout quand on s’appelle Almodóvar. Et il le fait avec brio… Même si parfois, nous pauvres petits cinéphiles, nous avons du mal à comprendre. Mais, on ressent la beauté de l’instant, pas de platitude, pas d’ennui. Il y a du génie… Même si on se dit en culpabilisant, qu’il faudrait peut-être revoir le film pour recoller certains morceaux du puzzle…
Avis publié par JOHN (44 critiques) le 20 mai 2026
Les anglophones font la différence, avec une allitération commode, entre 'fact' et 'fiction' : ce qui existe et ce qui n'est qu'inventé. Ce qui est et ce qui n'est que fictif. Moins crédible – et moins important, diront certains.
Mais ce qui est fictif ne sort pas du néant. Il sort de ce que son auteur (auteur… auto… autofiction…) a vécu… de ce qu'il a observé du vécu des autres… et de ce que les autres ont bien voulu lui raconter. (Avec plus ou moins d'honnêteté, plus ou moins de bonne foi, forcément…)
Le nouveau film d'Almodóvar se propose d'explorer les frontières entre les diverses sources de la création littéraire, cinématographique…
Je dirais qu'il ne réussit pas à parvenir au bout de cette vaste ambition. (Après tout, il aurait fallu bien plus de deux heures pour le faire.)
En revanche, il soulève énormément de questions. Et surtout d'accusations. "Là, avec votre personnage de scénario, vous parlez de moi ! Et je ne veux pas qu'on parle de moi ! Vous n'avez pas le droit de parler de moi !"
Les acteurs sont, comme toujours, excellents. Les intérieurs sont impeccables. (La poussière n'existe pas dans les intérieurs d'Almodóvar, semble-t-il.)
Le film, sans être son meilleur, plaira à ses fans.
(Même s'il est moins évident qu'il puisse en créer de nouveaux.)
Avis publié par Françoise Calisti (1 critique) le 20 mai 2026
J’ai trouvé ce film assez incompréhensible et bavard. La création, mais à quel prix ? Très déçue malgré la beauté de l’image et le brio des acteurs.
Avis publié par Remy (662 critiques) le 20 mai 2026
Au cœur d'« AUTOFICTION » se trouve le fameux débat sur la propriété des scénarios. Pedro Almodóvar est reconnu comme un réalisateur tellement original et entier que son seul nom évoque un style bien particulier et immédiatement identifiable. Il expose ici une forme de culpabilité intérieure, liée à une relation complexe qu'il entretient avec la propriété intrinsèque des histoires personnelles de ses films. Le récit d'« Autofiction » s'articule donc avec brio autour des rapports de pouvoir, d’autorité ou de dépendance, voire de soumission, entre les personnages et de la question de savoir quelles tragédies parmi les plus personnelles et les plus terribles pourront inspirer le réalisateur-créateur ou la réalisatrice-créatrice d’histoires originales. De quelle manière tout cela va pouvoir et vouloir se refléter à l’écran ? Mystère et boule de gomme !
Le thème est donc exploré ici sans relâche, dépeint avec un brio saisissant, avec une délicatesse troublante n’empêchant pas les brusqueries et une pincée d’humour assez tordante typique des films d’Almodóvar. Clairement je pense qu’ici Pedro Almodóvar s'identifie donc à ses deux personnages principaux : le beau Raúl (Leonardo Sbaraglia) et la si ravissante Elsa (Barbara Lennie) et pour tout dire : on ne s’en lasse pas !
Nota Bene : la modération des avis s'effectue a posteriori. C'est à dire qu'un avis provisoirement affiché peut être refusé par la suite.
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