La Femme de

De David Roux (2025)
Cinémas Drame 1h33

Réalisation : David Roux
Principaux artistes : Mélanie Thierry, Éric Caravaca, Arnaud Valois, Jérôme Deschamps
Genre : Drame
Nationalité : France, Belgique
Langue de tournage : Français
Durée : 1h33
Année de production : 2025
Date de sortie (ou ressortie) en France : 8 avril 2026
Distributeur : Jour2fête
Numéro de Visa : 150312

Présentation

Marianne, épouse modèle d'un riche industriel et mère dévouée, approche de ses 40 ans dans le confort apparent de sa vaste demeure. Peu à peu, ce cadre privilégié s’est transformé en prison sociale et familiale, tissant un réseau d’obligations auquel elle s’est elle-même soumise. Complice involontaire de son propre effacement, elle a renoncé à ses désirs et à son identité. Lorsque surgit l’ombre d’un passé oublié, une brèche s’ouvre, offrant la possibilité d’une autre vie. Marianne se trouve confrontée au prix de cette nécessité de se réinventer.

Mélanie Thierry retrouve des enjeux récurrents de sa carrière de comédienne : elle incarne ici une femme confrontée aux tensions conjugales et familiales, déjà vue dans des rôles similaires dans La Vraie Famille (2021) ou plus récemment dans Connemara (2025). Révélée par 15 Août en 2001 et distinguée par un César du meilleur espoir féminin en 2010 pour Le Dernier pour la route, elle a été plusieurs fois nommée pour des performances marquantes et son aptitude à personnifier des dynamiques intimes et psychologiques.

La Femme de : la distribution

Réalisation : David Roux

Casting : Mélanie Thierry (Marianne), Éric Caravaca (Antoine), Arnaud Valois (Bob), Jérôme Deschamps (André), Jérémie Renier (Johann Sarneck), Sarah Le Picard (Lily), Jeanne Rosa (Sabine), Lila Gueneau (Laure), Jules Mariot (Tim), Nathalie Bécue (Annette), Alexandra Stewart (Marthe)

Distribution technique : Gaëlle Macé (scénario), Quentin Sirjacq (musique), Aurélien Marra (direction artistique), David Roux (scénario)

Avant La Femme de, David Roux a réalisé L'Ordre des médecins en 2018.

La musique a été composée par Quentin Sirjacq, qui avait composé auparavant la bande son des films Belladone en 2025, Planètes en 2025, Black Flies en 2023 et Charlotte Salomon, la jeune fille et la vie en 2022.

Parmi les actrices et acteurs principaux, on a pu voir au cinéma Mélanie Thierry dans La Chambre de Mariana (2025) et Connemara (2025) ; Éric Caravaca dans Juliette au printemps (2024) et Trois Amies (2024) et Arnaud Valois dans Méduse (2021) et Garçon chiffon (2020).

Derniers avis sur le film : La Femme de

Avis publié par Françoise (250 critiques) le 24 avril 2026

Adapté du livre "Son nom d'avant" (H. Lenoir), ce film questionne notre futur : déterminé ou choisi ? Notre héroïne semble avoir subi son avenir, entraînée dans la spirale "coup de foudre-mariage-enfants…"
Peu à peu elle prend conscience de sa prison "dorée" qui l'étouffe à la rendre presque malade. Son passé la rattrape comme une bombe à retardement ; à bout, elle finit par s'affranchir de tout et de tous. La femme forte, c'est elle. Un beau portrait proche des années 1970-1980 à la libération de la femme.
Bravo Mélanie Thierry, le costume vous sied à merveille. L'image des scènes en forêt est particulièrement réussie, très belle lumière.

Avis publié par Jean-François (65 critiques) le 21 avril 2026

« La femme de… » de David Roux s’inscrit dans une tradition cinématographique profondément chabrolienne, où l’étouffement de la petite bourgeoisie provinciale devient le terreau d’un drame psychologique et social. Le film, en explorant les tensions d’une femme prisonnière des conventions, rappelle avec justesse l’éternelle Madame Bovary de Flaubert, incarnée ici par une Mélanie Thierry magistrale.

David Roux réussit à capturer l’essence d’un milieu social où chaque geste, chaque parole, semble dicté par des codes invisibles mais implacables. La province, avec ses apparences trompeuses et ses non-dits, devient un personnage à part entière. Les décors, les costumes, et même la lumière contribuent à créer une ambiance pesante, presque claustrophobe, où l’ennui et la frustration rongent les personnages.

Mélanie Thierry livre une performance remarquable, oscillant entre résignation et révolte. Son personnage, coincé entre une vie conjugale terne et des aspirations inassouvies, incarne à la perfection cette femme qui rêve d’échapper à son destin. On pense immanquablement à Isabelle Huppert dans les films de Chabrol, ou à Emma Bovary, déchirée entre le conformisme et le désir de liberté. Thierry parvient à rendre palpable cette tension intérieure, entre soumission et désir d’émancipation.

Le film ne se contente pas de dépeindre une histoire individuelle : il offre une critique acerbe de la petite bourgeoisie provinciale, prisonnière de ses propres illusions. Les dialogues, souvent ciselés, révèlent les hypocrisies et les compromissions d’un milieu où l’apparence prime sur l’authenticité. La réalisation, sobre et précise, sert parfaitement ce propos, sans jamais tomber dans la caricature.

Porté par une Mélanie Thierry sublime et une mise en scène maîtrisée, le film est un hommage réussi au cinéma de Chabrol, tout en offrant une réflexion pertinente sur la condition féminine dans un milieu social étouffant.

Avis publié par Isabelle (901 critiques) le 13 avril 2026

Effectivement, dans la verve d’une Emma Bovary moderne, Marianne a choisi d’opter pour une vie bourgeoise confortable, quitte à renier son identité, à s’effacer et à se sacrifier au service des autres. Mais son passé la rattrape, lui permettant de s’émanciper et de sortir du joug patriarcal de cette famille catholique provinciale à la Chabrol… Excellente interprétation de Mélanie Thierry.

Avis publié par Salles-cinema.com (593 critiques) le 12 avril 2026

Mélanie Thierry est une fois de plus remarquable dans la radioscopie de la bourgeoisie provinciale et le portrait d'une femme écrasée par son milieu et sa condition d'épouse et de mère. À ses côtés, on retrouve l'excellent Éric Caravaca.

Avis publié par Nathalie (32 critiques) le 12 avril 2026

« La femme de » est un très beau portrait de femme qui ne supporte plus la vie, aisée, qu'elle mène auprès de son mari, affairé et peu affectueux, de sa fille et de son fils, qu'elle aime, mais qui "ne comblent pas" sa vie. Un photographe qu'elle avait croisé avant son mariage réapparaît par hasard dans sa vie et est l'élément déclencheur de son souhait de quitter sa famille, d'une "nouvelle vie".

Mélanie Thierry est sublime dans ce rôle, entourée de très bons acteurs, notamment Eric Caravaca, excellent, qui mériterait d'être plus souvent au cinéma. Les acteurs interprétant les enfants sont formidables.

La réalisation, plutôt dans la pénombre, délicate avec le jeu des acteurs, la musique, souligne les émotions de cette femme qui décide de prendre sa vie en main, malgré la séparation douloureuse avec ses enfants. Un très bon film.

Paris 6
MK2 Odéon (côté St-Michel)
7 rue Hautefeuille
Paris 6e
17:30 22:05
Paris 8
Le Balzac
1 rue Balzac
Paris 8e
13:55
Paris 9,10
5 Caumartin
101 rue Saint-Lazare
Paris 9e
11:30 15:30
Le Brady
39 boulevard de Strasbourg
Paris 10e
15:40
Paris 11
Majestic Bastille
4 boulevard Richard-Lenoir
Paris 11e
10:00 21:30
Paris 14
Les 7 Parnassiens
98 boulevard du Montparnasse
Paris 14e
(jeudi 13h50 : version française sous-titrée)
11:40 13:40 18:00
Paris 15
Pathé Convention
27 rue Alain-Chartier
Paris 15e
09:55 13:00
Seine-et-Marne (77)
Ermitage
6 rue de France
77300 Fontainebleau
18:10
Variétés
4 rue de l'Éperon
77000 Melun
19:10
Yvelines (78)
UGC Cyrano
7 rue Rameau
78000 Versailles
13:15
Essonne (91)
Ciné 220
3 rue Anatole-France
91220 Brétigny-sur-Orge
16:30 20:30
Central Cinéma
Square de la Mairie
91190 Gif-sur-Yvette
20:45
Ciné-Lines
13 Rue du Camp Romain
91490 Milly-la-Forêt
11:00 14:20
EMC - Espace Marcel Carné
place Marcel-Carné
91240 Saint-Michel-sur-Orge
14:00
Cinéma Paradiso
2 rue Marc Sangnier
91330 Yerres
18:15
Hauts-de-Seine (92)
L'Alcazar
1 rue de la Station
92600 Asnières-sur-Seine
19:00
Rex
364 avenue de la Division-Leclerc
92290 Châtenay-Malabry
18:45
Les Lumières
49 rue Maurice-Thorez
92000 Nanterre
18:00
Ariel - Centre
99 avenue Paul-Doumer
92500 Rueil-Malmaison
18:30
Trianon
3 bis rue Marguerite Renaudin
92330 Sceaux
19:00
Seine-Saint-Denis (93)
Cinéma Alice Guy
24 rue Aretha Franklin
93000 Bobigny
20:30
Espace des arts
144 avenue Jean-Jaurès
93320 Les Pavillons-sous-Bois
18:00
Val-de-Marne (94)
Cinéma du Palais - Armand-Badéyan
Centre Commercial, 40 allée Parmentier
94000 Créteil
20:15
Val-d’Oise (95)
Conti
place du Patis
95290 L'Isle-Adam
21:00
Utopia-Stella
1 place de la Mairie
95310 Saint-Ouen-l'Aumône
20:30
Studio Ciné
207 rue de Paris
95150 Taverny
14:00
Paris 6
MK2 Odéon (côté St-Michel)
7 rue Hautefeuille
Paris 6e
17:30 22:05
Paris 8
Le Balzac
1 rue Balzac
Paris 8e
12:05 16:20
Paris 9,10
5 Caumartin
101 rue Saint-Lazare
Paris 9e
11:30
Le Brady
39 boulevard de Strasbourg
Paris 10e
21:30
Paris 11
Majestic Bastille
4 boulevard Richard-Lenoir
Paris 11e
10:00 16:20
Paris 14
Les 7 Parnassiens
98 boulevard du Montparnasse
Paris 14e
(jeudi 13h50 : version française sous-titrée)
11:40 13:40 18:00
Paris 15
Pathé Convention
27 rue Alain-Chartier
Paris 15e
10:00 13:45
Paris 17
Les 7 Batignolles
25 Allée Colette Heilbronner
Paris 17e
16:15
Seine-et-Marne (77)
Ermitage
6 rue de France
77300 Fontainebleau
15:50
Variétés
4 rue de l'Éperon
77000 Melun
19:00 21:15
Yvelines (78)
Les Deux scènes
Place Henri-Dunant
78580 Maule
21:00
Cinéparadis - La Lanterne
2 rue de la Légion d'Honneur
78120 Rambouillet
18:30
UGC Cyrano
7 rue Rameau
78000 Versailles
13:15
Essonne (91)
Ciné 220
3 rue Anatole-France
91220 Brétigny-sur-Orge
20:30
Central Cinéma
Square de la Mairie
91190 Gif-sur-Yvette
18:25
Ciné-Lines
13 Rue du Camp Romain
91490 Milly-la-Forêt
11:00 18:40
EMC - Espace Marcel Carné
place Marcel-Carné
91240 Saint-Michel-sur-Orge
20:30
Espace Bernard Mantienne
3 voie de l'Aulne
91370 Verrières-le-Buisson
18:30
Hauts-de-Seine (92)
L'Alcazar
1 rue de la Station
92600 Asnières-sur-Seine
11:05
Rex
364 avenue de la Division-Leclerc
92290 Châtenay-Malabry
18:45
Les Lumières
49 rue Maurice-Thorez
92000 Nanterre
16:00
Ariel - Centre
99 avenue Paul-Doumer
92500 Rueil-Malmaison
18:20
Seine-Saint-Denis (93)
Studio Aubervilliers
2 rue Edouard-Poisson
93300 Aubervilliers
19:30
Cinéma Alice Guy
24 rue Aretha Franklin
93000 Bobigny
12:00 19:15
Espace des arts
144 avenue Jean-Jaurès
93320 Les Pavillons-sous-Bois
16:00
Val-de-Marne (94)
Cinéma du Palais - Armand-Badéyan
Centre Commercial, 40 allée Parmentier
94000 Créteil
16:00
Théâtre Romain-Rolland
18 rue Eugène-Varlin
94800 Villejuif
18:15
Val-d’Oise (95)
Conti
place du Patis
95290 L'Isle-Adam
18:30
Utopia-Stella
1 place de la Mairie
95310 Saint-Ouen-l'Aumône
18:30
Studio Ciné
207 rue de Paris
95150 Taverny
21:00
Yvelines (78)
La Barbacane
place du 8 Mai 1945
78650 Beynes
18:30
Yvelines (78)
La Barbacane
place du 8 Mai 1945
78650 Beynes
21:00

9 avis sur La Femme de

Avis publié par Françoise (250 critiques) le 24 avril 2026

Adapté du livre "Son nom d'avant" (H. Lenoir), ce film questionne notre futur : déterminé ou choisi ? Notre héroïne semble avoir subi son avenir, entraînée dans la spirale "coup de foudre-mariage-enfants…"
Peu à peu elle prend conscience de sa prison "dorée" qui l'étouffe à la rendre presque malade. Son passé la rattrape comme une bombe à retardement ; à bout, elle finit par s'affranchir de tout et de tous. La femme forte, c'est elle. Un beau portrait proche des années 1970-1980 à la libération de la femme.
Bravo Mélanie Thierry, le costume vous sied à merveille. L'image des scènes en forêt est particulièrement réussie, très belle lumière.

Avis publié par Jean-François (65 critiques) le 21 avril 2026

« La femme de… » de David Roux s’inscrit dans une tradition cinématographique profondément chabrolienne, où l’étouffement de la petite bourgeoisie provinciale devient le terreau d’un drame psychologique et social. Le film, en explorant les tensions d’une femme prisonnière des conventions, rappelle avec justesse l’éternelle Madame Bovary de Flaubert, incarnée ici par une Mélanie Thierry magistrale.

David Roux réussit à capturer l’essence d’un milieu social où chaque geste, chaque parole, semble dicté par des codes invisibles mais implacables. La province, avec ses apparences trompeuses et ses non-dits, devient un personnage à part entière. Les décors, les costumes, et même la lumière contribuent à créer une ambiance pesante, presque claustrophobe, où l’ennui et la frustration rongent les personnages.

Mélanie Thierry livre une performance remarquable, oscillant entre résignation et révolte. Son personnage, coincé entre une vie conjugale terne et des aspirations inassouvies, incarne à la perfection cette femme qui rêve d’échapper à son destin. On pense immanquablement à Isabelle Huppert dans les films de Chabrol, ou à Emma Bovary, déchirée entre le conformisme et le désir de liberté. Thierry parvient à rendre palpable cette tension intérieure, entre soumission et désir d’émancipation.

Le film ne se contente pas de dépeindre une histoire individuelle : il offre une critique acerbe de la petite bourgeoisie provinciale, prisonnière de ses propres illusions. Les dialogues, souvent ciselés, révèlent les hypocrisies et les compromissions d’un milieu où l’apparence prime sur l’authenticité. La réalisation, sobre et précise, sert parfaitement ce propos, sans jamais tomber dans la caricature.

Porté par une Mélanie Thierry sublime et une mise en scène maîtrisée, le film est un hommage réussi au cinéma de Chabrol, tout en offrant une réflexion pertinente sur la condition féminine dans un milieu social étouffant.

Avis publié par Isabelle (901 critiques) le 13 avril 2026

Effectivement, dans la verve d’une Emma Bovary moderne, Marianne a choisi d’opter pour une vie bourgeoise confortable, quitte à renier son identité, à s’effacer et à se sacrifier au service des autres. Mais son passé la rattrape, lui permettant de s’émanciper et de sortir du joug patriarcal de cette famille catholique provinciale à la Chabrol… Excellente interprétation de Mélanie Thierry.

Avis publié par Salles-cinema.com (593 critiques) le 12 avril 2026

Mélanie Thierry est une fois de plus remarquable dans la radioscopie de la bourgeoisie provinciale et le portrait d'une femme écrasée par son milieu et sa condition d'épouse et de mère. À ses côtés, on retrouve l'excellent Éric Caravaca.

Avis publié par Nathalie (32 critiques) le 12 avril 2026

« La femme de » est un très beau portrait de femme qui ne supporte plus la vie, aisée, qu'elle mène auprès de son mari, affairé et peu affectueux, de sa fille et de son fils, qu'elle aime, mais qui "ne comblent pas" sa vie. Un photographe qu'elle avait croisé avant son mariage réapparaît par hasard dans sa vie et est l'élément déclencheur de son souhait de quitter sa famille, d'une "nouvelle vie".

Mélanie Thierry est sublime dans ce rôle, entourée de très bons acteurs, notamment Eric Caravaca, excellent, qui mériterait d'être plus souvent au cinéma. Les acteurs interprétant les enfants sont formidables.

La réalisation, plutôt dans la pénombre, délicate avec le jeu des acteurs, la musique, souligne les émotions de cette femme qui décide de prendre sa vie en main, malgré la séparation douloureuse avec ses enfants. Un très bon film.

Avis publié par Remy (652 critiques) le 11 avril 2026

Belle photographie, mise en scène très soignée, décors splendides que Pierre-Yves Rochon n’aurait pas reniés : ne manquez surtout pas les 20 premières minutes qui sont les meilleures et où les protagonistes de cette famille bourgeoise tiraillée se retrouvent tous ensemble, ce passage est vraiment très réussi.

À noter les performances de deux interprètes assez sensationnels que je ne connaissais pas bien : Eric Caracava, remarquable en grand frère au profil madré, bien rusé, sûr de lui et arrogant à souhait, et Sarah Le Picard en sœur rebelle au caractère affirmé et tout à fait charmante.

Mélanie Thierry assure son rôle difficile et âpre sans aucune difficulté, mais j’aimerais tout de même un jour la voir dans un film plus joyeux.

Après donc ces scènes bien réussies du début du film…, malheureusement, faute d’un scénario trop plat, je me suis ennuyé.

Avis publié par JOHN (37 critiques) le 11 avril 2026

« La femme de » s’inspire du roman « Son nom d’avant » d’Hélène Lenoir.
Le sens du détail et le sens du dialogue n’empêchent pas le roman d’être un ensemble plutôt incohérent.

Dans le film, on ajoute un peu plus de logique. Le photographe qui réapparaît vingt ans plus tard avait pris des photos dans un parc et n’avait jamais pu les envoyer à la jeune femme croisée dans la rue. Car il ignorait son nom.
(Dans le film, il y a même une chambre d’hôtel qui est évoquée. Mais sous forme d’interrogation sans réponse claire.)
D’où la question sur ce « nom d’avant » quand ils se retrouvent. (Et pourquoi ne pas avoir gardé ce titre pour le film ?)

Dans le roman, Marianne était Britt, Antoine était Justus, André était Adalbert. (D’autres prénoms sont conservés tels quels.) Hélène Lenoir vit en Allemagne et on ne sait pas trop où l’action de son roman est censée se dérouler, car aucun détail n’est jamais fourni à ce propos.

Dans le film, cependant, nous sommes bien installés chez la grande bourgeoisie française, version Chabrol.
On a donc affaire à une « Madame Bovary » d’aujourd’hui. Une femme mariée trop sensible, qui se lasse, qui se rebelle. (Et qui a couché vraisemblablement avec Bob (prénom inchangé), son beau-frère apparemment célibataire.) Ou peut-être pas. On ne le saura jamais.
Mélanie Thierry est convaincante dans le rôle principal. La méchanceté et la mesquinerie de son époux et de son beau-père nous font comprendre son désarroi et sa frustration. (On comprend qu’elle se soit (peut-être) tournée vers son beau-frère de temps en temps…)

Hélas, la fin du film est aussi peu satisfaisante que celle du roman. C’est un défaut majeur, surtout dans un film, car le spectateur quitte la salle en se disant : « Tout ça pour ça ».
C’est vraiment dommage, étant donné la qualité de tout ce qui précède.

Avis publié par Cleo (109 critiques) le 9 avril 2026

Un film réussi avec une double critique des carcans catho-bourgeois et du patriarcat qui empoisonnent les femmes (et la société entière vu le gâchis humain et les dégâts psychologiques sur des générations…) Le mari, Antoine, est un personnage odieux et l'ensemble de la famille, à l'exception de Lili, "femme forte", est toxique et obsédée par l'argent et la domination masculine. Le film aborde bien la question du conditionnement familial et de l'ancrage des pratiques toxiques et la perpétuation des traditions familiales.

Avis publié par ANNE (104 critiques) le 8 avril 2026

Madame Bovary moderne ou bien du Maurier ou Bébé Donge… du déjà-vu donc, mais là on s’ennuie ferme et Mélanie Thierry est trop figée pour qu’on s’émeuve et qu’on accroche plus à cette histoire caricaturale.
Belles photos, scénario intéressant mais une sorte de Chabrol raté.
Une mini déception.

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