Les Oiseaux de passage

Il y a 3 avis sur Les Oiseaux de passage


Merci de rédiger un avis constructif et utile aux visiteurs, et seulement si vous avez assisté à l'évènement. Votre avis doit être expressément lié à la qualité de l'évènement, de sa scénographie et/ou de son interprétation.
Les messages injurieux, diffamatoires ou auto-promotionnels seront supprimés. Votre avis doit être rédigé dans un français correct, en évitant l'abus de majuscules et de signes de ponctuation.


4/ 5
, 14 avril 2019
A voir
4/ 5
, 11 avril 2019
Grandeur et décadence d'un cartel de drogue aux mains d'amérindiens de Colombie. Violence et chamanisme sont les maîtres mots de deux clans associés dans la vente de marijuana aux gringos américains. Un autre regard cinématographique sur un genre trop exploité par les studios américains. Une maîtrise parfaite du 7ème art par l'auteur de l'Etreinte du serpent.
5/ 5
, 9 avril 2019
Une histoire de barons de drogue revisitée à travers la culture clanique des Indiens colombiens.

On se souvient de la descente hallucinée de l'Amazone dans L'Étreinte du serpent (2015), signée Ciro Guerra. Il revient sur les écrans avec Les Oiseaux de passage. Notre perception des narcotrafiquants a été longtemps conditionnée par les fictions américaines, notamment celles consacrées à Pablo Escobar. Les Oiseaux de passage nous oblige à réviser nos positions. Rapayet (José Acosta) veut épouser Zaida sans en avoir les moyens financiers. Il jette son dévolu sur la juteuse vente de marijuana pour s'enrichir et s'associe avec des étrangers… D'où l'avidité puis la jalousie et la haine des clans tribaux. Mais le trafic de drogue n'est pas le sujet principal du film. On regarde en fait une magnifique fresque expliquant comment la culture ancienne des wayuu, Indiens du désert colombien, s'effrite, notamment à travers le personnage d’Ursula, qui perpétue les rituels et les interdits de sa communauté et dont on respecte la sagesse.

Sublime mise en scène

Les Oiseaux de passage est découpé en cinq actes, telle une formidable tragédie grecque. Le film couvre plusieurs années de la vie des wayuu qui implose avec la modernité, souvent contre les traditions et leurs exigences. Les cartels colombiens ont bien leurs racines dans les tribus. Les réalisateurs Ciro Guerra et Cristina Gallego, mari et femme, nous transportent dans un monde normé par la faute offensante et sa réparation. Fulgurance de leur mise en scène, images fascinantes des paysages et des visages burinés, virtuosité des cadrages. Le casting mêle astucieusement de véritables Amérindiens et des acteurs professionnels. La dimension onirique est aussi l’une des forces de ce film cru, violent et magnifique.

QOL
Les Oiseaux de passage, affiche Les Oiseaux de passage, extrait Personnages, Carmiña Martínez, personnage, Natalia Reyes Personnages, Carmiña Martínez, personnages Les Oiseaux de passage, extrait Personnage, Natalia Reyes
Les Oiseaux de passage | Diaphana Distribution