De Clémence Coullon, mise en scène Clémence Coullon. Avec Clémence Coullon, Tom Menanteau, Guillaume Morel, Myriam Fichter.
Genres :
Théâtre contemporain, Société, Conte
Lieu : Théâtre de la Tempête - Cartoucherie (Salle Copi), Paris 12e
Date de début : 5 février 2026
Date de fin : 22 février 2026
Durée : 1h30
Commentaire : (dès 14 ans)
Présentation
Est-il encore possible de raconter des histoires ? Pour lever le doute, la conteuse des conteuses s’avance sur scène et se lance. Il était une fois un roi et une reine vraiment très méchants, et un bouffon persécuté. Enfermés malgré eux dans un palais, ils doivent cohabiter. Trois clowns grotesques et cruels, aux corps tordus et dégingandés, tout droit sortis de chez Beckett, Kantor ou même Tarantino. Pathétiquement drôles, ces trois antihéros névrosés se disputent le pouvoir et ça déborde de toutes parts.
Clémence Coullon joue malicieusement avec les codes du conte, tout autant qu’avec ceux du drame, mettant en scène un trio de figures sarcastiques, qui explore les rouages de la violence et de son renversement. Farce cruelle et stylisée, la pièce suit l’enfermement de trois personnages, forcés à l’isolement dans un triste royaume. Les conséquences fâcheuses de ce huis clos ne tarderont pas à se faire sentir… Spectacle finaliste du Prix T13, festival de jeunes metteur·euse·s en scène.
Le spectacle Le Roi, la Reine et le Bouffon est référencé dans notre rubrique Pièces de théâtre.
Le Roi, la Reine et le Bouffon : à propos
Note d'intention : J’ai débuté l’écriture par de nombreuses cartes blanches où l’écriture était très imprégnée par le travail de Brecht, Kantor ou Beckett. Assez vite, je me suis intéressée aux situations absurdes, à la déstructuration du langage, par l’utilisation du burlesque et du clown, cherchant à démystifier l’indémystifiable par la destitution des grandes figures et des récits qui les sous-tendent. Si je crois profondément dans le pouvoir du théâtre et de l’écriture, c’est dans leur capacité à remettre en jeu les fondations symboliques de notre culture. Voilà pourquoi je m’attache à des figures cardinales de nos imaginaires comme de nos répertoires : Hamlet(te) a été le début de cette quête. Hamlet, pièce la plus jouée au monde, se jouait dans ma variation jusqu’à l’acte III, où Ophélie, après une entrevue avec Hamlet, le tuait accidentellement. Hamlet, mort trop tôt, la pièce la plus emblématique du théâtre s’effondre : comment continuer Hamlet sans Hamlet ? C’est Ophélie qui devient le nouvel Hamlet, rebattant les cartes de ce qui était distribué. C’est en 2020, lors de l’annonce du confinement, que l’écriture de Le Roi, la Reine et le Bouffon débuta. Confinée et fatiguée de ces jours qui n’en finissent pas, j’attends avec hâte de pouvoir sortir. C’est alors que tombe la nouvelle : quatre semaines supplémentaires nous sont imposées par le gouvernement. Et comme une échappée, une nécessité, le soir même, les premières lignes de ce conte se dessinèrent : un roi, une reine et un bouffon, confinés depuis trois mois dans leur royaume, apprennent à cohabiter ensemble avec la pesanteur du rien et du silence. Le roi ne trouvant plus de sens à sa vie, décide de monter à la plus haute tour du royaume et de s’y jeter. La reine et le bouffon usent alors de stratagèmes pour l’en dissuader. Ne pas chercher à enfermer l’histoire dans son époque, dans l’actualité du confinement et ses réalités sociales, mais jouer de biais, prendre à rebours le présent pour le faire résonner autrement, pour plonger dans les effets de l’enfermement, de la désillusion et de la dépression avec le plaisir amusé et jouissif qu’offre la distance de la fable. Un pari derrière celui-ci, ou du moins une question : comment dénaturaliser la violence et parvenir à la rendre soutenable pour le public sans pour autant l’excuser, la justifier ou la banaliser ? C’est ainsi que sont nés le Roi, la Reine et le Bouffon, clowns grossiers, absurdes et méchants sortis tout droit de chez Beckett ou de Kantor pour commencer l’exploration. La première partie tourne autour de la tentative de suicide du roi. De son épuisement physique et mental. Celui-ci n’a plus la force de vivre et décide de se jeter du haut d’un échafaudage trouvé dans son château. La Reine souhaitant, elle, conserver le pouvoir, s’acharne à le maintenir en vie, moins par empathie que par désir de régner. Le début de la pièce fait ainsi la démonstration des violences qui s’exercent au sein des familles comme au sein des couples, en contexte contraint. Et des relations oppressives qui relient les puissants à celles et ceux qui les servent. Dans la deuxième partie, les rapports de pouvoir s’inverseront.
Derniers avis sur le spectacle : Le Roi, la Reine et le Bouffon
Principaux artistes liés à l'événement
Clémence Coullon est à l'affiche de Fake (interprétation - La Ferme du Buisson) en 2025, FURIE (La Flèche) en 2023 ou encore Amour et piano (Théâtre de la Vieille Grille) en 2018.
Tom Menanteau est à l'affiche de Némésis (interprétation - Odéon - Ateliers Berthier) en 2023 ou encore L'Aventure invisible (Théâtre de Gennevilliers (T2G)) en 2022.
Guillaume Morel est à l'affiche de Le Conte d'hiver (mise en scène - TGP - Théâtre Gérard Philipe) en 2025.
Myriam Fichter est à l'affiche de Un conte d'automne (interprétation - Théâtre de la Ville - Sarah Bernhardt) en 2024.
Informations billetterie
Réservez vos places à partir de 11 € / jusqu'à 26 € (prix tous frais inclus).
Coordonnées du lieu
Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Adresse : Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris 12eTransports
Plan d'accès
Route du Champ de Manœuvre
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