Chris Isaak salle Pleyel : balade à l’américaine
Accompagné de son groupe et de ses guitares lancinantes, le crooner parmi les crooners revient à Paris pour un concert unique salle Pleyel le 16 juillet prochain, à peine un an après sa dernière date française.
Sur la route de Memphis
Une seule date, ce 16 juillet, pour l’Américain qui s’inspire depuis toujours des grands courants de la musique US : ouvertement influencé par le rockabilly, le rythm’n’blues ou encore le surf rock, Chris Isaak a su tirer parti des sonorités de son pays natal pour construire un son bien personnel, immédiatement reconnaissable, que le public français plébiscitera même parfois avant les Américains au cours de sa carrière ! Il faut dire qu’aujourd’hui encore, la capitale française l’accueille à bras ouverts : son dernier concert chez nous, l’année dernière, voyait l’Olympia transformé en salle de bal des années 1950, entre Nashville et Memphis, où Chris Isaak a toujours puisé l’inspiration. Fondateur du groupe Silvertone – de la marque de sa première guitare – dans les années 1980, le chanteur explose la décennie suivante grâce à des tubes entre Elvis Presley et Roy Orbinson, à l’image de « Blue Hotel », « Speak of the Devil » ou « San Francisco Day ».
Comme une star de cinéma
Le cinéma va participer à véritablement propulser la carrière de Chris Isaak, qui signe ensuite de son nom seul : le slow « Wicked Games », bande-son du film Sailor et Lula de David Lynch, ou « Baby Did a Bad Bad Thing » choisi par Stanley Kubrick pour son mythique Eyes Wide Shut, deviennent des titres culte pour leurs mélodies emplies de nostalgie, leurs textes en forme d’hymnes à l’amour et, évidemment, le charisme très old-school de leur interprète. Pas étonnant, donc, que Chris Isaak mène en parallèle de la musique une carrière de comédien qui l’emmène sur les plateaux de la série Friends, du mythique Silence des agneaux ou, pour des retrouvailles avec David Lynch, sur Twin Peaks : Fire Walk with Me. Sur la scène de la salle Pleyel, Chris Isaak et son groupe, forts de plus d’une dizaine d’albums studio et d’un véritable amour de la musique live, risquent bien de bouleverser à nouveau le public à grands renforts de « Forever Blue » et autres « Blue Spanish Sky ».
→ Chris Isaak salle Pleyel le 16 juillet 2024
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