[expo] Cling ! La bande dessinée parle cash à la Monnaie de Paris : L'argent en dessin
Avec l’exposition Cling ! La bande dessinée parle cash, la Monnaie de Paris explore de façon ludique les différentes manières dont la BD aborde la question de l’argent à travers plus de 200 planches et objets divers.
Plutôt radin ou bien joueur, riche ou encore voleur : le rapport à l’argent structure notre rapport au monde, mais aussi notre imaginaire comme le prouve la Monnaie de Paris. Dans une exposition coproduite avec la Cité internationale de la bande dessinée d’Angoulême, l’argent apparaît au cœur des préoccupations de nos héros de papier préférés, des comics américains aux mangas japonais.
De Lucky Luke aux Rapetou
Mêlant les époques, le parcours invite huit auteurs contemporains – dont Catherine Meurisse, Blutch ou Anouk Ricard – à donner leur interprétation graphique des différentes facettes de notre rapport à l’argent tout en montrant comment elles se déploient à travers un siècle de BD. Des chercheurs d’or vus par Lucky Luke ou Blueberry aux pirates et autres explorateurs, c’est la quête d’un trésor mythique qui d’abord fascine. De quoi attirer les voleurs, comme les Dalton ou les Rapetou en ont offert de fameux exemples. Le Chat de Philippe Geluck préfère lui livrer ses réflexions philosophiques cash, tandis qu’Astérix et Obélix, de passage chez les Helvètes, se retrouvent enfermés dans le coffre-fort d’une banque...
Par ici la monnaie !
Les deux héros gaulois sont d’ailleurs à l’honneur de pièces de monnaie à leur effigie frappées par la Monnaie de Paris, tandis que d’autres personnages emblématiques se font tirelires : en témoigne une vitrine rassemblant des figurines de Dingo, Snoopy ou du Marsupilami avec une fente où glisser ses économies. Plus loin, un parcmètre vintage évoque la fronde libertaire menée à leur encontre par Gaston Lagaffe, tandis que la dessinatrice Coco nous plonge dans une partie de Monopoly géant et satirique, et que Marion Montaigne propose un test adapté de son livre Riche, pourquoi pas toi ?.
Picsou occupe bien entendu une place essentielle, incarnant un milliardaire dont l’extrême avarice n’a pourtant pas nui à sa popularité. Au cœur de dilemmes moraux chez Batman ou Largo Winch, l’argent est aussi affaire de faussaires et d’alchimistes, des Schtroumpfs et Gargamel aux faux-monnayeurs poursuivis par Tintin dans L’Île noire, rappelant que les billets ne sont, comme la bande dessinée, que du papier. L’argent ne fait peut-être pas le bonheur mais il ne cesse de faire toute la richesse de la BD.
Exposition Cling ! La bande dessinée parle cash à découvrir jusqu'au 6 septembre 2026 au Musée de la Monnaie de Paris
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