[expo] M. C. Escher à la Monnaie de Paris : Visions renversantes

MC Escher, Jour et Nuit, 1938, gravure sur bois, Collection M.C. Escher Heritage, Pays-Bas © 2025 The M.C. Escher Company, The Netherlands

La Monnaie de Paris dévoile jusqu’au 1er mars les mondes fascinants de Maurits Cornelis Escher dans une exposition qui éclaire ses obsessions fertiles entre art et science.

Motifs répétés à l’infini, paradoxes et compositions vertigineuses... : les créations hypnotiques de M. C. Escher ont marqué l’imaginaire collectif tout en donnant du fil à retordre. Plus de cinquante ans après sa mort, le Néerlandais, longtemps boudé par le monde de l’art, bénéficie cet hiver d’une première grande exposition parisienne. L’occasion de plonger dans ses mondes incroyables autant que de constater l’extrême finesse de ses gravures sur bois comme de ses lithographies, qu’il n’a cessé de développer durant toute sa carrière.

Vers l’infini

Une habileté qui se déploie dès ses débuts, comme le prouvent ses gravures réalisées durant ses études, ses travaux destinés à l’illustration ou bien ses productions marquées par ses voyages en Europe. Le parcours s’ouvre ainsi par de minutieuses représentations de la nature et de paysages italiens, et des vues impressionnantes de la tour de Babel et de la basilique Saint-Pierre qui amorcent son travail renversant sur la perspective.

Alors que se dévoilent les outils de l’artiste (gouge, pointe à graver, miroir…), le principe géométrique de la tessellation s’invite au centre de sa réflexion. Jouant de la répétition et de la symétrie de motifs, Escher expérimente au moyen d’œuvres riches en fantaisies la description de l’évolution et des cycles. À l’image de Métamorphose II qui, dans une frise de près de quatre mètres, voit un lézard se transformer progressivement en cellule d’une ruche puis en poisson, en oiseau ou encore en cube…

Merveilles d’illusions

Tandis que l’artiste traduit avec poésie la complexité des structures et des surfaces, de celle de l’eau à la sphère en passant par le ruban de Möbius, les architectures impossibles de ses créations les plus célèbres entraînent le regard dans un labyrinthe d’escaliers perpétuels où les repères se retrouvent bouleversés.

En complément, plusieurs dispositifs ludiques et interactifs immergent littéralement dans les gravures et donnent à éprouver les principes illusionnistes de l’artiste. Des mondes riches en paradoxes qui ont fortement infusé la culture populaire, comme en témoignent enfin extraits de films et de séries, planches de bandes dessinées, pochettes de disques ou affiches psychédéliques. Escher n’en finit pas de nous troubler !

Exposition Maurits Cornelis Escher, à découvrir à la Monnaie de Paris jusqu'au 1er mars 2026

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