Vincent Peirani à la Cigale, quintet gagnant
L’accordéoniste français Vincent Peirani se produit à la Cigale le 21 janvier. Figures de la musique jazz, le musicien et son quintet livrent avec leur dernier opus une réflexion sur la complexité du monde via un savant mélange d’influences.
Si l’on dit de Vincent Peirani qu’il est accordéoniste, on dit tout… et rien à la fois : l’instrument à vent est effectivement son outil de prédilection, mais il faut préciser pour appréhender réellement le travail de Peirani qu’il est aussi clarinettiste, arrangeur musical, et compositeur. Et surtout, que s’il se consacre majoritairement au jazz contemporain, il a réalisé de nombreuses incursions dans d’autres styles : trash metal, tango, musique de films (il a composé pour le film Barbara de Mathieu Amalric), et même musique macédonienne ont été un jour le terrain de jeu du musicien ! La chanson française, aussi, a bénéficié de la polyvalence de Vincent Peirani, et parmi ses collaborations apparaissent de beaux noms du paysage musical hexagonal et belge : Sanseverino, Bénabar, Gaël Faye, Stromae… et même Roberto Alagna, pour le versant classique – style qu’il a étudié au conservatoire de Nice avant de se tourner vers le jazz !
Living Being, des êtres vivants
L’accordéoniste, lauréat en 2013 du Prix Django-Reinhardt, a développé un style de jeu immédiatement reconnaissable et le promène au fil de ses multiples projets, qu’il s’agisse par exemple d’un duo avec le saxophoniste Émile Parisien, d’un autre duo avec le violoncelliste classique François Salque, d’un quintet pop-world avec la chanteuse franco-indonésienne Serena Fisseau... Et toujours cette scène jazz, qu’il arpente depuis les années 2000, armé de son imaginaire bien à lui, fait de savants mélanges de reprises populaires et d’innovations sonores. Sur la scène de la Cigale, ce 21 janvier, c’est accompagné de son quintet Living Being, composé d’Émile Parisien, Yoann Serra, Julien Herné et Tony Paeleman, qu’il se présentera. Avec Living Being IV : Time Reflections et sept ans après son dernier album, la formation livre une réflexion sur les nuances de notre perception du monde et la complexité de la vie, élaborée au cœur de la pandémie de Covid. Une période propice à l’introspection et à la méditation pour le musicien, qui donne ici naissance à un mélange de jazz, évidemment, de musique baroque, d’accents pop et même de danses traditionnelles.
→ Vincent Peirani à la Cigale le 21 janvier 2026
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