Le Festival Européen Jeunes Talents célèbre ses 25 ans
Jusqu’au 26 juillet, le festival qui cultive les jeunes pousses de la musique classique s’invite à l’Hôtel de Soubise et en Île-de-France avec pas moins d’une vingtaine de concerts.
Il y a un quart de siècle, l’idée de faire entendre la jeune génération des musiciennes et musiciens classiques dans des lieux patrimoniaux, sans jamais céder à l’élitisme, semblait audacieuse. Depuis, le festival a fait ses preuves, révélant nombre de solistes parmi lesquels le pianiste Bertrand Chamayou, la soprano Julie Fuchs, le violoncelliste Victor Julien-Laferrière ou encore la percussionniste Adélaïde Ferrière. Cette édition marque aussi le retour de l’événement dans la cour des Grands Dépôts, un lieu magique à l’écart de la rumeur urbaine avec une acoustique idéale pour se laisser porter par les compositions de Tchaïkovski, Chopin, Mozart, Rachmaninov ou Debussy.
Classique en plein air
Aller à un concert du festival Jeunes Talents, c’est un peu comme pousser la grille d’un jardin d’été : on y vient sans chichi ni protocole, juste pour écouter des interprètes venus de toute l’Europe, formés dans les plus grands conservatoires et souvent fraîchement primés. Et s’il s’ancre au cœur du Marais, le festival aime prendre l’air avec des concerts gratuits au jardin Bossuet à Meaux, au Centre Hospitalier de Rambouillet ou à l’église de Trilport.
Dense et sensible, le cru 2025 accorde une place de choix aux artistes femmes. Le 9 juillet, un hommage sera rendu aux voix oubliées des courtisanes baroques ; le 16, la pianiste Mila Gostijanovic et la violoncelliste Lynn Renouil-Hata imagineront une « réconciliation » poétique entre Nadia Boulanger et Rachmaninov. Le 24, la pianiste Bella Schütz incarnera cette jeune génération qui n’a pas peur de bousculer le répertoire, dans un programme où Beethoven et Debussy croisent Schumann et Mendelssohn.
Un festival qui regarde le monde
Alternant répertoires pointus et concerts plus accessibles, le festival prône l’élitisme pour tous, cher à Jean Vilar. Le 15 juillet, Voces Escondidas convoquera les musiques sacrées et baroques d’Amérique latine, tandis que le 18, les chants d’amour italiens de la Renaissance s’élèveront dans la cour des Archives. Le 19, la violoniste Elsa Grether, invitée d’honneur, partagera la scène avec le jeune pianiste Daniel Streicher. Le 23, un florilège d’airs d’opéra permettra aux néophytes de s’initier aux grands classiques. Et parce que la musique n’est jamais coupée du monde, le 14 juillet invite la chorale Music Chain for Ukraine, composée de réfugiées, pour un concert solidaire.
Festival européen Jeunes Talents, à découvrir du 6 au 26 juillet 2025 aux Archives nationales
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