Future Islands à l'Olympia : presqu'ils habités
Le groupe originaire de Caroline du Nord, aux influences synth-pop, prend ses quartiers à l’Olympia le 7 novembre prochain. L’occasion de découvrir ou redécouvrir la formation taillée pour la scène, entre synthétiseurs épiques et rythmes saccadés empreints de mélancolie douce.
Il y a des choix plus difficiles que d’autres à opérer : Future Islands choisit son nom, en 2006, en mixant deux idées pas totalement satisfaisantes : Future Shoes et Already Islands. Il faut ensuite déterminer le QG : d’abord basé en Caroline du Nord, le groupe déménage à Baltimore, dans le Maryland, en 2008.
Pour ce qui est de la ligne directrice à donner au groupe, en revanche, c’est évident dès le départ : des synthétiseurs sympathiques, un rock indé déterminé, des lignes de basses affirmées ; une osmose parfaite entre la section rythmique et sa compagne mélodique. Future Islands s’élance donc, en 2006, sort un, puis deux, puis trois albums entre 2008 et 2011, se construit une base de fidèles et une belle réputation plus underground que mainstream… Jusqu’à 2014, et l’explosion de l’opus Singles, repéré par le sacro-saint NME britannique et le décideur américain Pitchfork. Des parrains qui les emmènent jusqu’au graal pour tout groupe désireux d’étendre son audience : un classique Late Show américain, en l’occurrence celui de David Letterman.
Le premier tour du reste de leur vie
Dès lors, Future Islands bascule dans les oreilles du grand public, emmenés par le leader Samuel T. Herring, look de père américain rangé aux chemisettes bien taillées, et au jeu de scène à mi-chemin entre extase permanente et performance habitée.
Leur passage à l’Olympia est donc l’occasion rêvée de découvrir sur scène le dernier album du groupe, As Long As You Are, sorti en octobre 2020. Un titre inédit, « King of Sweden », mis en ligne en février dernier, laisse présager du meilleur en termes de sorties à venir, même si Future Islands se garde bien d’annoncer quoi que ce soit pour l’heure. Boucles hypnotiques, batterie presque disco, refrains en forme d’envolées mi-lyriques mi-épiques : totalement possédé par son chant, Samuel T. Herring transcende le show pour en faire une communion avec le public.
Un groupe à découvrir donc, et si possible sur son terrain de prédilection : la scène, pour apprécier au mieux les influences presque new-wave parfois, d’un groupe inclassable, insulaire, insolent.
→ Concert Future Islands à L'Olympia, le lundi 7 novembre 2022 à 20h
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