Réalisation :
Kelly Reichardt
Principaux artistes :
Gaby Hoffmann, Josh O'Connor, Bill Camp, John Magaro
Genre : Drame
Nationalité : Etats-Unis
Langue de tournage : Anglais
Durée : 1h50
Année de production : 2025
Date de sortie (ou ressortie) en France : 4 février 2026
Distributeur : Condor Films
Présentation
Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d’un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d’œuvres d’art. Avec deux complices, il s’introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour.
Avec The Mastermind, Kelly Reichardt poursuit une filmographie attentive aux marges sociales et aux résistances discrètes. Elle développe un cinéma d’observation, qui réinvestit des genres divers, dont les enjeux s’inscrivent dans des récits minimalistes. Josh O’Connor, jeune acteur britannique, interprète ici Mooney. Il a été à l'affiche de quatre films à succès depuis 2024 : Challengers, Rebuilding, Le Son des souvenirs et Wake Up Dead Man. Depuis son Golden Globe du meilleur acteur dans une série pour The Crown en 2021, il confirme sa place parmi les comédiens majeurs de sa génération, si bien que Steven Spielberg lui a confié le rôle principal de son prochain film.
The Mastermind : la distribution
Réalisation : Kelly Reichardt
Casting : Gaby Hoffmann (Maude), Josh O'Connor (James Blaine Mooney), Bill Camp (Bill Mooney), John Magaro (Fred), Hope Davis (Sarah Mooney), Alana Haim (Terri Mooney), Rhenzy Feliz (Gordon), Matthew Maher (Jerry the Driver), Cole Doman (Larry Duffy), Ryan Homchick (Coach Sam), Juan Hernandez (Agent Carroll), Eli Gelb (Guy Hickey)
Distribution technique : Kelly Reichardt (scénario), Rob Mazurek (musique), Christopher Blauvelt (direction artistique), Dawn Madell (musique), Sarah Maniquis-Garrisi (musique), Gisburg (musique)
Kelly Reichardt a écrit et réalisé The Mastermind. Précédemment, Kelly Reichardt a aussi réalisé Showing Up en 2022, Bronx, New York, Novembre 2019 en 2021, Cal State Long Beach, CA, Janvier 2020 en 2021 et Owl en 2019.
La musique a été composée par Gisburg, qui avait composé auparavant la bande son du film L'Intermédiaire en 2024.
Parmi les actrices et acteurs principaux, on a pu voir au cinéma Gaby Hoffmann dans Springsteen : Deliver Me From Nowhere (2025) et Nos âmes d'enfants (2021) ; Josh O'Connor dans Rebuilding (2025) et Le Son des souvenirs (2025) et Bill Camp dans Sound of Freedom (2023) et Drive-Away Dolls (2023).
Derniers avis sur le film : The Mastermind
Avis publié par Susy (3 critiques) le 17 février 2026
The Mastermind réussit l'exploit d'être un film de braquage où la seule chose réellement volée, ce sont deux heures de votre vie. Sous couvert de « minimalisme », Kelly Reichardt livre une œuvre léthargique, aussi exaltante que de fixer un mur vide dans le noir complet.
Entre un protagoniste antipathique et une mise en scène qui confond ennui et réalisme, ce « Mastermind » porte bien mal son nom : il a manifestement oublié d'apporter son cerveau… et son scénario.
Avis publié par Manu (9 critiques) le 9 février 2026
Un père de famille, architecte, en proie à une stagnation professionnelle et créative, rompt cette monotonie en commettant de petits larcins. S'enhardissant, il jette son dévolu sur Arthur Dove, peintre américain de « l'extraction ». (Une subtile allégorie quand le protagoniste cherche à se soustraire à son monde pour se redéfinir.)
En parallèle, la guerre du Vietnam y est distillée par petites touches, tel le pinceau de l'artiste sur sa toile.
Ces deux univers cohabitent tout du long de la pellicule et plus la pression va s'exercer, plus ils vont se rapprocher, s'intensifier pour finir inexorablement par se croiser.
Les codes du film de genre sont omniprésents quoique teintés d'un certain burlesque, et renouvelés, car agrémentés d'une palette politique. Un film tout en nuances, à la fois contemplatif et d'action, où s'illustrent différents choix de vies qui aboutissent au final à une fusion de genres cinématographiques plutôt réussie.
Avis publié par Rudy (8 critiques) le 7 février 2026
Le fils d'un juge, père de famille sans emploi, vole avec l'aide de deux complices quatre toiles de maître dans un petit musée de la ville, mais très vite l'arrestation de l'un d'eux mènera les enquêteurs sur sa piste et le forcera à partir en cavale, mais tout cela sans grande conviction…
Si le soin apporté à recréer l'ambiance des années 1970 et la bande son jazzy apportent beaucoup de charme au film, le personnage de loser mou du genou incarné par Josh O'Connor finit par lasser, et ce qui au début semblait être le plan prometteur de quelque chose de plus grand vous emmène progressivement vers une voie de garage.
Avis publié par Jean-François (35 critiques) le 7 février 2026
Kelly Reichardt signe un portrait en demi-teintes d’un anti-héros attachant avec « The Mastermind », et confirme son talent pour explorer les marges de la société à travers des personnages en quête de sens, perdus dans les interstices d’un monde qui ne leur laisse que peu de place. Elle poursuit son exploration d’une humanité fragile, souvent maladroite, mais profondément touchante.
Et c’est Josh O’Connor, acteur au charisme aussi discret qu’électrisant, qui incarne ici cette figure de « paumé » dont Reichardt a le secret. L’acteur livre une magnifique performance avec ce personnage d’homme ordinaire basculant malgré lui dans une intrigue plus grande que lui. Il est à la fois pathétique et fascinant. Le comédien joue avec une économie de moyens en complet accord avec le style de Reichardt : un regard fuyant, une posture voûtée, des silences éloquents. Il parvient à rendre son personnage à la fois ridicule et profondément humain, un équilibre délicat que peu d’acteurs maîtrisent.
Le film oscille constamment entre comédie et drame, un équilibre que Reichardt maîtrise à la perfection. Les situations absurdes s’enchaînent, mais elles sont toujours ancrées dans une réalité sociale cruelle. Le film parle de solitude, d’échec, mais aussi de résilience. C’est cette ambiguïté qui rend le film si captivant : on ne sait jamais si l’on doit rire ou pleurer, et c’est précisément cette tension qui fait la force du cinéma de Reichardt.
Pour apprécier le film, il faut accepter de se perdre un peu, de suivre un personnage qui, lui-même, ne sait pas toujours où il va. Mais c’est justement cette errance qui le rend si précieux. Kelly Reichardt et Josh O’Connor signent une œuvre à la fois modeste et ambitieuse, un film qui parle de nous tous, de nos doutes, de nos rêves inavoués, et de cette étrange beauté qui se cache parfois dans nos plus grands ratages.
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4 avis sur The Mastermind
Avis publié par Susy (3 critiques) le 17 février 2026
The Mastermind réussit l'exploit d'être un film de braquage où la seule chose réellement volée, ce sont deux heures de votre vie. Sous couvert de « minimalisme », Kelly Reichardt livre une œuvre léthargique, aussi exaltante que de fixer un mur vide dans le noir complet.
Entre un protagoniste antipathique et une mise en scène qui confond ennui et réalisme, ce « Mastermind » porte bien mal son nom : il a manifestement oublié d'apporter son cerveau… et son scénario.
Avis publié par Manu (9 critiques) le 9 février 2026
Un père de famille, architecte, en proie à une stagnation professionnelle et créative, rompt cette monotonie en commettant de petits larcins. S'enhardissant, il jette son dévolu sur Arthur Dove, peintre américain de « l'extraction ». (Une subtile allégorie quand le protagoniste cherche à se soustraire à son monde pour se redéfinir.)
En parallèle, la guerre du Vietnam y est distillée par petites touches, tel le pinceau de l'artiste sur sa toile.
Ces deux univers cohabitent tout du long de la pellicule et plus la pression va s'exercer, plus ils vont se rapprocher, s'intensifier pour finir inexorablement par se croiser.
Les codes du film de genre sont omniprésents quoique teintés d'un certain burlesque, et renouvelés, car agrémentés d'une palette politique. Un film tout en nuances, à la fois contemplatif et d'action, où s'illustrent différents choix de vies qui aboutissent au final à une fusion de genres cinématographiques plutôt réussie.
Avis publié par Rudy (8 critiques) le 7 février 2026
Le fils d'un juge, père de famille sans emploi, vole avec l'aide de deux complices quatre toiles de maître dans un petit musée de la ville, mais très vite l'arrestation de l'un d'eux mènera les enquêteurs sur sa piste et le forcera à partir en cavale, mais tout cela sans grande conviction…
Si le soin apporté à recréer l'ambiance des années 1970 et la bande son jazzy apportent beaucoup de charme au film, le personnage de loser mou du genou incarné par Josh O'Connor finit par lasser, et ce qui au début semblait être le plan prometteur de quelque chose de plus grand vous emmène progressivement vers une voie de garage.
Avis publié par Jean-François (35 critiques) le 7 février 2026
Kelly Reichardt signe un portrait en demi-teintes d’un anti-héros attachant avec « The Mastermind », et confirme son talent pour explorer les marges de la société à travers des personnages en quête de sens, perdus dans les interstices d’un monde qui ne leur laisse que peu de place. Elle poursuit son exploration d’une humanité fragile, souvent maladroite, mais profondément touchante.
Et c’est Josh O’Connor, acteur au charisme aussi discret qu’électrisant, qui incarne ici cette figure de « paumé » dont Reichardt a le secret. L’acteur livre une magnifique performance avec ce personnage d’homme ordinaire basculant malgré lui dans une intrigue plus grande que lui. Il est à la fois pathétique et fascinant. Le comédien joue avec une économie de moyens en complet accord avec le style de Reichardt : un regard fuyant, une posture voûtée, des silences éloquents. Il parvient à rendre son personnage à la fois ridicule et profondément humain, un équilibre délicat que peu d’acteurs maîtrisent.
Le film oscille constamment entre comédie et drame, un équilibre que Reichardt maîtrise à la perfection. Les situations absurdes s’enchaînent, mais elles sont toujours ancrées dans une réalité sociale cruelle. Le film parle de solitude, d’échec, mais aussi de résilience. C’est cette ambiguïté qui rend le film si captivant : on ne sait jamais si l’on doit rire ou pleurer, et c’est précisément cette tension qui fait la force du cinéma de Reichardt.
Pour apprécier le film, il faut accepter de se perdre un peu, de suivre un personnage qui, lui-même, ne sait pas toujours où il va. Mais c’est justement cette errance qui le rend si précieux. Kelly Reichardt et Josh O’Connor signent une œuvre à la fois modeste et ambitieuse, un film qui parle de nous tous, de nos doutes, de nos rêves inavoués, et de cette étrange beauté qui se cache parfois dans nos plus grands ratages.
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