De William Shakespeare, composé par Michael Vaisburd, mise en scène Itay Tiran, chorégraphie Renana Raz. Avec Dori Parnes, Evgenia Dodina, Doron Tavori, Israël Sasha Demidov, Gilad Kletter, Michal Weinberg, Lena Fraifeld, Alexandre Senderovich, Paulo E. Moura, Eli Menashe, Noam Tal, Shir Sayag, Shlomi Bertonov, Maxim Rosenberg.
Genres :
Théâtre contemporain, Historique, Politique
Lieu : Les Gémeaux, Sceaux
Date de début : 14 mars 2026
Date de fin : 26 mars 2026
Durée : 2h50 avec entracte
Programmation : Dates et horaires : cet évènement est désormais terminé
Présentation
Portée par l’énergie symphonique de chants contestataires israéliens, cette adaptation de Richard III mêle humour cinglant et tragique magnifié. Itay Tiran signe ici une épopée théâtrale, tout en livrant une critique sans concession de l’actualité politique du pays qu'il a quitté il y a plus de 10 ans.
Le spectacle Richard III est référencé dans notre rubrique Pièces de théâtre.
Derniers avis sur le spectacle : Richard III
Avis publié par Thierry (1 critique) le 25 mars 2026
Richard III, de Shakespeare
« Il faut que tu viennes voir la pièce Richard III, de Shakespeare, mise en scène par une troupe israélienne au théâtre Les Gémeaux à Sceaux, il paraît que c’est génial ! », m’a dit mon épouse.
J’avoue que ma réaction, à la perspective d’aller voir une pièce de théâtre présentée par une troupe israélienne dans un théâtre de banlieue, à un moment de forte tension entre populations juive et musulmane, n’a pas suscité mon enthousiasme. Il fut moins grand encore lorsque je découvris ensuite que la pièce serait présentée en hébreu ! Je tentai en vain de lui expliquer que ce qui faisait l’intérêt du théâtre de Shakespeare était la beauté poétique des dialogues et que je me demandais ce qu’il allait en rester dans une langue que je ne comprenais pas, avec une traduction en sous-titres. Je réponds d’abord « non », puis, intrigué par ce qu’il pourrait en ressortir, je dis finalement « oui ».
J’avais imaginé que, pour compenser le handicap linguistique, nous allions au moins avoir, dans cette pièce qui, paraît-il, connaissait un grand succès, une mise en scène riche et spectaculaire qui vaudrait le déplacement. De nada ! Rien ! Une mise en scène dépouillée, en costumes noirs contemporains, austère, sans aucune décoration, qu’un crucifix qui tombe du mur au milieu d’une scène, quelques chaises de bureau dont une prétend ensuite devenir le trône du monarque sanguinaire, un cheval de bois à bascule pour signifier la fameuse bataille, avec quelques soldats de bois sortis d’une boîte de jeux pour enfants. Le texte lui-même de la pièce a été amputé de plusieurs passages, avec la sauvagerie de Richard III.
Et pourtant, j’ai passé une très bonne soirée, car le jeu des acteurs était impressionnant de vraisemblance, de richesse d’expression et de désespoir humain. Le metteur en scène, Itay Tiran (ça ne s’invente pas)… a su très bien faire vivre ce prince sanguinaire, avide de pouvoir, dénué de scrupules jusqu’au comique, audacieux au-delà de toute vraisemblance pour le conquérir.
Tout son entourage est emporté dans le maelström de sa frénésie destructrice, jusqu’à lui, y compris, nous laissant face à cette grande vérité : les États ne connaissent pas de loi qui les contraigne dans les conflits qui les opposent. Seule la force primaire, celle qui régit les rapports entre tous les êtres vivants sur cette planète depuis l’aube des temps, est applicable.
Avis publié par François (109 critiques) le 22 mars 2026
UNE BELLE FARCE TRAGIQUE
Je n’ai guère retrouvé la mise en scène politique annoncée ici et là. J’y ai retrouvé Shakespeare, avec quelques références modernes.
La pièce se joue en costumes de ville d’aujourd’hui, peu différenciés les uns des autres, ce qui n’aide pas, notamment au début de la pièce, à identifier les différents personnages.
Pour une fois, Shakespeare a fait le choix d’une unité d’action. La mécanique mortifère de Richard III s’accélère au fil des actes et Itay Tiran nous offre une belle farce tragique. C’est un spectacle de belle facture, qui ne fait toutefois pas oublier l’excellente version de Thomas Ostermeier avec l’incomparable Lars Eidinger.
Principaux artistes liés à l'événement
Evgenia Dodina : au cinéma, Evgenia Dodina a interprété Riva Hillesum dans Etty, partie 1 en 2025, Etty, partie 2 en 2025 ou encore Vierges en 2018.
Itay Tiran : au cinéma, Itay Tiran a interprété le narrateur dans Freud, l'outsider en 2025, Les Vivants en 2013 ou encore Cours sans te retourner en 2013.
Doron Tavory est à l'affiche de Anna Karénine (Les Gémeaux) en 2024.
Au cinéma, Doron Tavory a interprété Israel Navon dans Les Citronniers en 2007.
Eli Menashe : au cinéma, Eli Menashe a interprété Miro dans Sharqiya en 2012.
Renana Raz : au cinéma, Renana Raz a interprété Esther Mendelman dans Le Cœur a ses raisons en 2012.
Coordonnées du lieu
Les Gémeaux
Adresse : 49 avenue Georges Clemenceau 92330 SceauxRéservation : 01.46.61.36.67
Site web : www.lesgemeaux.com
Transports
Bus : Les Bas Coquarts (7 / 188 / 388 / 391), Les Blagis (390 / 394 / FONT), Les Blagis (188 / 390 / 391 / 394), Clémenceau (188 / 390 / 391), Les Blagis - Gabriel Péri (188), Les Musiciens - Gémeaux (6)
Plan d'accès
49 avenue Georges Clemenceau
2 avis sur Richard III
Avis publié par Thierry (1 critique) le 25 mars 2026
Richard III, de Shakespeare
« Il faut que tu viennes voir la pièce Richard III, de Shakespeare, mise en scène par une troupe israélienne au théâtre Les Gémeaux à Sceaux, il paraît que c’est génial ! », m’a dit mon épouse.
J’avoue que ma réaction, à la perspective d’aller voir une pièce de théâtre présentée par une troupe israélienne dans un théâtre de banlieue, à un moment de forte tension entre populations juive et musulmane, n’a pas suscité mon enthousiasme. Il fut moins grand encore lorsque je découvris ensuite que la pièce serait présentée en hébreu ! Je tentai en vain de lui expliquer que ce qui faisait l’intérêt du théâtre de Shakespeare était la beauté poétique des dialogues et que je me demandais ce qu’il allait en rester dans une langue que je ne comprenais pas, avec une traduction en sous-titres. Je réponds d’abord « non », puis, intrigué par ce qu’il pourrait en ressortir, je dis finalement « oui ».
J’avais imaginé que, pour compenser le handicap linguistique, nous allions au moins avoir, dans cette pièce qui, paraît-il, connaissait un grand succès, une mise en scène riche et spectaculaire qui vaudrait le déplacement. De nada ! Rien ! Une mise en scène dépouillée, en costumes noirs contemporains, austère, sans aucune décoration, qu’un crucifix qui tombe du mur au milieu d’une scène, quelques chaises de bureau dont une prétend ensuite devenir le trône du monarque sanguinaire, un cheval de bois à bascule pour signifier la fameuse bataille, avec quelques soldats de bois sortis d’une boîte de jeux pour enfants. Le texte lui-même de la pièce a été amputé de plusieurs passages, avec la sauvagerie de Richard III.
Et pourtant, j’ai passé une très bonne soirée, car le jeu des acteurs était impressionnant de vraisemblance, de richesse d’expression et de désespoir humain. Le metteur en scène, Itay Tiran (ça ne s’invente pas)… a su très bien faire vivre ce prince sanguinaire, avide de pouvoir, dénué de scrupules jusqu’au comique, audacieux au-delà de toute vraisemblance pour le conquérir.
Tout son entourage est emporté dans le maelström de sa frénésie destructrice, jusqu’à lui, y compris, nous laissant face à cette grande vérité : les États ne connaissent pas de loi qui les contraigne dans les conflits qui les opposent. Seule la force primaire, celle qui régit les rapports entre tous les êtres vivants sur cette planète depuis l’aube des temps, est applicable.
Avis publié par François (109 critiques) le 22 mars 2026
UNE BELLE FARCE TRAGIQUE
Je n’ai guère retrouvé la mise en scène politique annoncée ici et là. J’y ai retrouvé Shakespeare, avec quelques références modernes.
La pièce se joue en costumes de ville d’aujourd’hui, peu différenciés les uns des autres, ce qui n’aide pas, notamment au début de la pièce, à identifier les différents personnages.
Pour une fois, Shakespeare a fait le choix d’une unité d’action. La mécanique mortifère de Richard III s’accélère au fil des actes et Itay Tiran nous offre une belle farce tragique. C’est un spectacle de belle facture, qui ne fait toutefois pas oublier l’excellente version de Thomas Ostermeier avec l’incomparable Lars Eidinger.
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