Memoria

De Apichatpong Weerasethakul (2021)
Cinémas Drame 2h16

Réalisateur : Apichatpong Weerasethakul
Principaux artistes : Tilda Swinton, Elkin Díaz, Jeanne Balibar, Juan Pablo Urrego
Genre : Drame
Nationalité : Thaïlande, Allemagne, Colombie, France, Royaume-Uni
Durée : 2h16
Année de réalisation : 2021
Date de sortie : 17 novembre 2021
Distributeur : New Story

Présentation

Jessica, fleuriste à Medellín, se déplace pour quelques jours à Bogotá au chevet de sa sœur souffrante, expatriée britannique elle aussi. Sur place, la jeune femme voit son sommeil troublé par de mystérieuses détonations qui se produisent la nuit. Sa rencontre avec Agnès, une archéologue française, va éveiller ses soupçons. Cette dernière lui révèle que le chantier de construction d'un tunnel à proximité s'est poursuivi malgré d'inquiétantes découvertes sur place. Jessica doute que les explosions nocturnes puissent être des sons provenant de simples machines. Elle poursuit ses investigations en se rendant elle-même sur le site.

Pour son nouveau film, Apichatpong Weerasethakul s'est éloigné de ses habitudes. Tourné en Colombie, Memoria est son premier long-métrage qui ne se déroule pas dans son pays natal, la Thaïlande. De plus, celui qui a remporté la Palme d'or du Festival de Cannes en 2010 avec Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures a pour la première fois engagé un casting professionnel en les personnes de Tilda Swinton et Jeanne Balibar. Pour l'occasion, l'actrice britannique a dû faire appel à une coach pour maîtriser l'espagnol.

Casting

Réalisateur : Apichatpong Weerasethakul

Distribution : Tilda Swinton (Jessica Holland), Elkin Díaz (Hernán Bedoya, âgé), Jeanne Balibar (Agnes Cerkinsky), Juan Pablo Urrego (Hernán Bedoya, jeune), Daniel Giménez Cacho (Juan Ospina), Agnes Brekke (Karen Holland), Jerónimo Barón (Mateo Ospina), Constanza Gutierrez (Docteur Constanza), Daniel Toro (l'assistant anthropologue)

Casting technique : Apichatpong Weerasethakul (Scénariste), Cesar Lopez (Compositeur)

Memoria : la critique

Les sortilèges d’Apichatpong Weerasethakul

Qu’on l’envisage d’un point de vue esthétique, intellectuel, émotionnel, spirituel ou intérieur, Memoria est un film incomparable.

Palme d’Or à Cannes en 2010 avec Oncle Boonmee, Apichatpong Weerasethakul a donc quitté les territoires coutumiers de son pays natal, la Thaïlande, pour aller tourner Memoria en Colombie. Rien pourtant de ce qui fait l’extrême singularité de son œuvre ne s’est égaré dans cette délocalisation. De mystérieuses maladies, d’étranges narcolepsies, l’engourdissement languide du temps, la morbidesse des corps portés aux lisières, devenues ésotériques, du rêve et du coma, ces si étranges sensations de moiteur tropicale infusent ce nouveau film comme un brumisateur peut imprégner d’humidité l’air ambiant.

À quelques différences près toutefois. D'une part, la présence de deux actrices célèbres, Tilda Swinton et Jeanne Balibar. D'autre part, le cinéaste semble prendre pour cadre des paysages urbains plus volontiers qu’à son habitude, ce qui induit une trame sonore et visuelle faite de bruits de klaxons, de circulation des corps, de véhicules, jusque-là inédite dans ses films. Ce qui n’est pas très surprenant pour peu qu’on prenne en compte que Jessica, le personnage principal, s’est lancé dans une quête riche de surprises et de bizarreries où il s’agit pour elle de comprendre et de déterminer l’origine d’un son, un son impérieux, un son de sommation, probablement produit par des éléments de réel qui n’ont de cesse de se dérober, une idée en somme, une abstraction, qu’elle est seule à entendre de surcroît.

Ces différences, pour notables qu’elles soient, n’altèrent en rien le style, ou l’esprit d’une œuvre si singulière qu’on serait bien en peine de trouver à quoi la comparer.

La quête - l’enquête à tiroir

Comme souvent chez Weerasethakul, Jessica se voit environnée de mystères, de maladies insolites - effets de philtres, de sortilèges ou de malédictions ignorées - qui semblent surgir tout à la fois, en gigogne, ainsi que de mélancolies de la perception. À l’image de Karen, sœur de Jessica, hospitalisée pour avoir été frappée d’un mal énigmatique alors qu’elle travaillait à la création d’un spectacle consacré à une tribu d’Indiens. Hôpital ou Jessica fait la connaissance d’Agnès, une archéologue du funéraire affairée à l’étude des restes humains d’hommes préhistoriques. Laquelle exhorte Jessica à se rendre sur l’un des sites du chantier. Où, dans son sillage, il nous sera donné de vivre l’une des scènes les plus stupéfiantes et les plus envoûtantes du cinéma contemporain.

Derniers avis

Avis publié par sonia le 2 janvier 2022

Pour apprécier l'expérience, ne surtout pas chercher à comprendre quoi que ce soit à ce bazar para-normal.
Un vrai lâcher-prise s'impose et on savourera alors la compagnie de la toujours si singulière Tilda Swinton.

Avis publié par Guillaume le 26 novembre 2021

Hors du commun.

Avis publié par Martin le 26 novembre 2021

Absolument interminable. Je suis resté jusqu’à la fin dans l’espoir de comprendre le film, espoir partiellement déçu. Je ne vois pas l’interêt du film. À éviter.

Paris 3
MK2 Beaubourg
50 rue Rambuteau
Paris 3e
VO
11:00
Paris 3
MK2 Beaubourg
50 rue Rambuteau
Paris 3e
VO
11:00

3 avis sur Memoria

Avis publié par sonia le 2 janvier 2022

Pour apprécier l'expérience, ne surtout pas chercher à comprendre quoi que ce soit à ce bazar para-normal.
Un vrai lâcher-prise s'impose et on savourera alors la compagnie de la toujours si singulière Tilda Swinton.

Avis publié par Guillaume le 26 novembre 2021

Hors du commun.

Avis publié par Martin le 26 novembre 2021

Absolument interminable. Je suis resté jusqu’à la fin dans l’espoir de comprendre le film, espoir partiellement déçu. Je ne vois pas l’interêt du film. À éviter.

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