Réalisation :
Judith Godrèche
Principaux artistes :
Tess Barthélémy, Valérie Dréville, Victor Bonnel, Ariane Labed
Genre : Drame
Nationalité : France
Langue de tournage : Français
Durée : 1h57
Année de production : 2026
Date de sortie (ou ressortie) en France : 30 septembre 2026
Distributeur : Jour2fête
Numéro de Visa : 166278
Avertissement
Présentation
Annie Ernaux est sollicitée pour une signature de son dernier ouvrage dans la ville de son enfance, Rouen. Alors qu'elle s'y rend, elle est prise d'un vertige et replonge dans le souvenir de l'été 1958, celui de sa première nuit avec un homme. Nuit dont l'onde de choc s'est propagée violemment dans son corps et sur le reste de son existence.
En adaptant Mémoire de fille, Judith Godrèche fait directement écho à son propre parcours. Dans ce récit autobiographique, Annie Ernaux revient, des décennies après les faits, sur la jeune fille de 18 ans qu’elle était et sur les rapports de pouvoir auxquels elle s’est trouvée confrontée. La cinéaste, qui a elle-même transformé son expérience personnelle en prise de parole publique contre les violences sexuelles, porte aujourd’hui ce texte à l’écran. Deux trajectoires qui se rejoignent ainsi dans un même mouvement : partir d’une histoire personnelle pour mettre au jour des mécanismes néfastes, qui dépassent l’individu.
Mémoire de fille : la distribution
Réalisation : Judith Godrèche
Casting : Tess Barthélémy (Annie Duchesne), Valérie Dréville (Annie Ernaux), Victor Bonnel (H), Ariane Labed (Blanche Duchesne), Maïwene Barthélemy (Claudine), Anja Verderosa (Catherine), Louise Labeque (Jeannie), Manon Valentin (Monique), Esther Archambault (Marie-Thérèse), Mamadou Sidibé (Pierre), Thibault Bonenfant (Jean-Marie), Lancelot Courcieras (Jacques)
Distribution technique : Judith Godrèche (scénario), Faux Amis (musique), Joachim Philippe (direction artistique)
Judith Godrèche a écrit et réalisé Mémoire de fille. Précédemment, Judith Godrèche a aussi réalisé Toutes les filles pleurent en 2008.
Parmi les actrices et acteurs principaux, on a pu voir au cinéma Valérie Dréville dans L'Inconnue (2026) et Saint Omer (2022) et Victor Bonnel dans L'Épreuve du feu (2025) et La Poupée (2025).
Derniers avis sur le film : Mémoire de fille
Avis publié par Martin (158 critiques) le 21 octobre 2026
L’adaptation d’un livre au cinéma est un exercice périlleux, à mon avis pas complètement réussi ici. En cause le manque d’introspection du personnage principal, par exemple en voix off. Quant à la restitution de l’époque, elle échoue dans les dialogues et certains détails (le minibus estafette n’est apparu qu’en 1960). Dommage!
Avis publié par Pitou (10 critiques) le 10 octobre 2026
Autant le livre d’Annie Ernaux est un modèle de concision et de justesse, mot après mot, dans le récit de l'« emprise » d’un jeune adulte sur une jeune fille de 17 ans et demi, autant le film n’en finit pas de se déplier. Que c’est lent ! Que c’est long ! : Plans qui n’en finissent pas sur le visage de la jeune actrice, dans une espèce de fascination hypnotique de la mère (Judith Godrèche) sur sa fille (Tess Barthélemy) ramenée, c’est selon, à une « fleur bleue » ou à une « oie blanche ». Tout y est : de l’iconographie des années 50, les décors, les vêtements, le langage, les comportements… tout y est jusqu’à la caricature, et pourtant on n’y est pas. Dommage.
Avis publié par Isabelle (1025 critiques) le 4 octobre 2026
Récit porté à l'écran d'après le roman autobiographique du même nom, faisant allusion au viol subi par Annie Ernaux alors qu'elle était surveillante dans une colonie de vacances… Le film retrace bien le statut des « jeunes filles » des années soixante vouées à être des mères, des épouses plus qu'à s'émanciper dans des études qui leur permettent de gagner leur autonomie… Excellente interprétation de Tess Barthelemy !!!
Avis publié par Annie Gerstner (9 critiques) le 3 octobre 2026
Un film intense qui s’adresse à toutes les générations. Comment J. Godrèche a réussi à incarner si bien, avec sa mise en scène et le choix des interprètes, le livre d’Annie Ernaux, et combien il touche… Ce soir il y avait du monde dans la salle, et le bouche-à-oreille fera le reste.
Avis publié par Jean-François (118 critiques) le 2 octobre 2026
Fidèle dans l'esprit au texte d'Annie Ernaux, « Mémoire de fille » de Judith Godrèche réussit le pari toujours délicat de l'adaptation. Plutôt que de plaquer littéralement les mots de l'autrice sur l'écran, elle en restitue la voix intérieure, ce flux de conscience où la mémoire intime devient fait social.
On sent immédiatement la proximité des parcours : la jeune fille de 1958, 17 ans et demi, et la réalisatrice elle-même, devenue actrice et « muse » à seulement 15 ans. Cette résonance confère au film sa justesse troublante. Godrèche filme avec une précision douloureuse le pouvoir de l'adulte sur l'adolescente — un pouvoir qui étouffe le discernement et laisse peu de place à la réflexion. Rien n'y est caricatural : c'est la banalité de la domination qui glace.
La beauté du projet tient aussi à sa dimension de transmission intergénérationnelle, le rôle principal étant confié à la fille de la réalisatrice, Tess Barthélemy, parfaite de justesse et de réserve. Ce geste n'est pas anecdotique : il fait du film lui-même un acte de transmission, une chaîne maternelle qui répond, en miroir, à la chaîne de domination masculine qu'il dénonce. Car le regard porté est froid, documenté, sans violence physique mais implacable : il montre une domination qui s'appuie sur des siècles de patriarcat et s'en nourrit encore.
Reste une amertume : nous n'étions que trois dans la salle, à une séance de matinée, le second jour de la sortie — contre 15 à 20 spectateurs d'habitude pour ce type de séance. Signe, peut-être, que le chemin restant à parcourir vers une véritable égalité entre les femmes et les hommes est encore long, et que, précisément, on aurait tort de ne pas aller voir ce film.
5 avis sur Mémoire de fille
Avis publié par Martin (158 critiques) le 21 octobre 2026
L’adaptation d’un livre au cinéma est un exercice périlleux, à mon avis pas complètement réussi ici. En cause le manque d’introspection du personnage principal, par exemple en voix off. Quant à la restitution de l’époque, elle échoue dans les dialogues et certains détails (le minibus estafette n’est apparu qu’en 1960). Dommage!
Avis publié par Pitou (10 critiques) le 10 octobre 2026
Autant le livre d’Annie Ernaux est un modèle de concision et de justesse, mot après mot, dans le récit de l'« emprise » d’un jeune adulte sur une jeune fille de 17 ans et demi, autant le film n’en finit pas de se déplier. Que c’est lent ! Que c’est long ! : Plans qui n’en finissent pas sur le visage de la jeune actrice, dans une espèce de fascination hypnotique de la mère (Judith Godrèche) sur sa fille (Tess Barthélemy) ramenée, c’est selon, à une « fleur bleue » ou à une « oie blanche ». Tout y est : de l’iconographie des années 50, les décors, les vêtements, le langage, les comportements… tout y est jusqu’à la caricature, et pourtant on n’y est pas. Dommage.
Avis publié par Isabelle (1025 critiques) le 4 octobre 2026
Récit porté à l'écran d'après le roman autobiographique du même nom, faisant allusion au viol subi par Annie Ernaux alors qu'elle était surveillante dans une colonie de vacances… Le film retrace bien le statut des « jeunes filles » des années soixante vouées à être des mères, des épouses plus qu'à s'émanciper dans des études qui leur permettent de gagner leur autonomie… Excellente interprétation de Tess Barthelemy !!!
Avis publié par Annie Gerstner (9 critiques) le 3 octobre 2026
Un film intense qui s’adresse à toutes les générations. Comment J. Godrèche a réussi à incarner si bien, avec sa mise en scène et le choix des interprètes, le livre d’Annie Ernaux, et combien il touche… Ce soir il y avait du monde dans la salle, et le bouche-à-oreille fera le reste.
Avis publié par Jean-François (118 critiques) le 2 octobre 2026
Fidèle dans l'esprit au texte d'Annie Ernaux, « Mémoire de fille » de Judith Godrèche réussit le pari toujours délicat de l'adaptation. Plutôt que de plaquer littéralement les mots de l'autrice sur l'écran, elle en restitue la voix intérieure, ce flux de conscience où la mémoire intime devient fait social.
On sent immédiatement la proximité des parcours : la jeune fille de 1958, 17 ans et demi, et la réalisatrice elle-même, devenue actrice et « muse » à seulement 15 ans. Cette résonance confère au film sa justesse troublante. Godrèche filme avec une précision douloureuse le pouvoir de l'adulte sur l'adolescente — un pouvoir qui étouffe le discernement et laisse peu de place à la réflexion. Rien n'y est caricatural : c'est la banalité de la domination qui glace.
La beauté du projet tient aussi à sa dimension de transmission intergénérationnelle, le rôle principal étant confié à la fille de la réalisatrice, Tess Barthélemy, parfaite de justesse et de réserve. Ce geste n'est pas anecdotique : il fait du film lui-même un acte de transmission, une chaîne maternelle qui répond, en miroir, à la chaîne de domination masculine qu'il dénonce. Car le regard porté est froid, documenté, sans violence physique mais implacable : il montre une domination qui s'appuie sur des siècles de patriarcat et s'en nourrit encore.
Reste une amertume : nous n'étions que trois dans la salle, à une séance de matinée, le second jour de la sortie — contre 15 à 20 spectateurs d'habitude pour ce type de séance. Signe, peut-être, que le chemin restant à parcourir vers une véritable égalité entre les femmes et les hommes est encore long, et que, précisément, on aurait tort de ne pas aller voir ce film.
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