Poète brasseur

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Le Lavoir Moderne Parisien
35 rue Léon 75018 Paris 18e

Théâtre contemporain Pièces de théâtre

Distribution : De et mise en scène Emmanuel Vilsaint

Autres artistes : Avec Emmanuel Vilsaint, Claude Saturne, Sofie Douda
Sous-Rubrique : Pièces de théâtre
Date de début : 1 mai 2019
Date de fin : 12 mai 2019
Programmation : Dates et horaires : cet évènement est désormais terminé

Description

Un portrait du poète debout face à son propre destin et à un destin collectif. Il brasse les mots, les images, les actions et nous rapproche d'un chaos bouleversant toute réalité aliénante.

Le Lavoir Moderne Parisien

Adresse : 35 rue Léon 75018 Paris 18e
Métro : Château Rouge (4)
Réservation : 01.46.06.08.05
Site web : www.lavoirmoderneparisien.com

1 Avis

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Publié par Audrain le 9 mai 2019

La poésie ou l’art de la trinité selon Vilsaint

Depuis le 1er mai 2019, se joue au Théâtre du Lavoir Moderne Parisien, la nouvelle œuvre d’Emmanuel Vilsaint, homme orchestre, à la fois auteur, metteur en scène, producteur avec sa troupe de l’Acte Essentiel, et acteur. Ce spectacle succède à son monologue à plusieurs voix Maudit Cas de Jacques-journal d’une putain violée, dans laquelle il exprimait, entre autre, le trauma vécu suite au séisme de Haïti. Son personnage, ainsi que la symbolique qui en était induite, déclinait les choses par trois. Cette nouvelle œuvre, si l’on résumait fort les choses, traite du trauma du poète. Parlons d’oeuvre et non de spectacle ou de drame. Même si des éléments tendraient à y penser. Ce n’est rien de tout cela, c’est plus que tout cela. Serait-ce un croisement, une trinité qui donnerait le jour à une nouvelle conception de l’art scénique ?

Il ne s’agit pas d’un simple spectacle. Car le public n’est pas là pour voir des acteurs jouer. Il n’est pas là pour voir de la danse. Il n’est pas là pour entendre de la musique. Il est là pour assister, vivre les événements incarnés sur la scène. Des voix, que j’entends déjà, viendront dire que tout cela est vécu, dans le meilleur des cas, dans les créations d’art vivant. Mais que cela est généralement galvaudé afin de critiquer positivement ladite création. Certes. Mais que diraient-ils d’une création qui constituerait une cérémonie mystique ?

Une cérémonie mystique, il en est question. Plus précisément d’une cérémonie vodoo. Les incantations à Erzulie, campée par le rôle d’Ange douceur, le poteau mitan, symbolisé par un tambour, nous y reviendrons, la possession du corps par les esprits, la douleur et la joie et la communion. Tout commence par une voix off. Mise en place, contextualisation, mais aussi première incantation. La déesse parle. Elle parle non pas des hommes mais du poète. La pertinence de cette ouverture se fait a posteriori, en parallèle avec la fin. En effet, la fin concorde avec le début, ce qui nous renvoie au concept d’écriture spiralaire qu’adopte Vilsaint depuis plusieurs années maintenant, sauf qu’ici une modification a lieu alors que dans Maudit cas de Jacques, cette modification était avortée. Cette modification se remarque par l’échange entre l’ouverture par Ange-Douceur et la clôture par la voix du poète émancipé. Opposition ? Co

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