Réalisation :
Andreï Zviaguintsev
Principaux artistes :
Dmitriy Mazurov, Iris Lebedeva, Boris Kudrin, Yuriy Zavalnyouk
Genre : Drame
Nationalité : Allemagne, France, Lettonie
Langue de tournage : Russe
Durée : 2h15
Année de production : 2026
Date de sortie (ou ressortie) en France : 14 octobre 2026
Distributeur : Les Films du Losange
Numéro de Visa : 167747
Présentation
Russie, 2022. Gleb, chef d'entreprise prospère, vit avec sa femme Galina et leur fils dans une ville de province. Il se retrouve confronté à des problèmes professionnels croissants, dans un monde de plus en plus instable. L'effondrement de cette vie soigneusement construite bascule rapidement dans la violence.
Chez Andreï Zviaguintsev, la famille est un terrain privilégié pour observer les comportements humains. Plutôt qu’une métaphore systématique de la société russe, elle constitue une cellule intime où les rôles sociaux laissent apparaître les failles des personnages, leurs choix et leurs contradictions. Cette approche se confronte au contexte politique de la Russie contemporaine, devenu incontournable dans son cinéma depuis Leviathan en 2014. Tourné en Lettonie, ce nouveau long-métrage recrée une ville de province russe fictive, Krasnoborsk : les quartiers soviétiques de Riga ont notamment permis au cinéaste de retrouver une architecture proche de celle des villes russes.
Minotaure : la distribution
Réalisation : Andreï Zviaguintsev
Casting : Dmitriy Mazurov (Gleb), Iris Lebedeva (Galina), Boris Kudrin (Seryozha), Yuriy Zavalnyouk (Anton), Varvara Shmykova (Natasha), Vladimir Friedman (Mayor), Elena Bogdanovich-Golubeva, Mihails Samodahovs (Nikolai), Anatoliy Belyy, Artur Smolyaninov, Kristina Zakharova, Stasya Tolstaya (Julia)
Distribution technique : Simon Liashenko (scénario), Evgueni Galperine (musique), Mikhail Krichman (direction artistique), Andreï Zviaguintsev (scénario), Sacha Galperine (musique), Claude Chabrol (scénario)
Avant Minotaure, Andreï Zviaguintsev a réalisé Faute d'amour en 2017, Léviathan en 2013, Elena en 2011 et Le Bannissement en 2007.
La musique a été composée par Evgueni Galperine, qui avait composé auparavant la bande son des films Truly Naked en 2026, Butterfly Jam en 2026, Julian en 2025 et Orphelin en 2025 et Sacha Galperine, qui avait composé auparavant la bande son des films Truly Naked en 2026, Butterfly Jam en 2026, Julian en 2025 et Orphelin en 2025.
Derniers avis sur le film : Minotaure
Avis publié par Bérengère (9 critiques) le 30 octobre 2026
Très bon film qui tient le spectateur de bout en bout, où l'intime rejoint l'Histoire dans ses corruptions.
À voir !
Avis publié par claude michaux (223 critiques) le 24 octobre 2026
Au départ il y a le film de Chabrol qui axe son film sur les infidélités de St-Audran. Ici nous avons les infidélités et la dimension politique et c’est là où nous nous heurtons au scénario et à des longueurs improbables. Finalement le résultat est plus qu’ambigu, dommage. Reste la mise en scène qui est langoureuse et parfois difficile à supporter (cf. la dernière scène, cf. les scènes du meurtre). Bref, de bonnes intentions pour un résultat mitigé !
Avis publié par Jean-François (122 critiques) le 21 octobre 2026
Le retour de Zviaguintsev, neuf ans après « Faute d'amour », valait l'attente. « Minotaure » est un thriller politique tourné en russe à Riga, adaptation libre de « La Femme infidèle » de Claude Chabrol transposée dans une Russie de province en 2022, en pleine invasion de l'Ukraine.
Chaque plan semble pensé, dense d'intentions. L'usage systématique des surfaces vitrées — vitres de voitures, baies, parois — qui séparent, reflètent et fragmentent les personnages est d'une cohérence remarquable. Le personnage principal, Gleb, devient un homme qui regarde son monde à travers des filtres, prisonnier d'un labyrinthe de verre qui fait écho au mythe du Minotaure (les 14 employés qu'il doit « sacrifier » au front rappelant les 14 adolescents athéniens livrés au monstre).
Le hors-champ, lui, est le vrai lieu de la guerre, jamais montrée, toujours agissante. Face à Dmitri Mazourov (Gleb), glaçant de maîtrise dans la retenue, Iris Lebedeva impose son personnage, Galina, épouse de Gleb, par ses silences, ses attitudes, son intériorité. C’est une véritable révélation en ce qui me concerne.
Le génie du film est de faire tenir ensemble trois registres, thriller, drame social, et parabole politique. La mécanique chabrolienne du couple adultère, l'étude sociale d'une bourgeoisie provinciale qui s'effrite, et l'allégorie de la Russie de Poutine — un chef qui se débarrasse de ses problèmes avec le plus grand détachement possible, qu'il s'agisse d'une infidélité ou de vies humaines. Gleb n'est pas seulement un mari : il est la figure d'un pouvoir qui sacrifie ses propres sujets. Le titre dit tout : le monstre est en chacun, et dans le système.
Avis publié par Isabelle (1031 critiques) le 18 octobre 2026
Le remake de « La Femme infidèle » de Claude Chabrol, sur fond de guerre russo-ukrainienne : deux milieux socioculturels antagonistes dans lesquels évoluent Galina, mère au foyer, et son mari Gleb, chef d'entreprise, et son amant photographe… Une réflexion sur l'adultère qui peut conduire à des actes extrêmes et à la nécessité pour les dirigeants d'entreprise de désigner, en ce moment, ceux de leurs collaborateurs à envoyer au combat, faisant de Gleb un meurtrier à deux égards…
Avis publié par Pitou (10 critiques) le 17 octobre 2026
Grand Prix du Festival de Cannes 2026, le film se déroule en Russie en 2022. Gleb, un quadragénaire « bien propre » sur lui, chef d’entreprise, soupçonne sa femme de le tromper. Fou de jalousie, il la fait suivre par le chef de la sécurité de sa société… Ce drame conjugal se déroule sur fond de guerre, qu’ici on appelle « l’Opération ». Personne n’en parle mais elle est présente partout, à travers des affiches de recrutement militaire, le signe Z sur des murs d’immeubles, des chars sur des fourgons, la réquisition forcée de soldats par les autorités, à laquelle Gleb accède sans état d’âme. Magnifiquement filmé et interprété, le film rend compte, en creux, de l’état de décadence morale du pays, gangrené par la lâcheté et la corruption. Glacial.
Dernier article en relation
Neuf ans après Faute d'amour, Prix du jury à Cannes en 2017, le réalisateur russe Andreï Zviaguintsev est de retour avec une relecture libre et contemporaine de La Femme infidèle de Claude Chabrol. Un coup de maître récompensé par le Grand Prix lors de la 79ᵉ édition du festival.
7 avis sur Minotaure
Avis publié par Bérengère (9 critiques) le 30 octobre 2026
Très bon film qui tient le spectateur de bout en bout, où l'intime rejoint l'Histoire dans ses corruptions.
À voir !
Avis publié par claude michaux (223 critiques) le 24 octobre 2026
Au départ il y a le film de Chabrol qui axe son film sur les infidélités de St-Audran. Ici nous avons les infidélités et la dimension politique et c’est là où nous nous heurtons au scénario et à des longueurs improbables. Finalement le résultat est plus qu’ambigu, dommage. Reste la mise en scène qui est langoureuse et parfois difficile à supporter (cf. la dernière scène, cf. les scènes du meurtre). Bref, de bonnes intentions pour un résultat mitigé !
Avis publié par Jean-François (122 critiques) le 21 octobre 2026
Le retour de Zviaguintsev, neuf ans après « Faute d'amour », valait l'attente. « Minotaure » est un thriller politique tourné en russe à Riga, adaptation libre de « La Femme infidèle » de Claude Chabrol transposée dans une Russie de province en 2022, en pleine invasion de l'Ukraine.
Chaque plan semble pensé, dense d'intentions. L'usage systématique des surfaces vitrées — vitres de voitures, baies, parois — qui séparent, reflètent et fragmentent les personnages est d'une cohérence remarquable. Le personnage principal, Gleb, devient un homme qui regarde son monde à travers des filtres, prisonnier d'un labyrinthe de verre qui fait écho au mythe du Minotaure (les 14 employés qu'il doit « sacrifier » au front rappelant les 14 adolescents athéniens livrés au monstre).
Le hors-champ, lui, est le vrai lieu de la guerre, jamais montrée, toujours agissante. Face à Dmitri Mazourov (Gleb), glaçant de maîtrise dans la retenue, Iris Lebedeva impose son personnage, Galina, épouse de Gleb, par ses silences, ses attitudes, son intériorité. C’est une véritable révélation en ce qui me concerne.
Le génie du film est de faire tenir ensemble trois registres, thriller, drame social, et parabole politique. La mécanique chabrolienne du couple adultère, l'étude sociale d'une bourgeoisie provinciale qui s'effrite, et l'allégorie de la Russie de Poutine — un chef qui se débarrasse de ses problèmes avec le plus grand détachement possible, qu'il s'agisse d'une infidélité ou de vies humaines. Gleb n'est pas seulement un mari : il est la figure d'un pouvoir qui sacrifie ses propres sujets. Le titre dit tout : le monstre est en chacun, et dans le système.
Avis publié par Isabelle (1031 critiques) le 18 octobre 2026
Le remake de « La Femme infidèle » de Claude Chabrol, sur fond de guerre russo-ukrainienne : deux milieux socioculturels antagonistes dans lesquels évoluent Galina, mère au foyer, et son mari Gleb, chef d'entreprise, et son amant photographe… Une réflexion sur l'adultère qui peut conduire à des actes extrêmes et à la nécessité pour les dirigeants d'entreprise de désigner, en ce moment, ceux de leurs collaborateurs à envoyer au combat, faisant de Gleb un meurtrier à deux égards…
Avis publié par Pitou (10 critiques) le 17 octobre 2026
Grand Prix du Festival de Cannes 2026, le film se déroule en Russie en 2022. Gleb, un quadragénaire « bien propre » sur lui, chef d’entreprise, soupçonne sa femme de le tromper. Fou de jalousie, il la fait suivre par le chef de la sécurité de sa société… Ce drame conjugal se déroule sur fond de guerre, qu’ici on appelle « l’Opération ». Personne n’en parle mais elle est présente partout, à travers des affiches de recrutement militaire, le signe Z sur des murs d’immeubles, des chars sur des fourgons, la réquisition forcée de soldats par les autorités, à laquelle Gleb accède sans état d’âme. Magnifiquement filmé et interprété, le film rend compte, en creux, de l’état de décadence morale du pays, gangrené par la lâcheté et la corruption. Glacial.
Avis publié par Clara F. (93 critiques) le 13 octobre 2026
Deux drames psychologiques entremêlés sur le thème de l'enfermement dans un monde régi par le matérialisme, la violence et la corruption. Les acteurs, tous excellents avec une mention particulière pour Iris Lebedeva, expriment bien l’écrasement de l'humanité des personnages sous la loi du plus fort qui n'est finalement que la loi du plus lâche. La forme maitrisée en huis clos et la lumière servent le propos. Petite déception de ne pas avoir retrouvé la beauté de l'image argentique de « Léviathan ».
Avis publié par Salles-cinema.com (645 critiques) le 29 septembre 2026
En Russie, un récit d'adultère avec en toile de fond la guerre contre l'Ukraine. Une œuvre glaciale magistralement mise en scène.
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