La Fracture

De Catherine Corsini (2021)
Cinémas Comédie dramatique 1h38

Réalisateur : Catherine Corsini
Principaux artistes : Valeria Bruni-Tedeschi, Marina Foïs, Pio Marmaï, Jean-Louis Culloc'h
Genre : Comédie dramatique
Nationalité : France
Durée : 1h38
Année de réalisation : 2021
Date de sortie : 27 octobre 2021
Distributeur : Le Pacte

Présentation

Il a suffi d'un instant d'inattention, alors qu'elle se querelle encore avec sa compagne Julie, pour que Raf trébuche violemment et se retrouve immobilisée au sol, incapable de se relever. Les pompiers se chargent d'emmener les deux femmes aux urgences, où la sentence tombe : le coude est fracturé. L'attente commence pour ce couple au bord de l'implosion au sein d'un service totalement surchargé par les blessés touchés dans les violentes manifestations en cours dans la capitale. Au fur et à mesure des heures qui passent, Raf et Julie comprennent la futilité de leurs disputes devant le drame humain auquel elles assistent impuissantes.

Après avoir réalisé deux films historiques, La Belle Saison et Un amour impossible, Catherine Corsini revient sur un événement bien plus récent : la crise des gilets jaunes. « Je voulais faire un film résolument contemporain, qui prenne en compte ce qui se passe dans la société d’aujourd’hui, notamment ses fractures sociales. Je pensais beaucoup à la façon burlesque et en même temps profonde qu’a Nanni Moretti de se mettre en scène pour discuter de son engagement à l’écran. Je cherchais une situation au moment où le mouvement des Gilets jaunes a commencé », explique la réalisatrice.

Casting

Derniers avis

Avis publié par Maria Valeria le 8 janvier 2022

...la France a préféré envoyer Titane !
Avec Illusions perdues, de Xavier Giannoli, La Fracture est LE film pour comprendre et aimer la France d'aujourd'hui, malgré nos blessures. Un vrai film de combat servi par une mise en scène qui ne lâche jamais le spectateur seul. A voir absolument !

Avis publié par Cotten Sophie le 15 novembre 2021

Film très prenant tant par les histoires personnelles qui s'entremêlent que par les événements extérieurs qui font irruption dans ces urgences hospitalières, déjà près du point de rupture. Les acteurs sont excellents, particulièrement Valeria Bruni-Tedeschi et Pio Marmaï.

Avis publié par Garvey le 7 novembre 2021

Quand des liens improbables parviennent à s’écouter et se respecter. Des dialogues ciselés pour des interprètes en grande forme ! Souvent très drôle. Quant à l’univers infernal des urgences, nous le connaissons tous. D’où sans doute un petit ennui qui s’installe au fur et à mesure.

Avis publié par Isabelle le 31 octobre 2021

...qu il sait et aime le mieux faire pour une efficience maximale de la société au service de tous...
L' espoir de ce film réside néanmoins dans les liens inattendus qui se tissent, face à l adversité dans cette citadelle assiégée, entre usagers que tout oppose ( le gilet jaune conducteur de camion et la dessinatrice, les deux femmes en pleine crise conjugale), entre les usagers qui se montrent solidaires des professionnels qui essaient de faire du mieux qu ils peuvent ( lorsque l infirmière se fait agressée physiquement par un patient " psychiatrique" en déséquilibre de traitement, entre les policiers et les manifestants ( lorsqu'un des policiers facilite l' evacuation de Mio Marmai blessé qui veut reprendre son travail au mepris des avis medicaux) ... comme quoi il faut toujours espérer, que de la pire des crises puissent naitre le meilleur si les humains apprenaient ou réapprennaient à se montrer solidaires ....

Avis publié par Isabelle le 31 octobre 2021

Poignante mise a jour du quotidien de l'hôpital et de la misère humaine ambiance XXI siècle ... D' un côté, la maltraitance des "soignants" écartelés entre les exigences grandissantes de "patients-usagers" de plus en plus tyranniques voire violents, et des contraintes institutionnelles schizophréniques (généralisation de la "grande équipe" qui fait fi des équilibres professionnels - personnels des soignants, colmatage des plannings par des heures sup au volontariat, délabrement du secteur psychiatrique qui faute de place oblige l' "HP" à remettre à la rue des patients borderlines ....) qui, face à l'absentéisme de certains, font reposer sur la bonne volonté des mêmes la nécessité d'"assurer"au nom de la nécessité de continuité de service public au risque de les faire craquer à leur tour et d'émousser les motivations des plus aguerris... comment s'étonner que l'hôpital public, jadis service d'excellence, retrouve les aspects d' "hôpital charité", qu'il avait au XIXe, que l'infirmière doive, tour à tour, se transformer en assistante sociale ou en psychologue face à la détresse humaine, en logisticienne face au délabrement d'un hôpital laissé a l'abandon par les pouvoirs publics, en inquisitrice lorsqu'on lui demande de noter le nom des gilets jaunes... La recette n'est-t-elle pas de la recentrer sur son cœur de métier de "soignante" pour qu'elle retrouve la satisfaction du travail bien fait, moteur essentiel de la motivation professionnelle et levier puissant de fidélisation et de lutte contre le burn out et l'absentéisme des personnels...
Également à l'ordre du jour les violences auxquelles sont confrontés les gilets jaunes pour faire entendre la détresse sociale dans laquelle ils se débattent...
N'est-t-il pas temps de tirer la sonnette d'alarme pour limiter l'aboutissement rampant voire déjà enclenché d'un système sanitaire à deux vitesses, laissant à l'hôpital public l aspect "cour des miracles" et aux structures privées l'aspect high tech des médecines lucratives au profit de certains et non pas de tous, au risque de renier les fondements de la Sécurité Sociale ? N'est-t-il pas temps de recentrer l'hôpital lui aussi sur sa vocation sanitaire de traitement des cas les plus complexes par le renforcement opérationnel et non seulement affiché du partenariat ville hôpital, hôpital-structures médico-sociales pour que chacun soit recentré sur son domaine d expertise...

Paris 4
Luminor Hôtel de Ville
20 rue du Temple
Paris 4e
(dimanche 11h : ST-SME)
18:30
Paris 5,6
Théâtre du Lucernaire
53 rue Notre-Dame-des-Champs
Paris 6e
18:10
Studio Galande Béruchet
42 rue Galande
Paris 5e
16:00
Paris 10
Le Brady
39 boulevard de Strasbourg
Paris 10e
15:35
Le Louxor - Palais du cinéma
170 Boulevard Magenta
Paris 10e
(jeudi 17h10, samedi 17h30, mardi 17h15 : AD, vendredi 13h : AD. ST-SME)
17:15
Paris 18
Studio 28
10 rue Tholozé
Paris 18e
14:30
Banlieue 77
Le Cinq
5 rue Delambre
77400 Lagny-sur-Marne
11:00
Banlieue 78
Le Grenier à sel
1 rue de l'Abreuvoir
78190 Trappes
18:30
Banlieue 91
CinéPal'
18 avenue du 8 mai 1945.
91120 Palaiseau
18:00
Calypso
38 rue Victor-Basch
91170 Viry-Châtillon
20:45
Banlieue 92
Rex
364 avenue de la Division-Leclerc
92290 Châtenay-Malabry
(AD)
18:30
Banlieue 93
Georges-Méliès
12 place Jean-Jaurès
93100 Montreuil
(mardi 13h45 : AD, mardi 18h25 : AD. ST-SME)
13:45 18:25
Banlieue 94
Studio 66
66 rue Jean-Jaurès
94500 Champigny-sur-Marne
14:00
Banlieue 92
Théâtre Victor-Hugo
14 avenue Victor-Hugo
92220 Bagneux
15:00

6 avis sur La Fracture

Avis publié par Maria Valeria le 8 janvier 2022

...la France a préféré envoyer Titane !
Avec Illusions perdues, de Xavier Giannoli, La Fracture est LE film pour comprendre et aimer la France d'aujourd'hui, malgré nos blessures. Un vrai film de combat servi par une mise en scène qui ne lâche jamais le spectateur seul. A voir absolument !

Avis publié par Cotten Sophie le 15 novembre 2021

Film très prenant tant par les histoires personnelles qui s'entremêlent que par les événements extérieurs qui font irruption dans ces urgences hospitalières, déjà près du point de rupture. Les acteurs sont excellents, particulièrement Valeria Bruni-Tedeschi et Pio Marmaï.

Avis publié par Garvey le 7 novembre 2021

Quand des liens improbables parviennent à s’écouter et se respecter. Des dialogues ciselés pour des interprètes en grande forme ! Souvent très drôle. Quant à l’univers infernal des urgences, nous le connaissons tous. D’où sans doute un petit ennui qui s’installe au fur et à mesure.

Avis publié par Isabelle le 31 octobre 2021

...qu il sait et aime le mieux faire pour une efficience maximale de la société au service de tous...
L' espoir de ce film réside néanmoins dans les liens inattendus qui se tissent, face à l adversité dans cette citadelle assiégée, entre usagers que tout oppose ( le gilet jaune conducteur de camion et la dessinatrice, les deux femmes en pleine crise conjugale), entre les usagers qui se montrent solidaires des professionnels qui essaient de faire du mieux qu ils peuvent ( lorsque l infirmière se fait agressée physiquement par un patient " psychiatrique" en déséquilibre de traitement, entre les policiers et les manifestants ( lorsqu'un des policiers facilite l' evacuation de Mio Marmai blessé qui veut reprendre son travail au mepris des avis medicaux) ... comme quoi il faut toujours espérer, que de la pire des crises puissent naitre le meilleur si les humains apprenaient ou réapprennaient à se montrer solidaires ....

Avis publié par Isabelle le 31 octobre 2021

Poignante mise a jour du quotidien de l'hôpital et de la misère humaine ambiance XXI siècle ... D' un côté, la maltraitance des "soignants" écartelés entre les exigences grandissantes de "patients-usagers" de plus en plus tyranniques voire violents, et des contraintes institutionnelles schizophréniques (généralisation de la "grande équipe" qui fait fi des équilibres professionnels - personnels des soignants, colmatage des plannings par des heures sup au volontariat, délabrement du secteur psychiatrique qui faute de place oblige l' "HP" à remettre à la rue des patients borderlines ....) qui, face à l'absentéisme de certains, font reposer sur la bonne volonté des mêmes la nécessité d'"assurer"au nom de la nécessité de continuité de service public au risque de les faire craquer à leur tour et d'émousser les motivations des plus aguerris... comment s'étonner que l'hôpital public, jadis service d'excellence, retrouve les aspects d' "hôpital charité", qu'il avait au XIXe, que l'infirmière doive, tour à tour, se transformer en assistante sociale ou en psychologue face à la détresse humaine, en logisticienne face au délabrement d'un hôpital laissé a l'abandon par les pouvoirs publics, en inquisitrice lorsqu'on lui demande de noter le nom des gilets jaunes... La recette n'est-t-elle pas de la recentrer sur son cœur de métier de "soignante" pour qu'elle retrouve la satisfaction du travail bien fait, moteur essentiel de la motivation professionnelle et levier puissant de fidélisation et de lutte contre le burn out et l'absentéisme des personnels...
Également à l'ordre du jour les violences auxquelles sont confrontés les gilets jaunes pour faire entendre la détresse sociale dans laquelle ils se débattent...
N'est-t-il pas temps de tirer la sonnette d'alarme pour limiter l'aboutissement rampant voire déjà enclenché d'un système sanitaire à deux vitesses, laissant à l'hôpital public l aspect "cour des miracles" et aux structures privées l'aspect high tech des médecines lucratives au profit de certains et non pas de tous, au risque de renier les fondements de la Sécurité Sociale ? N'est-t-il pas temps de recentrer l'hôpital lui aussi sur sa vocation sanitaire de traitement des cas les plus complexes par le renforcement opérationnel et non seulement affiché du partenariat ville hôpital, hôpital-structures médico-sociales pour que chacun soit recentré sur son domaine d expertise...

Avis publié par sonia le 27 octobre 2021

Brillante immersion dans les passions françaises millésime 2018.

Comment se faire entendre lorsqu'on a l'habitude de ne pas écouter ?

L'impétueuse dessinatrice et le gilet jaune sont parfaitement symétriques : passionnées, intelligentes, légitimes, ielles n'hésitent pas à se mettre en danger et font parfois des trucs stupides et violents, n'écoutent rien ni personne et provoquent l'exaspération de toutes.

Autour du camionneur qui n'en fait qu'à sa tête et de l'amoureuse éplorée qu'on devine invivable, des personnages très riches mais démunis, aux vies empêchées; dans ce chaos existentiel, les soignantes, et l'hôpital public comme dernier rempart assiégé.

Avec ce grand film qui parle des petites gens (et touchera particulièrement les parisiennes assiégées chaque samedi pendant des mois), on assiste à la victoire par KO du care sur le sécuritaire... et du cinéma français.

Donner mon avis sur La Fracture

Quelle note donnez-vous à cet évènement ?

Newsletter

Chaque mercredi, le top des sorties culturelles à Paris !