La Zone d'intérêt

De Jonathan Glazer (2023)
Cinémas Drame 1h45

Réalisation : Jonathan Glazer
Principaux artistes : Sandra Hüller, Christian Friedel, Johann Karthaus, Luis Noah Witte
Genre : Drame - Drame historique
Titre original : The Zone of Interest
Nationalité : Pologne, Royaume-Uni, Etats-Unis
Langue de tournage : Allemand
Durée : 1h45
Année de production : 2023
Date de sortie (ou ressortie) : 31 janvier 2024
Distributeur : Bac Films

Présentation

Le commandant d’Auschwitz, Rudolf Höss, et sa femme Hedwig s’efforcent de construire une vie de rêve pour leur famille dans une maison avec jardin à côté du camp.

Dix ans après Under the Skin, Jonathan Glazer fait son retour au cinéma avec La Zone d'intérêt, adaptation du roman éponyme de Martin Amis et Grand Prix du festival de Cannes en 2023. Dans ce drame historique, il traite de l'expression éponyme, utilisée par les SS, qui désignait le périmètre de 40 kilomètres autour du camp de concentration d'Auschwitz. « Il s’agissait de créer une arène. L’idée était d’observer des gens dans leur vie quotidienne. Je voulais capturer le contraste entre quelqu’un qui se verse une tasse de café dans sa cuisine et quelqu’un en train d’être assassiné de l’autre côté du mur, la coexistence de ces deux extrêmes », explique le cinéaste.

La Zone d'intérêt : la distribution

Réalisation : Jonathan Glazer

Casting : Sandra Hüller (Hedwig Höss), Christian Friedel (Rudolf Höss), Johann Karthaus (Claus), Luis Noah Witte (Hans), Nele Ahrensmeier (Inge-Brigit), Lilli Falk (Heidetraut), Anastazja Drobniak (Annagret), Cecylia Pekala (Annagret), Kalman Wilson (Annagret), Julia Polaczek (Aleksandra Bystron), Imogen Kogge (Linna Hensel), Medusa Knopf (Elfryda), Zuzanna Kobiela (Aniela), Martyna Poznanska (Marta), Stephanie Petrowitz (Sophie), Maximilian Beck (Schwarzer), Andrey Isaev (Bronek), Ralph Herforth, Daniel Holzberg (Gerhard Maurer), Freya Kreutzkam (Eleanor Pohl), Sascha Maaz, Marie Tietjen, Ralf Zillmann (Hoffmann)

Distribution technique : Jonathan Glazer (scénario), Mica Levi (musique), Lukasz Zal (direction artistique)

Jonathan Glazer a écrit et réalisé La Zone d'intérêt. Précédemment, Jonathan Glazer a aussi réalisé Under the Skin en 2013, Birth en 2003 et Sexy beast en 2000.

La musique a été composée par Mica Levi, qui avait composé auparavant la bande son des films Monos en 2019, Jackie en 2016 et Under the Skin en 2013.

Parmi les actrices et acteurs principaux, on a pu voir au cinéma Sandra Hüller dans Sissi & moi (2023) et Anatomie d'une chute (2023) et Christian Friedel dans Elser, un héros ordinaire (2015) et Amour fou (2014).

Derniers avis sur le film : La Zone d'intérêt

Avis publié par El le 15 mars 2024

Ceux qui prétendent que le film est "ennuyeux et plat" (là où il feraient bien de seulement dire qu'ils se sont ennuyés eux, càd, n'ont sans doute pas bien regardé) n'ont pas bien compris (ou refuser d'accepté) le prisme choisi, et toute l'extrême finesse et intelligence subtile du film : tout l'intérêt est bel et bien de montrer la banalité du Mal.
Rien n'est dit ni même montré dans ce film, toute l'horreur "next door" n'est qu'esquissée, ce qui dit bien non pas la chose horrible, mais *l'univers mental* ayant *permis* à la chose horrible d'avoir lieu : sa mise à distance jusqu'à son invisibilisation totale. Elle montre aussi cet esprit petit-bourgeois (qui est tout sauf mort), de gens à l'existence creuse, des gens vides, pingres, superficiels, pour qui toute la vie ne tourne qu'autour d'Avoir, et comment ils ne font plus que *fonctionner*... leur conscience depuis longtemps au porte-manteau. Tout, dans ce film, se comprend et voit uniquement en creux, hors champ... au spectateur de faire les liens dans sa tête (Glazer prend tout sauf son public pour un con) : les corps qu'on crament en masse, nous les "savons" uniquement lorsque quelqu'un tousse et, l'agressivité de l'odeur de charnier la prenant à la gorge, ferme hâtivement la fenêtre (Rare que je le dise) : ce film est un chef d'œuvre (qui méritait bien + la palme qu'Anatomie" (bien qu'il soit bon, c'est certain mais "St Omer" ou "La Zone" la méritait bien plus), justement parce qu'il a le courage de montrer l'infinitésimal, sortir de la carte postale "grand spectacle/choc" qu'on s'est tous fait de la Shoah pour seulement mieux pouvoir, nous aussi, la mettre à distance et prétendre qu'elle n'a rien et n'aura jamais rien à voir avec nous (faux! preuve en est le fascisme rampant partout en europe, là, maintenant, en France aussi !) Dire l'horreur sans la dire, montrer l'immontrable sans le montrer.. Mais le film dit surtout 1 chose, qu'il renvoie à la figure du spectateur : "vous SAVEZ.. mais voilà, vous n'avez en fait pas le courage de reconnaitre (ce) que vous savez" et l'horreur, l'enfer absolu, c'est ça : votre déni, notre déni assassin. (En effet, j'imagine que ça peut déplaire à pas mal de gens, qu'on les renvoie à eux-mêmes)

Avis publié par Jeremy le 4 mars 2024

Je me suis ennuyé. Quelques scènes à la fin bienvenues.

Avis publié par Lena le 28 février 2024

Un film saisissant, glaçant mais un film monument malgré quelques longueurs. Une retranscription hors les murs du camp jamais vue, un contraste puissant entre inhumanité et humanité. Les images et la bande son nous poursuivent bien après la fin du film il méritait la palme d’or.

Avis publié par Brigitte le 23 février 2024

Ça dérange de savoir qu'à côté c'est l'horreur et que ça n'empêche pas de vivre comme si de rien était ! Mais c'était leur réalité... C'est bien traité mais c'est lent et monotone. Au final, ce film ne laisse pas indifférent. Je n'ai pas compris les 2 premières minutes sans rien comme si le film avait buggé.

Avis publié par DAVID le 20 février 2024

Ce film reflète l'être humain dans toute sa splendeur et là sans violence apparente, l'horreur crève l'écran.

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19 avis sur La Zone d'intérêt

Avis publié par El le 15 mars 2024

Ceux qui prétendent que le film est "ennuyeux et plat" (là où il feraient bien de seulement dire qu'ils se sont ennuyés eux, càd, n'ont sans doute pas bien regardé) n'ont pas bien compris (ou refuser d'accepté) le prisme choisi, et toute l'extrême finesse et intelligence subtile du film : tout l'intérêt est bel et bien de montrer la banalité du Mal.
Rien n'est dit ni même montré dans ce film, toute l'horreur "next door" n'est qu'esquissée, ce qui dit bien non pas la chose horrible, mais *l'univers mental* ayant *permis* à la chose horrible d'avoir lieu : sa mise à distance jusqu'à son invisibilisation totale. Elle montre aussi cet esprit petit-bourgeois (qui est tout sauf mort), de gens à l'existence creuse, des gens vides, pingres, superficiels, pour qui toute la vie ne tourne qu'autour d'Avoir, et comment ils ne font plus que *fonctionner*... leur conscience depuis longtemps au porte-manteau. Tout, dans ce film, se comprend et voit uniquement en creux, hors champ... au spectateur de faire les liens dans sa tête (Glazer prend tout sauf son public pour un con) : les corps qu'on crament en masse, nous les "savons" uniquement lorsque quelqu'un tousse et, l'agressivité de l'odeur de charnier la prenant à la gorge, ferme hâtivement la fenêtre (Rare que je le dise) : ce film est un chef d'œuvre (qui méritait bien + la palme qu'Anatomie" (bien qu'il soit bon, c'est certain mais "St Omer" ou "La Zone" la méritait bien plus), justement parce qu'il a le courage de montrer l'infinitésimal, sortir de la carte postale "grand spectacle/choc" qu'on s'est tous fait de la Shoah pour seulement mieux pouvoir, nous aussi, la mettre à distance et prétendre qu'elle n'a rien et n'aura jamais rien à voir avec nous (faux! preuve en est le fascisme rampant partout en europe, là, maintenant, en France aussi !) Dire l'horreur sans la dire, montrer l'immontrable sans le montrer.. Mais le film dit surtout 1 chose, qu'il renvoie à la figure du spectateur : "vous SAVEZ.. mais voilà, vous n'avez en fait pas le courage de reconnaitre (ce) que vous savez" et l'horreur, l'enfer absolu, c'est ça : votre déni, notre déni assassin. (En effet, j'imagine que ça peut déplaire à pas mal de gens, qu'on les renvoie à eux-mêmes)

Avis publié par Jeremy le 4 mars 2024

Je me suis ennuyé. Quelques scènes à la fin bienvenues.

Avis publié par Lena le 28 février 2024

Un film saisissant, glaçant mais un film monument malgré quelques longueurs. Une retranscription hors les murs du camp jamais vue, un contraste puissant entre inhumanité et humanité. Les images et la bande son nous poursuivent bien après la fin du film il méritait la palme d’or.

Avis publié par Brigitte le 23 février 2024

Ça dérange de savoir qu'à côté c'est l'horreur et que ça n'empêche pas de vivre comme si de rien était ! Mais c'était leur réalité... C'est bien traité mais c'est lent et monotone. Au final, ce film ne laisse pas indifférent. Je n'ai pas compris les 2 premières minutes sans rien comme si le film avait buggé.

Avis publié par DAVID le 20 février 2024

Ce film reflète l'être humain dans toute sa splendeur et là sans violence apparente, l'horreur crève l'écran.

Avis publié par Loïc le 19 février 2024

Un film sans intérêt qui commence par 1m30 de néant et finit quasiment pareil. Une démonstration de cynisme poussé à l'extrême. Le film ne correspond nullement à la note d'intention faite.

Avis publié par Remy le 17 février 2024

L’indifférence face à l’horreur qui se déroule à quelques mètres est montrée ici avec talent, mais on s’ennuie vite.

Avis publié par Philippe le 17 février 2024

Remarquable réflexion et démonstration sur la force du clivage qui peut mener à l’inouï au sein de la communauté « humaine ». La bande son jusqu’à sa note finale, est un « personnage hors norme » à part entière. C’est un « Devoir » de ne pas cliver.

Avis publié par Emmanuelle Colette le 14 février 2024

Très beau film qui donne la parole de l’autre coté du miroir : Dans les camps, Comment se comportaient les bourreaux des juifs… les SS… comment se comportaient leurs familles, femmes, enfants, grands-parents… Thème déjà évoqué dans le magnifique et si cruel ouvrage : « La mort est mon métier » je m’ attendais au pire… certes je l’ai eu… en fait, l’imaginaire de la littérature est plus intense, plus bouleversant que les photos et images reconstitués… Et Sandra Huller incarne si merveilleusement bien la belle allemande excellente reproductrice, insensible et obtus à tout ce qui ne concerne pas son confort de parvenue minable… Ce film est à voir pour son exploration des multiples facettes de l’âme humaine capable du pire…

Avis publié par Betty le 11 février 2024

Postulat de départ intéressant mais tellement glacial, distancié et désincarné qu’on passe à côté.

Avis publié par Salles-cinema.com le 8 février 2024

Glacial comme la mort, ce film placé du point de vue des bourreaux, de l'autre côté d'Auschwitz, dissèque l'implacable machine nazie. D'ores et déjà un des grands film sur la Shoah.

Avis publié par Lana le 7 février 2024

Entre ironie et ambivalence, un film qui ne montre rien mais qui dit tout.

Avis publié par Jocelyne Benhamou le 5 février 2024

C’est un film qui traite de l’intraitable. De l’insoutenable. Du réel pour ce qu’il ne peut se dire. Le réalisateur nous le montre, le démontre et conduit le spectateur à voir ce qu’il se refuse de savoir. Ce film est un creuset sur le pire de l’humanité.

Avis publié par Garvey le 4 février 2024

Un très grand film. Je partage ce que j’en ai lu : glaçant, dérangeant…et magnifique parce que la photographie est superbe. La Shoah vu sous un autre angle. Peu de choses montrées mais tout y est. Et quel plaisir de constater de longues files d’attente pour voir ce film !

Avis publié par Jérôme le 4 février 2024

Entre happening et documentaires. Par touches, on se glace mais à ne pas montrer on s'y perd. Ceux qui parle que ce film aborde la fameuse et dévoyée banalité du mal à mon sens se trompent. Le mal est trop loin. Sandra Hüller est glaçante d'inhumanité.

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