Un triomphe

De Emmanuel Courcol (2020)
Cinémas Comédie dramatique 1h40

Réalisation : Emmanuel Courcol
Principaux artistes : Kad Merad, David Ayala, Lamine Cissokho, Sofian Khammes
Genre : Comédie dramatique
Nationalité : France
Durée : 1h40
Année de réalisation : 2020
Date de sortie : 1er septembre 2021
Distributeur : Memento Distribution

Présentation

Étienne, un comédien en manque de rôles et en fin de droits, anime un atelier de théâtre dans une prison. Impressionné par le potentiel des détenus, il décide de monter avec eux En attendant Godot de Samuel Beckett. Après des débuts mouvementés, les prisonniers réussissent à s'approprier la pièce. Commence alors une tournée triomphale qui rend chaque retour derrière les barreaux de plus en plus compliqué et pénible. Étienne, qui tient enfin l'occasion de se révéler, sait qu'il marche sur une corde raide et que tout peut s'écrouler.

Un triomphe se base sur une histoire vraie : en 1985, Jan Jönson, un comédien suédois, joue un monologue devant 75 détenus à la demande du directeur de la prison. Suite à cela, il est revenu durant un an dans cette prison afin d'y monter une troupe de théâtre et d'interpréter En attendant Godot de Samuel Beckett. Emmanuel Courcol, le réalisateur, a mis des années à trouver la bonne formule pour adapter cette aventure. « Il fallait tout réinventer, parce que le milieu carcéral suédois des années 1980 était très éloigné des prisons françaises d’aujourd’hui », explique t-il. Le réalisateur a également songé à changer la pièce, celle de Beckett lui semblant « un peu aride », pour au final garder celle de l'histoire originelle.
 

Casting

Un triomphe : la critique

S'évader par le théâtre

Pour son second film, Emmanuel Courcol s'inspire d'une histoire vraie. Celle d'une rencontre entre l'univers carcéral et le théâtre. Une comédie teintée d'espoir et galvanisée par son casting.

Comédien en manque de projets et de triomphes, Étienne (Kad Merad) accepte de reprendre un atelier théâtre en prison. Ne connaissant rien de ce monde, l'homme se heurte d'abord à des détenus tantôt réfractaires tantôt dissipés. Mais, peu à peu, ces derniers laissent entrevoir une appétence et un goût pour la comédie. Les débuts laborieux laissent alors place à une entente, puis une complicité. Emballé par cette troupe atypique, Étienne fantasme un projet fou : adapter En attendant Godot, dans un vrai théâtre, avec un vrai public.

Suivant de près la collision de ces deux mondes en miroir, les premières minutes d'Un triomphe fixent le cadre d'une histoire dont on pourrait craindre bon nombre d'écueils : une approche naïve du milieu carcéral, des personnages caricaturaux, un trop-plein de bons sentiments... Inspiré d'une histoire vraie – celle du metteur en scène Jan Jönson, qui avait adapté la pièce de Samuel Beckett avec des détenus, en Suède – le résultat s'affranchit pourtant des clichés et déjoue les pronostics pessimistes.

Les planches de la rédemption

Plus de quatre ans après son premier long-métrage Cessez-le-feu, Emmanuel Courcol s’appuie une nouvelle fois sur une distribution solide : Kad Merad, David Ayala, Pierre Lottin, Sofian Khammes... Chacun apporte un souffle authentique aux dialogues et fait preuve d'une rassurante crédibilité. Et de leur collaboration se dégage une énergie communicative. Leurs personnages ne se contentent pas de monter sur les planches. Ils les brûlent. Peut-être parce qu'au fond, En attendant Godot colle si bien à leur passé, leur solitude, leurs tourments...

Sans éluder les parts d'ombre ni la réalité de l'enfermement, le film s'emploie davantage à traduire cette ascension salvatrice, imprégnée d'espoir pour certains, de rédemption pour d'autres. Mais la mise en scène se faisant souvent discrète, la seconde partie du film ne trouve pas toujours son équilibre. Le récit navigue entre raccourcis et digressions. On s'égare quelques fois, avant d'être rattrapé au vol par la bienveillance du projet. Quant à la conclusion, elle est à l'image de l'ensemble : risquée, néanmoins suffisamment juste pour ne jamais trahir les personnages et leur essence.

Derniers avis

Avis publié par Isabelle le 12 septembre 2021

Un acteur réussit à mobiliser, contre toute attente grâce au soutien de la directrice de prison, ancienne avocate, et malgré les réticences de la juge des détenus pour monter une pièce de théâtre qui, grâce a son succès, finit par passer les murs de la prison pour être jouée au théâtre de l'Odeon...
Une chute inattendue, douce-amère a mi chemin entre une ode a la liberté et la mise en évidence que l'unité de groupe n'était qu'un faux semblant.
Excellente interprétation de Kad Merad.

Avis publié par Jérôme le 5 septembre 2021

Surprenant. Le triomphe n'est pas où on l'attend. Emouvant, drôle et stressant.. Marina Hands est toujours aussi exceptionnelle.

Avis publié par Laure le 31 août 2021

Hilarant, avec un groupe d’acteurs magnifiques.

3 avis sur Un triomphe

Avis publié par Isabelle le 12 septembre 2021

Un acteur réussit à mobiliser, contre toute attente grâce au soutien de la directrice de prison, ancienne avocate, et malgré les réticences de la juge des détenus pour monter une pièce de théâtre qui, grâce a son succès, finit par passer les murs de la prison pour être jouée au théâtre de l'Odeon...
Une chute inattendue, douce-amère a mi chemin entre une ode a la liberté et la mise en évidence que l'unité de groupe n'était qu'un faux semblant.
Excellente interprétation de Kad Merad.

Avis publié par Jérôme le 5 septembre 2021

Surprenant. Le triomphe n'est pas où on l'attend. Emouvant, drôle et stressant.. Marina Hands est toujours aussi exceptionnelle.

Avis publié par Laure le 31 août 2021

Hilarant, avec un groupe d’acteurs magnifiques.

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