Réalisation :
Yórgos Lánthimos
Principaux artistes :
Emma Stone, Jesse Plemons, Alicia Silverstone, Aidan Delbis
Genre : Comédie
Nationalité : Etats-Unis
Langue de tournage : Anglais
Durée : 2h00
Année de production : 2025
Date de sortie (ou ressortie) en France : 26 novembre 2025
Distributeur : Universal
Présentation
Persuadés que Michelle, PDG redoutable et sans scrupules d’un géant pharmaceutique, est une extraterrestre venue détruire la Terre, deux cousins obsédés par les théories du complot décident de l’enlever et de l’enchaîner dans leur sous-sol. Sous l’impulsion de Teddy, meneur instable biberonné aux élucubrations glanées sur le dark web, son complice Don rase la tête de Michelle et l’enduit d’une lotion anti-alien. Puis, il l’interroge sur son soi-disant projet d’anéantissement de notre planète, impliquant l’extinction des abeilles et une éclipse de lune…
« Dans le monde actuel, chacun vit dans une bulle de plus en plus perfectionnée grâce aux nouvelles technologies. Les idées que l’on se fait des gens sont plus ou moins confortées selon les bulles dans lesquelles on vit, ce qui creuse un immense fossé entre les gens. Je voulais bousculer le spectateur sur ses certitudes et sur ses préjugés à l’égard de certaines catégories de la population. C’est, à mes yeux, un portrait de notre société et des conflits qui déchirent notre monde contemporain », détaille Yórgos Lánthimos à propos de Bugonia, son nouveau long-métrage.
Bugonia : la distribution
Réalisation : Yórgos Lánthimos
Casting : Emma Stone (Michelle), Jesse Plemons (Teddy), Alicia Silverstone (Sandy), Aidan Delbis (Don), Stavros Halkias (Casey), Cedric Dumornay (Chris), Marc Lewis (Tony), J. Barrera (Security Guard / Ricky), Roger Carvalho (Young Detective), Parvinder Shergill (Doctor), Vanessa Eng (Corey), Momma Cherri (Tina)
Distribution technique : Joon-hwan Jang (scénario), Jerskin Fendrix (musique), Robbie Ryan (direction artistique), Will Tracy (scénario)
Avant Bugonia, Yórgos Lánthimos a réalisé Kinds of Kindness en 2024, Pauvres Créatures en 2023, La Favorite en 2018 et Mise à mort du cerf sacré en 2017.
La musique a été composée par Jerskin Fendrix, qui avait composé auparavant la bande son du film Kinds of Kindness en 2024.
Parmi les actrices et acteurs principaux, on a pu voir au cinéma Emma Stone dans Eddington (2025) et Kinds of Kindness (2024) ; Jesse Plemons dans Kinds of Kindness (2024) et Killers of the Flower Moon (2023) et Alicia Silverstone dans Le Book Club (2018) et Journal d'un dégonflé : un looong voyage (2017).
Derniers avis sur le film : Bugonia
Avis publié par Giulia (6 critiques) le 21 mars 2026
Yorgos Lanthimos fait partie de ces cinéastes qui n’entrent jamais dans une pièce sans d’abord en déplacer les murs, repeindre le plafond et demander si le concept de « confort » n’est pas, au fond, une construction bourgeoise.
Le Grec écrit ses scénarios lui-même (sauf ici), les polit depuis l’école de cinéma comme Stanley Kubrick polissait ses névroses, et travaille, film après film, avec le même monteur – une relation de fidélité quasi monastique qui donne à son cinéma cette sensation unique : une horlogerie suisse opérée par un chirurgien grec sous morphine.
Bugonia ne déroge pas à la règle.
Chez Lanthimos, l’inconfort n’est pas un effet collatéral : c’est une ligne éditoriale.
Une méthode.
Une religion.
Vingt-deux ans après Save the Green Planet ! (2003), le chef-d’œuvre coréen déglingué de Jang Joon-hwan — ce film-monstre qui mixait Brazil, Fight Club et le désespoir social post-crise asiatique —, Lanthimos ose le remake.
Geste courageux. Geste suicidaire.
Remaker Save the Green Planet !, c’est un peu comme reprendre Reservoir Dogs en version A24 : plus chic, plus lisible… mais moins sauvage.
Et malgré toute mon admiration pour Lanthimos, il faut être honnête : Bugonia ne provoque pas la même agonie viscérale que l’original.
Tout est brillant, parfaitement contrôlé, esthétiquement irréprochable.
Mais la douleur est plus conceptuelle, plus cérébrale.
Là où Jang Joon-hwan frappait au plexus, Lanthimos vise le cortex.
Je suis sortie de la salle comme après un album de Radiohead : impressionnée, stimulée… mais pas détruite.
Soyons clairs : ce n’est pas un mauvais film.
Mais ce n’est pas un grand film non plus.
Premier choc : la couleur. Save the Green Planet ! baignait dans des verts et des bleus toxiques, une palette digne d’un cauchemar cyberpunk ou d’un épisode de Breaking Bad tourné dans une décharge industrielle.
Bugonia, lui, explose en oranges saturés et en rouges sang des peintures de Bacon, comme si Lanthimos avait fusionné Suspiria de Dario Argento avec un défilé Balenciaga.
On est passé du cinéma crade à l’installation d’art contemporain.
Et c’est là que tout se joue.
Bugonia est plus lisse, plus accessible, clairement calibré pour une époque Netflix-A24-Instagram.
Cette accessibilité change le regard.
Deux réalisateurs, deux visions du monde.
Avis publié par Philippe (12 critiques) le 4 février 2026
Une grande partie du film se déroule comme un thriller très maîtrisé, non sans humour, avec des personnages qui sont à peine plus fous que bien de ceux qui nous entourent dans la société actuelle, en mettant le spectateur en position de juge raisonnable de la folie d'autrui. Puis, soudain, une pirouette, qui remet tout en question ! Un film très impertinent, remarquablement bien interprété et mis en scène. Mais il faut savoir apprécier le 2e voire le 3e degré.
Avis publié par Jean-François (53 critiques) le 7 décembre 2025
Emma Stone confirme son statut de muse de Yorgos Lanthimos.
Son incarnation de personnages à la fois fragiles et monstrueux et son jeu qui oscille entre exagération théâtrale et subtilité psychologique, correspondent parfaitement à l’univers du réalisateur.
Dans « Bugonia », en totale confiance avec son réalisateur, elle est à nouveau époustouflante.
Le style visuel et la mise en scène reflète parfaitement la patte de Lanthimos, à savoir un mélange de cynisme et d’absurdité, de drame et de grotesque.
Vous adorerez ou vous détesterez, mais vous ne pourrez rester indifférent.
Avis publié par Cleo (102 critiques) le 3 décembre 2025
Aucun plaisir cinématographique à voir ce film très violent et oppressant. 2h de coups, blessures, sang, tortures physiques. paranoïa et aliénation mentale. Je déconseille.
Avis publié par Rudy (12 critiques) le 2 décembre 2025
Ici les théories du complot, anciennes civilisations disparues et disparités des classes sociales sont passées à la moulinette pour nous livrer un ovni cinématographique survolté, attachez vos ceintures, décollage imminant, préparez vous à un aller sans retour.
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En revisitant la comédie noire sud-coréenne Save the Green Planet!, Yórgos Lánthimos s'essaye à l'exercice du remake. Le défi est relevé : le mélange des genres amuse ; les interprétations d'Emma Stone et de Jesse Plemons impressionnent.
9 avis sur Bugonia
Avis publié par Giulia (6 critiques) le 21 mars 2026
Yorgos Lanthimos fait partie de ces cinéastes qui n’entrent jamais dans une pièce sans d’abord en déplacer les murs, repeindre le plafond et demander si le concept de « confort » n’est pas, au fond, une construction bourgeoise.
Le Grec écrit ses scénarios lui-même (sauf ici), les polit depuis l’école de cinéma comme Stanley Kubrick polissait ses névroses, et travaille, film après film, avec le même monteur – une relation de fidélité quasi monastique qui donne à son cinéma cette sensation unique : une horlogerie suisse opérée par un chirurgien grec sous morphine.
Bugonia ne déroge pas à la règle.
Chez Lanthimos, l’inconfort n’est pas un effet collatéral : c’est une ligne éditoriale.
Une méthode.
Une religion.
Vingt-deux ans après Save the Green Planet ! (2003), le chef-d’œuvre coréen déglingué de Jang Joon-hwan — ce film-monstre qui mixait Brazil, Fight Club et le désespoir social post-crise asiatique —, Lanthimos ose le remake.
Geste courageux. Geste suicidaire.
Remaker Save the Green Planet !, c’est un peu comme reprendre Reservoir Dogs en version A24 : plus chic, plus lisible… mais moins sauvage.
Et malgré toute mon admiration pour Lanthimos, il faut être honnête : Bugonia ne provoque pas la même agonie viscérale que l’original.
Tout est brillant, parfaitement contrôlé, esthétiquement irréprochable.
Mais la douleur est plus conceptuelle, plus cérébrale.
Là où Jang Joon-hwan frappait au plexus, Lanthimos vise le cortex.
Je suis sortie de la salle comme après un album de Radiohead : impressionnée, stimulée… mais pas détruite.
Soyons clairs : ce n’est pas un mauvais film.
Mais ce n’est pas un grand film non plus.
Premier choc : la couleur. Save the Green Planet ! baignait dans des verts et des bleus toxiques, une palette digne d’un cauchemar cyberpunk ou d’un épisode de Breaking Bad tourné dans une décharge industrielle.
Bugonia, lui, explose en oranges saturés et en rouges sang des peintures de Bacon, comme si Lanthimos avait fusionné Suspiria de Dario Argento avec un défilé Balenciaga.
On est passé du cinéma crade à l’installation d’art contemporain.
Et c’est là que tout se joue.
Bugonia est plus lisse, plus accessible, clairement calibré pour une époque Netflix-A24-Instagram.
Cette accessibilité change le regard.
Deux réalisateurs, deux visions du monde.
Avis publié par Philippe (12 critiques) le 4 février 2026
Une grande partie du film se déroule comme un thriller très maîtrisé, non sans humour, avec des personnages qui sont à peine plus fous que bien de ceux qui nous entourent dans la société actuelle, en mettant le spectateur en position de juge raisonnable de la folie d'autrui. Puis, soudain, une pirouette, qui remet tout en question ! Un film très impertinent, remarquablement bien interprété et mis en scène. Mais il faut savoir apprécier le 2e voire le 3e degré.
Avis publié par Jean-François (53 critiques) le 7 décembre 2025
Emma Stone confirme son statut de muse de Yorgos Lanthimos.
Son incarnation de personnages à la fois fragiles et monstrueux et son jeu qui oscille entre exagération théâtrale et subtilité psychologique, correspondent parfaitement à l’univers du réalisateur.
Dans « Bugonia », en totale confiance avec son réalisateur, elle est à nouveau époustouflante.
Le style visuel et la mise en scène reflète parfaitement la patte de Lanthimos, à savoir un mélange de cynisme et d’absurdité, de drame et de grotesque.
Vous adorerez ou vous détesterez, mais vous ne pourrez rester indifférent.
Avis publié par Cleo (102 critiques) le 3 décembre 2025
Aucun plaisir cinématographique à voir ce film très violent et oppressant. 2h de coups, blessures, sang, tortures physiques. paranoïa et aliénation mentale. Je déconseille.
Avis publié par Rudy (12 critiques) le 2 décembre 2025
Ici les théories du complot, anciennes civilisations disparues et disparités des classes sociales sont passées à la moulinette pour nous livrer un ovni cinématographique survolté, attachez vos ceintures, décollage imminant, préparez vous à un aller sans retour.
Avis publié par Oscar (13 critiques) le 1er décembre 2025
Les personnes qui comme moi ont l'impression de venir d'une autre planète seront aux anges car plus qu'un simple film de divertissement, Bugonia ouvre la porte sur une autre dimension et questionne notre existence sur la planète Terre. Êtes-vous prêt à vivre l'expérience ?
Avis publié par adam (81 critiques) le 1er décembre 2025
Assez drôle dans l'ensemble même si bien verbeux. Heureusement qu'un peu d'action sauve la fin.
Avis publié par Michel (6 critiques) le 28 novembre 2025
1h30 de bavardages... seules les 30 dernières minutes essayent de sauver ce qui aurait pu être un film intéressant.
Avis publié par Remy (646 critiques) le 27 novembre 2025
Le réalisateur grec Yorgos Lanthimos délivre (une fois de plus) un film qui se veut original, mais qui peine à procurer ne serait-ce qu’une once de plaisir cinématographique. Bugonia donne l'impression d'avoir été conçu et avant tout pour les pseudo-intellectuels nihilistes et contestataires par principe qui sont toujours avides de louer tout ce qui sort du classique et de l'ordinaire quoi qu’il en coûte, et Dieu qu’il en coûte pour le coup…
Le résultat est un film atroce, bête et méchant, creux, qui confond excentricité et profondeur. Emma Stone y est pourtant assez remarquable dans son jeu mais on ne peut que regretter qu’elle lie une bonne partie de sa carrière aux projets de Lanthimos, se compromettant elle-même en participant sans cesse à ces expérimentations cinématographiques brutales et excessives où le spectateur devient davantage un aliéné qu’un amateur éclairé de prouesses cinématographiques.
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