Réalisation :
Lav Diaz
Principaux artistes :
Gael García Bernal, Ângela Ramos, Amado Babon, Ronnie Lazaro
Genre : Drame
Titre original : Magalhaes
Nationalité : France, Portugal, Espagne
Langue de tournage : Portugais
Durée : 2h43
Année de production : 2025
Date de sortie (ou ressortie) en France : 31 décembre 2025
Distributeur : Nour Films
Numéro de Visa : 163887
Présentation
Magellan, navigateur portugais épris de liberté, se rebelle contre l'autorité du roi qui refuse de soutenir ses rêves d'exploration. Porté par une soif insatiable de découvrir les confins du monde, il convainc la couronne espagnole de financer une expédition audacieuse vers les terres mythiques de l'est. Mais le voyage se transforme en un périple éprouvant : la faim, les tempêtes et les mutineries mettent l'équipage à genoux. Lorsque Magellan atteint enfin les îles de l'archipel malais, l'explorateur idéaliste s'efface pour laisser place à un conquérant obsédé par la domination et la conversion, provoquant des soulèvements violents qui commencent à lui échapper…
Avec Magellan, Lav Diaz présente un film sur l'histoire philippine à travers la figure de l'explorateur. « Je trouve intéressant de défier les clichés établis. Notre plus grand problème aux Philippines, c’est la fabrication de mythes. On pourrait dire que cela a commencé avec la création de cette figure, Lapu-Lapu. Personne ne l’a jamais vu, il n’a vraisemblablement jamais existé. Aujourd’hui, cette mythologie nourrit les démagogues », raconte Lav Diaz.
Magellan : la distribution
Réalisation : Lav Diaz
Casting : Gael García Bernal (Fernão de Magalhães), Ângela Ramos (Beatriz Barbosa de Magalhães), Amado Babon (Enrique), Ronnie Lazaro (Raja Humabon), Hazel Orencio (Reyna Juana), Tomás Alves (Francisco Serrao), Bong Cabrera (Raja Kulambo), Baptiste Pintaux (Père Dela Reina), Valdemar Santos (Rui Faleiro), Rafael Morais (João Carvalho), Rafael Siguion-Reyna (Nuno), Sasa Cabalquinto (Babaylan), Dario Bernal (Duarte Barbosa), Ivo Arroja (Cristóvão)
Distribution technique : Lav Diaz (scénario), Ciril Barba (direction artistique), Miquel Barceló (direction artistique), Lav Diaz (direction artistique), Julien Hogert (direction artistique), Artur Tort (direction artistique)
Lav Diaz a écrit et réalisé Magellan. Précédemment, Lav Diaz a aussi réalisé Quand les vagues se retirent en 2022, Halte en 2019, La Saison du diable en 2018 et Berceuse pour un sombre mystère en 2016.
Parmi les actrices et acteurs principaux, on a pu voir au cinéma Gael García Bernal dans Another End (2024) et Cet été-là (2022).
Derniers avis sur le film : Magellan
Avis publié par Ioana (6 critiques) le 21 mars 2026
Magellan, c’est le genre de film qui te regarde droit dans les yeux et te dit : « Assieds-toi, respire, on va prendre le temps. »
Et le temps, chez Lav Diaz, ce n’est pas une variable technique : c’est une matière première, une foi, presque une provocation adressée à notre époque sous caféine.
Récit contemplatif de la quête aussi obstinée qu’irrationnelle de l’un des explorateurs les plus célèbres de l’Histoire, Magellan avance comme une marée lente mais inexorable.
Tout y est somptueux : la beauté sidérante des images, la rigueur quasi maniaque du cadre, et surtout ce sentiment écrasant que les drames ne sont pas là pour surprendre… mais pour s’abattre, inévitablement.
Nous sommes au XVIᵉ siècle.
Magellan, explorateur portugais recalé par son propre roi (rien de tel qu’un refus pour nourrir l’ego), va séduire la Couronne espagnole et se lancer dans sa grande traversée vers l’Orient.
Le film embrasse de larges pans de sa vie : Malacca, Séville, le mariage, les espoirs, puis l’expédition philippine, vouée à l’échec et scellée par la mort à Mactan.
Mais ne cherchez pas ici un biopic classique, avec progression psychologique bien balisée et musique qui souligne l’émotion : Lav Diaz n’en a strictement rien à faire.
Le Magellan que Diaz filme est progressivement démystifié, ramené à ce qu’il fut aussi : un agent de la violence coloniale, un homme rigidifié par la foi, la conquête et une certitude glaçante d’avoir raison.
Sa folie et son intransigeance sont incarnées avec une sobriété troublante par Gael García Bernal, très loin du romantisme fiévreux d’Amores Perros.
Ici, son regard est souvent vide, opaque, presque mort.
Un regard qui ne doute plus — et c’est peut-être ce qu’il y a de plus effrayant.
Le film ne s’intéresse ni à la psychologie, ni au spectacle.
Il préfère montrer la traversée du Pacifique comme une lente descente aux enfers bureaucratique et religieuse : condamnations, exécutions, famine, mutineries.
À un moment, Magellan fait condamner à mort deux hommes pour « unzucht » — l’horreur coloniale s’exerce aussi dans le détail, dans l’intime, dans le corps.
Entre ces scènes surgissent les lettres de Beatriz, épouse déjà fantomatique avant même le départ, qui hante le film comme un souvenir flou, une apparition tremblée dans les bras de Magellan.
C’est beau, triste.
Avis publié par Isabelle (893 critiques) le 16 janvier 2026
Une fiction historique sur l'aventurier Magellan et sa quête de nouveaux territoires. Le film recontextualise également la place de nombreux royaumes européens du XVIe siècle qui aspirent à coloniser de nombreux pays physiquement, mais aussi idéologiquement, en y imposant la religion chrétienne, ce qui n'est pas sans invoquer les luttes de pouvoir que nous connaissons actuellement.
Avis publié par Jd (2 critiques) le 10 janvier 2026
Très déçu. Je m'attendais à l'océan, les trois vaisseaux de l'expédition toutes voiles dehors, sa préparation qui a duré des semaines, les mutineries, la découverte de la Patagonie, du détroit. On est loin, très loin du Magellan de Zweig. En plus les effets spéciaux sont lamentables. Aucun souffle, aucune esthétique, aucun pathos.
Avis publié par Charlotte (1 critique) le 6 janvier 2026
Une sublime expérience immersive, contemplative et touchante. C'est une succession des plus belles compostions de cadres et de plans fixes magnifiques. (clin d'oeil aux belles influences de Serra...)
Avis publié par Remy (650 critiques) le 4 janvier 2026
Avec des plans-séquences absolument interminables, on en est à se demander si les responsables du montage du film n’ont pas fait grève…
C’est donc hyper long, hyper lent, il pleut du matin au soir, et du début à la fin du film. Et le pire presque : RIEN sur le détroit de MAGELLAN, ce si fameux passage que MAGELLAN a découvert au fin fond de l’Amérique du Sud et qui a permis à des milliers de navigateurs d’éviter le terrible et redoutable passage à proximité du Cap Horn…
Bref on s’ennuie grave, l’histoire est carrément remise en question et induit gravement en erreur. C’est la grosse déception.
Un film nul à éviter, vraiment.
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Navigateur au XVIe siècle, Ferdinand de Magellan décide de reprendre la mer, laissant sa femme Beatriz au port, pour un voyage qu'il sait devoir durer très longtemps.
7 avis sur Magellan
Avis publié par Ioana (6 critiques) le 21 mars 2026
Magellan, c’est le genre de film qui te regarde droit dans les yeux et te dit : « Assieds-toi, respire, on va prendre le temps. »
Et le temps, chez Lav Diaz, ce n’est pas une variable technique : c’est une matière première, une foi, presque une provocation adressée à notre époque sous caféine.
Récit contemplatif de la quête aussi obstinée qu’irrationnelle de l’un des explorateurs les plus célèbres de l’Histoire, Magellan avance comme une marée lente mais inexorable.
Tout y est somptueux : la beauté sidérante des images, la rigueur quasi maniaque du cadre, et surtout ce sentiment écrasant que les drames ne sont pas là pour surprendre… mais pour s’abattre, inévitablement.
Nous sommes au XVIᵉ siècle.
Magellan, explorateur portugais recalé par son propre roi (rien de tel qu’un refus pour nourrir l’ego), va séduire la Couronne espagnole et se lancer dans sa grande traversée vers l’Orient.
Le film embrasse de larges pans de sa vie : Malacca, Séville, le mariage, les espoirs, puis l’expédition philippine, vouée à l’échec et scellée par la mort à Mactan.
Mais ne cherchez pas ici un biopic classique, avec progression psychologique bien balisée et musique qui souligne l’émotion : Lav Diaz n’en a strictement rien à faire.
Le Magellan que Diaz filme est progressivement démystifié, ramené à ce qu’il fut aussi : un agent de la violence coloniale, un homme rigidifié par la foi, la conquête et une certitude glaçante d’avoir raison.
Sa folie et son intransigeance sont incarnées avec une sobriété troublante par Gael García Bernal, très loin du romantisme fiévreux d’Amores Perros.
Ici, son regard est souvent vide, opaque, presque mort.
Un regard qui ne doute plus — et c’est peut-être ce qu’il y a de plus effrayant.
Le film ne s’intéresse ni à la psychologie, ni au spectacle.
Il préfère montrer la traversée du Pacifique comme une lente descente aux enfers bureaucratique et religieuse : condamnations, exécutions, famine, mutineries.
À un moment, Magellan fait condamner à mort deux hommes pour « unzucht » — l’horreur coloniale s’exerce aussi dans le détail, dans l’intime, dans le corps.
Entre ces scènes surgissent les lettres de Beatriz, épouse déjà fantomatique avant même le départ, qui hante le film comme un souvenir flou, une apparition tremblée dans les bras de Magellan.
C’est beau, triste.
Avis publié par Isabelle (893 critiques) le 16 janvier 2026
Une fiction historique sur l'aventurier Magellan et sa quête de nouveaux territoires. Le film recontextualise également la place de nombreux royaumes européens du XVIe siècle qui aspirent à coloniser de nombreux pays physiquement, mais aussi idéologiquement, en y imposant la religion chrétienne, ce qui n'est pas sans invoquer les luttes de pouvoir que nous connaissons actuellement.
Avis publié par Jd (2 critiques) le 10 janvier 2026
Très déçu. Je m'attendais à l'océan, les trois vaisseaux de l'expédition toutes voiles dehors, sa préparation qui a duré des semaines, les mutineries, la découverte de la Patagonie, du détroit. On est loin, très loin du Magellan de Zweig. En plus les effets spéciaux sont lamentables. Aucun souffle, aucune esthétique, aucun pathos.
Avis publié par Charlotte (1 critique) le 6 janvier 2026
Une sublime expérience immersive, contemplative et touchante. C'est une succession des plus belles compostions de cadres et de plans fixes magnifiques. (clin d'oeil aux belles influences de Serra...)
Avis publié par Remy (650 critiques) le 4 janvier 2026
Avec des plans-séquences absolument interminables, on en est à se demander si les responsables du montage du film n’ont pas fait grève…
C’est donc hyper long, hyper lent, il pleut du matin au soir, et du début à la fin du film. Et le pire presque : RIEN sur le détroit de MAGELLAN, ce si fameux passage que MAGELLAN a découvert au fin fond de l’Amérique du Sud et qui a permis à des milliers de navigateurs d’éviter le terrible et redoutable passage à proximité du Cap Horn…
Bref on s’ennuie grave, l’histoire est carrément remise en question et induit gravement en erreur. C’est la grosse déception.
Un film nul à éviter, vraiment.
Avis publié par Charles (2 critiques) le 3 janvier 2026
Avec Magellan, Lav Diaz signe une œuvre monumentale, sans doute la plus grande de l’année. Film-fleuve d’une beauté saisissante, il déploie une exposition visuelle somptueuse où chaque plan semble pensé comme un acte de résistance au temps. À cette ampleur formelle s’ajoute un discours politique d’une force rare, lucide et implacable, qui interroge la conquête, le pouvoir et la violence de l’Histoire. Un film immense, exigeant et profondément marquant pour ceux qui ne se sont pas noyés dans le déluge des images numériques de l’époque.
Avis publié par Christian (1 critique) le 2 janvier 2026
Film épuisant par sa lenteur et ses arrêts sur image convenus. Un véritable chemin de croix qui dure une éternité.
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