L'été joue sa partition au Parc Floral

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Du groove cosmique aux cordes baroques, l’été musical du Parc Floral conjugue depuis trente ans jazz et classique en toute liberté. Les notes s’envolent et s’écoutent à ciel ouvert, allongé dans l’herbe.

Chaque week-end jusqu’en septembre, l’amphithéâtre se transforme en clairière sonore accueillant deux rendez-vous devenus incontournables de l’été parisien : le Paris Jazz Festival et Classique au vert. Deux festivals gratuits qui font le pari d’une musique exigeante mais accessible, portée par les grands noms comme par les voix émergentes.

Jazz sans frontières

Le festival poursuit sa traversée éclectique avec une série de concerts où l’énergie se décline en groove et en fusion. Le 19 juillet, le trio réunionnais Séléné ouvre la danse avec un jazz atmosphérique, nourri d’Orient et de textures digitales. Juste après, la flûtiste Ludivine Issambourg présentera les nappes électro-funk d’Above the laws, son nouvel opus réalisé par Laurent de Wilde. Le 16 août, c’est au tour du quintet Monsieur Mâlâ, révélation 2024 aux Victoires du jazz, d’injecter ses pulsations métissées dans la canopée du bois. Le 24 août, place à la pianiste Tania Giannouli et à son langage entre folklore grec, jazz de chambre et fulgurances improvisées. Quant à Dafné Kritharas, elle ranimera les chants judéo-espagnols et balkaniques dans une version sensible et incandescente le samedi suivant. En clôture, Nubiyan Twist (07/09) déchaînera ses cuivres et ses beats entre afrobeat, broken beat et soul. Un jazz sans frontières ni œillères, nourri d’hybridation et d’instinct.

Classique décloisonné

Côté Classique au vert, les siècles se télescopent et les formats se renversent. Le 20 juillet, Francesco Tristano a prévu de faire dialoguer Bach avec les machines. Le 4 août, Vincent Dumestre et Isabelle Druet ressusciteront les splendeurs ibériques du baroque avec castagnettes d’époque et fièvre sépharade. Les Smoking Josephine revisiteront les grands airs français avec panache, humour et virtuosité le 17 août. Puis le 23 août, place à l’un des projets les plus attendus de cette édition : la rencontre entre le saxophoniste Émile Parisien, invité fil rouge de cette édition, et le pianiste Roberto Negro pour un hommage joyeusement indiscipliné à Ligeti. Autre moment fort de cette édition, la venue de Thibault Cauvin, le 31 août, pour souffler ses quarante bougies en guitare solo. Le clap de fin revient à l’Orchestre de chambre de Paris, le 6 septembre, avec un saut dans le temps, de Mozart à Bartok en passant par une création pour cordes de Philippe Manoury présentée en première mondiale.

Paris Jazz Festival au Parc Floral de Paris : du 29 juin au 7 septembre 2025

Classique au vert au Parc Floral de Paris : du 28 juin au 6 septembre 2025

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