The Souvenir : Part 1

De Joanna Hogg (2019)
Cinémas Drame 1h59

Réalisation : Joanna Hogg
Principaux artistes : Honor Swinton-Byrne, Tom Burke, Tilda Swinton, Richard Ayoade
Genre : Drame
Titre original : The Souvenir
Nationalité : Etats-Unis, Royaume-Uni
Durée : 1h59
Année de réalisation : 2019
Date de sortie : 2 février 2022
Distributeur : Condor Distribution

Présentation

Au début des années 1980, Julie, une jeune étudiante en cinéma qui se cherche encore, rencontre Anthony, un dandy aussi charismatique que mystérieux. Sous le charme de cet homme plus âgé, elle se lance aveuglément dans ce qui s’avère être sa première véritable histoire d’amour. Malgré les mises en garde de son entourage, Julie s’enferme peu à peu dans une relation toxique, qui pourrait bien menacer son avenir.

Artiste singulière, connue pour son traitement de la famille et du couple dans une réalisation précise et picturale, Joanna Hogg présente une tragédie romantique en deux parties, The Souvenir, sortant en même temps. Si le récit n'est pas autobiographique, la réalisatrice britannique ne cache pas s'être inspiré de son propre vécu pour le récit initiatique de son héroïne. « Je me suis nourrie de mon propre parcours, que j'ai réinventé pour ainsi dire, car je voulais faire un vrai film de fiction », explique Joanna Hogg. 

Casting

Réalisation : Joanna Hogg

Distribution : Honor Swinton-Byrne (Julie), Tom Burke (Anthony), Tilda Swinton (Rosalind), Richard Ayoade (Patrick), Jaygann Ayeh (Marland), Jack McMullen (Jack), Hannah Ashby Ward (Tracy), Tosin Cole (Phil), Frankie Wilson (Frankie), Janet Etuk (Janet), Chyna Terrelonge-Vaughan (Ray), Alice McMillan (Elisa)

Casting technique : Joanna Hogg (Scénario)

The Souvenir : Part 1 : la critique

Retrouvez ici notre page dédiée et les séances de The Souvenir - Part II

Drame en deux temps

Elle s’est fait un nom avec ses premiers films, Unrelated et, surtout, Archipelago. On attendait donc avec impatience le retour de Joanna Hogg, qui signe cette fois un diptyque, The Souvenir...

Les deux longs métrages arrivent en même temps sur le grand écran, et c’est tant mieux. Car si chaque film existe bien l’un sans l’autre, ils constituent, ensemble, un très beau jeu de miroir, comme le laisse entendre, déjà, l’affiche. Un procédé que la réalisatrice, Joanna Hogg, déclinera au fil de cette plongée mélancolique dans les années 1980, de la première séquence du premier film à la dernière du second.

La cinéaste s’est inspirée de son vécu pour raconter l’histoire de Julie, étudiante en cinéma encore peu sûre d’elle qui tombe sous le charme du mystérieux Anthony. Le sort que connaîtra leur relation dans le premier épisode servira de point de départ au suivant. Sans que la mise en scène, elle, ne suive paresseusement le même chemin. Car ce qui étonne dans ce diptyque londonien, c’est la différence de traitement de chacun des scénarios, l’identité visuelle, les sentiments qu’ils inspirent. Quand le premier film multiplie les ellipses et préfère traiter en creux la relation amoureuse – à la manière d’un Woody Allen, par exemple -, préférant poser ses personnages face à face, côte à côte, le second, lui, confronte directement le corps de Julie au reste du monde : crûment lors d’une scène assez mémorable de cunnilingus, tendrement quand elle se réfugie dans le confort de la maison familiale, avec ses chiens.

Sans recourir à des procédés faciles, sans jamais abandonner son personnage principal, la réalisation est d’une élégance folle, quand le scénario, brillant, interroge la question du souvenir comme fantasme du passé, revécu mais retravaillé, tout en s’attachant à essayer de cerner les sentiments contradictoires qui animent Julie.

Un casting trois étoiles

Dans le rôle principal, l’Écossaise Honor Swinton-Byrne crève l’écran. Pour son premier vrai rôle au cinéma, la jeune actrice parvient à exprimer toutes les nuances d’un personnage plutôt timide qui passera par mille émotions pour s’émanciper. Le casting, trois étoiles, peut aussi compter sur le magnétique et charismatique Tom Burke (qui jouait Orson Welles dans le Mank de David Fincher) et la mère d’Honor Swinton Byrne, l’impeccable Tilda Swinton. Cette dernière interprète la mère de Julie et, pour l’anecdote, ce sont ses chiens, vus dans The Souvenir Part II, qui ont remporté la Palm Dog 2021.

Derniers avis

Avis publié par marie anne le 16 mars 2022

Le film le plus mystérieux, le plus bouleversant que j'ai vu depuis longtemps et puis découvrir une grande cinéaste est un émerveillement.

Avis publié par Maria Valeria le 19 février 2022

Passez l'avis précédent et surtout la comparaison entre Kelly Reichardt et Joanna Hogg, qui font un cinéma complètement différent. Quant à la lenteur, elle dépend du rythme de chacun. Les souvenirs ne sont pas "jugeables".

Avis publié par Didier le 17 février 2022

Bêtement attiré par quelques critiques flatteuses de poseurs blasés, je me suis imposé ce pensum prétentieux. Spoil : il ne se passe RIEN dans ce film. La metteuse en scène dissimule son manque de talent et d'inspiration derrière la lenteur et une mise en scène figée. Si vous voulez voir un film "lent" réussi, allez plutôt voir First Cow de Kelly Reichardt. Quant au Souvenir de Mme Hogg, je vous conseille de passer votre chemin.

Avis publié par Maria Valeria le 6 février 2022

Un film-fleuve qui se développe comme autant de collages impressionistes en mode journal intime mais sans jamais dire "je". Joanna Hogges nous plonge dans une œuvre totale qui est tout sauf prétentieuse. Oubliez le "sujet" et courez voir ce film, les deux parties le même jour, il vaut mieux.

Paris 5
Grand Action
5 rue des Écoles
Paris 5e
VO
16:00
Paris 10
L'Archipel
17 boulevard de Strasbourg
Paris 10e
VO
11:00

4 avis sur The Souvenir : Part 1

Avis publié par marie anne le 16 mars 2022

Le film le plus mystérieux, le plus bouleversant que j'ai vu depuis longtemps et puis découvrir une grande cinéaste est un émerveillement.

Avis publié par Maria Valeria le 19 février 2022

Passez l'avis précédent et surtout la comparaison entre Kelly Reichardt et Joanna Hogg, qui font un cinéma complètement différent. Quant à la lenteur, elle dépend du rythme de chacun. Les souvenirs ne sont pas "jugeables".

Avis publié par Didier le 17 février 2022

Bêtement attiré par quelques critiques flatteuses de poseurs blasés, je me suis imposé ce pensum prétentieux. Spoil : il ne se passe RIEN dans ce film. La metteuse en scène dissimule son manque de talent et d'inspiration derrière la lenteur et une mise en scène figée. Si vous voulez voir un film "lent" réussi, allez plutôt voir First Cow de Kelly Reichardt. Quant au Souvenir de Mme Hogg, je vous conseille de passer votre chemin.

Avis publié par Maria Valeria le 6 février 2022

Un film-fleuve qui se développe comme autant de collages impressionistes en mode journal intime mais sans jamais dire "je". Joanna Hogges nous plonge dans une œuvre totale qui est tout sauf prétentieuse. Oubliez le "sujet" et courez voir ce film, les deux parties le même jour, il vaut mieux.

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