De et mise en scène Léonora Miano. Avec Ayouba Ali, Astrid Bayiha, Alvie Bitemo, Cyril Gueï, Kader Lassina Touré, Ysanis Padonou, Léleng Prézi, Stéphane Soo Mongo.
Genres :
Théâtre contemporain, Drame, Politique
Lieu : La Colline – Théâtre national (Grand Théâtre), Paris 20e
Date de début : 18 septembre 2026
Date de fin : 11 octobre 2026
Durée : 2h40
Programmation : Dates et horaires : cet évènement est désormais terminé
Présentation
À travers ces figures, allégories de l’Afrique et de la France, Léonora Miano interroge la domination, celle universelle des sexes comme celle des empires, héritée du colonialisme. À l’heure où les identitarismes se font face et la fraternité semble inatteignable, elle fait entendre une réalité plus complexe et profonde. Avec cette première mise en scène, qui emprunte parfois au cabaret et invente les esthétiques africaines du futur, Léonora Miano brise les silences et ouvre la possibilité d’une issue apaisée et émancipatrice pour tous.
Le spectacle Redemption Song est référencé dans notre rubrique Pièces de théâtre.
Derniers avis sur le spectacle : Redemption Song
Avis publié par julie (1 critique) le 19 octobre 2026
Je ressors de ce spectacle avec un profond sentiment de déception, et surtout celui d’un immense potentiel inexploité.
Il faut commencer par saluer ce qui mérite de l’être : la scénographie est remarquable, le travail de lumière particulièrement réussi, et les costumes comme les coiffures des comédiens sont absolument époustouflants. Visuellement, le spectacle possède une véritable force. Mais c’est malheureusement là que s’arrête, selon moi, sa réussite.
En tant qu’étudiante en école de design, on nous apprend, dans chacun de nos projets, à donner du sens à nos choix esthétiques. Une belle réalisation visuelle ne suffit pas : elle doit servir un propos, soutenir une intention et enrichir l’expérience du spectateur. Or, ce spectacle me semble précisément aller à l’encontre de ce principe fondamental. L’esthétique prend tellement de place qu’elle finit par masquer la faiblesse du fond. On contemple une forme spectaculaire, mais on peine à y trouver la profondeur que le sujet mérite.
Et c’est bien là le plus regrettable. Redemption Song aborde des thématiques qui méritent une véritable exigence intellectuelle, artistique et humaine. Pourtant, le traitement proposé m’a semblé étonnamment superficiel. Un sujet d’une telle portée nécessiterait davantage de temps, de réflexion et surtout de travail humain pour être abordé avec la justesse qu’il exige.
L’utilisation de l’intelligence artificielle me paraît également discutable, voire totalement superflue. Le fait que l’histoire se déroule dans le futur ne justifie pas, à lui seul, son utilisation. De nombreuses œuvres, théâtrales ou non, sont parvenues à construire des univers futuristes parfaitement crédibles sans y avoir recours. Encore une fois, la question n’est pas de savoir ce que la technologie permet de produire, mais ce qu’elle apporte réellement au propos. Ici, je peine à en comprendre la nécessité artistique.
Le jeu des comédiens constitue une autre déception importante. J’ai relevé de nombreux gestes parasites, des mouvements qui ne semblent pas toujours maîtrisés ni justifiés par les intentions de jeu, ainsi que certaines hésitations ou erreurs dans les textes. Plusieurs interprétations m’ont également paru manquer de conviction et de précision. Un véritable travail de discipline scénique, de direction d’acteurs et d’exigence dans l’interprétation me semble indispensable.
Avis publié par François (154 critiques) le 1er octobre 2026
LONG ET PARFOIS OBSCUR
Le premier degré est sans grand intérêt. Le second contient le message politique mais manque de clarté. D’une part, il n’est pas toujours aisé de faire le lien entre la pièce et tel ou tel événement de l’histoire de l’Afrique si on ne connait pas celle-ci parfaitement ; d’autre part, le message sur une réconciliation affective entre Europe et Afrique n’est pas vraiment étayé.
Heureusement, le spectacle dure moins qu’annoncé, mais la première heure semble très longue. Pas facile de passer son temps à essayer de trouver le message caché derrière chaque phrase ou chaque action. Un peu frustrant d’aller voir une pièce qui nécessite pour être comprise qu’on maitrise déjà suffisamment le sujet pour ne pas avoir besoin d’aller la voir.
Avis publié par Isabelle Auricoste (2 critiques) le 25 septembre 2026
Spectacle très original, qui sort de l'ordinaire, peut déconcerter au départ mais embarque dans la quête mythologique du dépassement des dominations Afrique-Occident et hommes-femmes. Il faut se laisser faire comme un enfant qui écoute une histoire le soir... Beaucoup d'humour, une grande beauté de la scénographie, de la puissance jamais sinistre. Certains passages de présentation, de commentaires sont un peu longs, mais ce n'est pas très grave. C'est la première mise en scène d'un grand écrivain, et c'est à suivre, à saluer. Les comédiennes et comédiens sont excellents.
Principaux artistes liés à l'événement
Cyril Gueï est à l'affiche de Marie Stuart (interprétation - TGP - Théâtre Gérard Philipe) en 2026, Oncle Vania (interprétation - Points communs - Théâtre des Louvrais) en 2024 ou encore Médée (Grande Halle de la Villette) en 2022.
Au cinéma, Cyril Gueï a joué dans Compostelle en 2026, Rendez-vous avec Pol Pot en 2024 ou encore Zénithal en 2024.
Astrid Bayiha est à l'affiche de La guerre n'a pas un visage de femme (interprétation - Espace Michel-Simon) en 2027, Welfare (interprétation - TGP - Théâtre Gérard Philipe) en 2025 ou encore Juste la fin du monde (interprétation - Théâtre de l'Atelier) en 2025.
Stéphane Soo Mongo est à l'affiche de Des léopards (interprétation - Théâtre du Gouvernail) en 2024, Dans le meilleur des mondes (interprétation - Théâtre de la Reine Blanche) en 2023 ou encore Dialaw Project (interprétation - Théâtre de la Ville – Les Abbesses) en 2023.
Au cinéma, Stéphane Soo Mongo a joué dans Barbaque en 2021, L'Effet aquatique en 2016 ou encore Pim-Pim Tché : toast de vie en 2011.
Alvie Bitemo est à l'affiche de Des châteaux qui brûlent (interprétation - Théâtre de la Tempête) en 2023, Fuir le fléau (interprétation - L'Azimut - Théâtre La Piscine) en 2022 ou encore My Body is a Cage (interprétation - Théâtre de la Tempête) en 2021.
Au cinéma, Alvie Bitemo a interprété la femme de Norbert dans Max & Lenny en 2015.
Léonora Miano est à l'affiche de Ce qu'il faut dire (texte - Théâtre de la Reine Blanche) en 2024, La Foufoune, not so in love ces jours-ci (texte, interprétation - MC 93) en 2023 ou encore Et que mon règne arrive (texte - MC 93) en 2023.
Coordonnées du lieu
La Colline – Théâtre national
Adresse : 15 rue Malte-Brun 75020 Paris 20eRéservation : 01.44.62.52.52
Site web : www.colline.fr
Transports
Bus : Gambetta - Mairie du 20e (60 / 61 / 64 / 69 / 102 / CHARONNE), Hôpital Tenon (102 / CHARONNE / N16 / N34), Villiers de l'Isle-Adam (26), Gambetta - Japon (60 / 69 / 102), Gambetta - Pyrénées (26 / 64), Gambetta (61 / 69 / 123 / 241 / N16 / N34), Gambetta - Cher (CHARONNE)
Plan d'accès
15 rue Malte-Brun
3 avis sur Redemption Song
Avis publié par julie (1 critique) le 19 octobre 2026
Je ressors de ce spectacle avec un profond sentiment de déception, et surtout celui d’un immense potentiel inexploité.
Il faut commencer par saluer ce qui mérite de l’être : la scénographie est remarquable, le travail de lumière particulièrement réussi, et les costumes comme les coiffures des comédiens sont absolument époustouflants. Visuellement, le spectacle possède une véritable force. Mais c’est malheureusement là que s’arrête, selon moi, sa réussite.
En tant qu’étudiante en école de design, on nous apprend, dans chacun de nos projets, à donner du sens à nos choix esthétiques. Une belle réalisation visuelle ne suffit pas : elle doit servir un propos, soutenir une intention et enrichir l’expérience du spectateur. Or, ce spectacle me semble précisément aller à l’encontre de ce principe fondamental. L’esthétique prend tellement de place qu’elle finit par masquer la faiblesse du fond. On contemple une forme spectaculaire, mais on peine à y trouver la profondeur que le sujet mérite.
Et c’est bien là le plus regrettable. Redemption Song aborde des thématiques qui méritent une véritable exigence intellectuelle, artistique et humaine. Pourtant, le traitement proposé m’a semblé étonnamment superficiel. Un sujet d’une telle portée nécessiterait davantage de temps, de réflexion et surtout de travail humain pour être abordé avec la justesse qu’il exige.
L’utilisation de l’intelligence artificielle me paraît également discutable, voire totalement superflue. Le fait que l’histoire se déroule dans le futur ne justifie pas, à lui seul, son utilisation. De nombreuses œuvres, théâtrales ou non, sont parvenues à construire des univers futuristes parfaitement crédibles sans y avoir recours. Encore une fois, la question n’est pas de savoir ce que la technologie permet de produire, mais ce qu’elle apporte réellement au propos. Ici, je peine à en comprendre la nécessité artistique.
Le jeu des comédiens constitue une autre déception importante. J’ai relevé de nombreux gestes parasites, des mouvements qui ne semblent pas toujours maîtrisés ni justifiés par les intentions de jeu, ainsi que certaines hésitations ou erreurs dans les textes. Plusieurs interprétations m’ont également paru manquer de conviction et de précision. Un véritable travail de discipline scénique, de direction d’acteurs et d’exigence dans l’interprétation me semble indispensable.
Avis publié par François (154 critiques) le 1er octobre 2026
LONG ET PARFOIS OBSCUR
Le premier degré est sans grand intérêt. Le second contient le message politique mais manque de clarté. D’une part, il n’est pas toujours aisé de faire le lien entre la pièce et tel ou tel événement de l’histoire de l’Afrique si on ne connait pas celle-ci parfaitement ; d’autre part, le message sur une réconciliation affective entre Europe et Afrique n’est pas vraiment étayé.
Heureusement, le spectacle dure moins qu’annoncé, mais la première heure semble très longue. Pas facile de passer son temps à essayer de trouver le message caché derrière chaque phrase ou chaque action. Un peu frustrant d’aller voir une pièce qui nécessite pour être comprise qu’on maitrise déjà suffisamment le sujet pour ne pas avoir besoin d’aller la voir.
Avis publié par Isabelle Auricoste (2 critiques) le 25 septembre 2026
Spectacle très original, qui sort de l'ordinaire, peut déconcerter au départ mais embarque dans la quête mythologique du dépassement des dominations Afrique-Occident et hommes-femmes. Il faut se laisser faire comme un enfant qui écoute une histoire le soir... Beaucoup d'humour, une grande beauté de la scénographie, de la puissance jamais sinistre. Certains passages de présentation, de commentaires sont un peu longs, mais ce n'est pas très grave. C'est la première mise en scène d'un grand écrivain, et c'est à suivre, à saluer. Les comédiennes et comédiens sont excellents.
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