Réalisation :
Gus Van Sant
Principaux artistes :
Bill Skarsgard, Dacre Montgomery, Al Pacino, Colman Domingo
Genre : Drame
Titre original : Dead Man's Wire
Nationalité : Etats-Unis
Langue de tournage : Anglais
Durée : 1h45
Année de production : 2025
Date de sortie (ou ressortie) en France : 15 avril 2026
Distributeur : ARP Sélection
Numéro de Visa : 167296
Présentation
Indianapolis, le 8 février 1977. Ruiné à cause d'un emprunt, Tony Kiritsis kidnappe le fils du courtier responsable de sa situation. Il réclame cinq millions de dollars et des excuses. La prise d'otage va durer 63 heures, sous les yeux de la télévision locale, puis nationale. L'Amérique se passionne pour cette affaire. Chacun choisit son camp. Tony est-il un criminel, ou simplement une victime qui réclame justice ?
Gus Van Sant approfondit des thèmes déjà abordés dans Elephant, autour de la violence et de ses mécanismes, et Last Days, centré sur l’isolement et la dérive d’un homme. Comme dans ses précédents films, il s’intéresse ici à des personnages en marge, inspirés d’un fait divers, sans en proposer une explication directe. La mise en scène repose sur des plans étirés et peu de dialogues, laissant les situations s’installer et les comportements se révéler d’eux-mêmes, dans un registre sobre et descriptif.
La Corde au cou : la distribution
Réalisation : Gus Van Sant
Casting : Bill Skarsgard (Tony Kiritsis), Dacre Montgomery (Richard Hall), Al Pacino (M.L. Hall), Colman Domingo (Fred Temple), Cary Elwes (Michael Grable), Myha'la Herrold (Linda Page), John Robinson (John), Jordan Robbins (Doreen), Mark Helms (Frank Love), Kyle Rankin (Rookie Cop), Stephanie Bertoni (Anchor on TV), Daniel Hill (Jimmy Kiritsis)
Distribution technique : Austin Kolodney (scénario), Danny Elfman (musique), Arnaud Potier (direction artistique)
Avant La Corde au cou, Gus Van Sant a réalisé Don't Worry, He Won't Get Far on Foot en 2018, Nos souvenirs en 2015, Promised Land en 2013 et Restless en 2011.
La musique a été composée par Danny Elfman, qui avait composé auparavant la bande son des films Dracula en 2025, Beetlejuice Beetlejuice en 2024, 65 - La Terre d'avant en 2023 et Doctor Strange in the Multiverse of Madness en 2022.
Parmi les actrices et acteurs principaux, on a pu voir au cinéma Bill Skarsgard dans Piégé (2025) et The Crow (2024) ; Dacre Montgomery dans Elvis (2022) et Power Rangers (2017) et Al Pacino dans The Ritual – L'Exorcisme d'Emma Schmidt (2025) et House of Gucci (2021).
Derniers avis sur le film : La Corde au cou
Avis publié par Lana (183 critiques) le 27 avril 2026
Avis en demi-teinte parce qu'autant les acteurs sont crédibles et inspirés, autant les effets de réalisation sont bancals.
Avis publié par Isabelle (909 critiques) le 26 avril 2026
D'après une histoire vraie… celle de la prise d'otage d'un fils de grand patron par un fou furieux jugé irresponsable par la justice… beaucoup de longueurs… on s'ennuie ferme.
Avis publié par Salles-cinema.com (600 critiques) le 24 avril 2026
Une mise en scène savamment étudiée de Gus Van Sant, honoré à Cannes en 2003 avec Elephant, pour ce fait divers en forme de thriller social situé à Indianapolis à la fin des années 1970. Une réflexion sur la société d'avant l'ère numérique où l'ultralibéralisme pointait le bout de son nez. Excellents interprètes.
Avis publié par Jean-François (71 critiques) le 21 avril 2026
Adapté d’un fait divers réel survenu en 1977, « Dead Man’s Wire » raconte l’histoire de Tony Kiritsis (Bill Skarsgård), un promoteur immobilier ruiné qui, poussé à bout par une société de prêts hypothécaires, prend en otage le fils du responsable en le ligotant à un fusil relié à un « fil mortel » : tout mouvement brusque déclencherait une détonation.
Sous la caméra de Gus Van Sant, ce scénario devient une métaphore cinglante de l’Amérique des années 1970, obsédée par les médias, le capitalisme débridé et la quête de rédemption spectaculaire.
Le film brille par sa capacité à mêler thriller et satire sociale. Van Sant dépeint une société où l’individu en crise devient malgré lui le héros d’un spectacle médiatique, tandis que les institutions préfèrent encadrer le récit plutôt que de questionner les mécanismes qui ont conduit à la tragédie.
De retour après une longue absence, Van Sant signe un film visuellement somptueux. Les couleurs saturées, le grain de l’image, les décors et les costumes d’époque plongent le spectateur dans une Amérique des années 1970 à la fois nostalgique et décadente. La reconstitution de l’époque, à saluer pour son authenticité, est servie par une mise en scène élégante, entre plans serrés angoissants et larges vues qui soulignent l’absurdité de la situation.
La bande-son, signée Danny Elfman, renforce l’atmosphère à la fois tendue et onirique, tandis que le montage rappelle les grands thrillers politiques des années 1970, notamment le « Dog Day Afternoon » de Lumet, sentiment renforcé par la présence dans un rôle secondaire d’Al Pacino.
On pourra noter un manque de la densité émotionnelle ou existentielle présente dans les œuvres majeures de Van Sant (« My Own Private Idaho », « Elephant »), néanmoins le film reste une réussite formelle, divertissante et intelligente, où le réalisateur prouve une fois de plus son talent pour marier style et substance. Le suspense est constant, les dialogues percutants, et la critique sociale, bien que subtile, ne laisse pas indifférent.
Gus Van Sant confirme son statut de cinéaste hors norme, capable de transformer un fait divers en une réflexion acerbe sur l’Amérique et ses contradictions. Si le film n’atteint pas toujours la profondeur de ses œuvres les plus abouties, il reste une expérience cinématographique captivante, à la fois divertissante et stimulante.
Avis publié par Geneviève (8 critiques) le 16 avril 2026
Le sujet en lui-même, assez banal, ne méritait pas un tel développement et de telles longueurs…
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Après sept années loin du grand écran, Gus Van Sant revient avec un thriller historique, inspiré d'une vraie prise d'otages.
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Une mise en scène savamment étudiée de Gus Van Sant, honoré à Cannes en 2003 avec Elephant, pour ce fait divers en forme de thriller social situé à Indianapolis à la fin des années 1970. Une réflexion sur la société d'avant l'ère numérique où l'ultralibéralisme pointait le bout de son nez. Excellents interprètes.
Avis publié par Jean-François (71 critiques) le 21 avril 2026
Adapté d’un fait divers réel survenu en 1977, « Dead Man’s Wire » raconte l’histoire de Tony Kiritsis (Bill Skarsgård), un promoteur immobilier ruiné qui, poussé à bout par une société de prêts hypothécaires, prend en otage le fils du responsable en le ligotant à un fusil relié à un « fil mortel » : tout mouvement brusque déclencherait une détonation.
Sous la caméra de Gus Van Sant, ce scénario devient une métaphore cinglante de l’Amérique des années 1970, obsédée par les médias, le capitalisme débridé et la quête de rédemption spectaculaire.
Le film brille par sa capacité à mêler thriller et satire sociale. Van Sant dépeint une société où l’individu en crise devient malgré lui le héros d’un spectacle médiatique, tandis que les institutions préfèrent encadrer le récit plutôt que de questionner les mécanismes qui ont conduit à la tragédie.
De retour après une longue absence, Van Sant signe un film visuellement somptueux. Les couleurs saturées, le grain de l’image, les décors et les costumes d’époque plongent le spectateur dans une Amérique des années 1970 à la fois nostalgique et décadente. La reconstitution de l’époque, à saluer pour son authenticité, est servie par une mise en scène élégante, entre plans serrés angoissants et larges vues qui soulignent l’absurdité de la situation.
La bande-son, signée Danny Elfman, renforce l’atmosphère à la fois tendue et onirique, tandis que le montage rappelle les grands thrillers politiques des années 1970, notamment le « Dog Day Afternoon » de Lumet, sentiment renforcé par la présence dans un rôle secondaire d’Al Pacino.
On pourra noter un manque de la densité émotionnelle ou existentielle présente dans les œuvres majeures de Van Sant (« My Own Private Idaho », « Elephant »), néanmoins le film reste une réussite formelle, divertissante et intelligente, où le réalisateur prouve une fois de plus son talent pour marier style et substance. Le suspense est constant, les dialogues percutants, et la critique sociale, bien que subtile, ne laisse pas indifférent.
Gus Van Sant confirme son statut de cinéaste hors norme, capable de transformer un fait divers en une réflexion acerbe sur l’Amérique et ses contradictions. Si le film n’atteint pas toujours la profondeur de ses œuvres les plus abouties, il reste une expérience cinématographique captivante, à la fois divertissante et stimulante.
Avis publié par Geneviève (8 critiques) le 16 avril 2026
Le sujet en lui-même, assez banal, ne méritait pas un tel développement et de telles longueurs…
Avis publié par Oscar (17 critiques) le 16 avril 2026
Tout est dit dans les dix premières minutes du film, ensuite pas de surprises, ça patine, la mise en scène appuyée, un peu lourde fait l'effet d'un pétard mouillé, malgré une reconstitution minutieuse des faits et de l'époque la mayonnaise ne prend pas, ce film ne restera pas comme l'un des meilleurs dans la filmographie de M. Gus Van Sant.
Avis publié par John (1 critique) le 15 avril 2026
Un excellent thriller s'inspirant de faits réels – et non pas, comme on nous l'annonce une fois de plus, « d'après une histoire vraie ». (Comme s'il y avait des histoires fausses…)
Les acteurs sont vraiment bons, avec mention spéciale pour Bill Skarsgård, excellent dans le rôle principal, et, dans un petit rôle, Al Pacino, étonnant à 85 ans.
Remarquable reconstitution des années 1970 aux États-Unis, y compris dans les techniques cinématographiques. Très bonne bande sonore de chansons de l'époque, avec l'inoubliable « Raindrops Keep Falling on My Head » de B.J.Thomas.
Recommandé sans hésitation.
Avis publié par claude michaux (195 critiques) le 15 avril 2026
Du bon vieux cinéma comme on n'en fait presque plus. Passionnant d'un bout à l'autre. A voir.
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