La Bataille de Gaulle, l'âge de fer : De Gaulle, avant la légende
Le mythe gaullien reprend vie : La Bataille de Gaulle : L’Âge de fer arrive en salles, suivi dès le 3 juillet par J’écris ton nom. Dans ce diptyque d'envergure, Simon Abkarian prête ses traits au Général lors des heures charnières qui ont fait basculer la France.
Juin 1940. La France s’effondre, l’armistice est signé, et un général encore peu connu part à Londres pour défendre l’idée que la bataille de France n’est pas terminée. L’attente autour de ce projet d’envergure est à la mesure du mystère qui l’entoure depuis l’annonce de son tournage. À la réalisation, Antonin Baudry n’est pas un choix anodin.
Ancien diplomate, scénariste de la bande dessinée Quai d’Orsay sous le nom d’Abel Lanzac, il avait déjà montré, avec Le Chant du loup, son goût pour les récits tout en tension. Loin de la sagesse un peu compassée des biographies traditionnelles, le film semble ainsi s’orienter vers un véritable thriller politique et militaire. Pour le préparer, le cinéaste s’est plongé durant des mois dans les écrits du Général et la biographie de référence que lui a consacrée l’historien britannique Julian Jackson, véritable socle documentaire du diptyque.
Une incarnation au cœur de la tourmente
Pour prêter ses traits au « Connétable », le choix s’est porté sur Simon Abkarian. Acteur de tempérament, doté d’une présence physique imposante et d’une voix profonde, il semble un interprète idéal pour incarner la rigueur et l’obstination de De Gaulle. Chaque matin, le comédien s’est soumis à près d’une heure quarante de maquillage, entre rasage du front, transformation des sourcils et prothèses d’oreilles... Autour de lui, Antonin Baudry réunit une distribution prestigieuse appelée à donner vie aux figures clés de cette période, notamment les toujours excellents Niels Schneider, Benoît Magimel ou encore Mathieu Kassovitz.
Le tournage, qui a coûté plus de 70 millions d’euros pour les deux volets, a investi de nombreux décors emblématiques, de Paris à la Normandie en passant par le Maroc, afin de recréer les différents fronts de la France libre. La musique, confiée à Volker Bertelmann, oscarisé pour la partition d’À l’Ouest, rien de nouveau, promet d’être une bande originale d’ampleur capable de sublimer cette dense matière romanesque. En choisissant de dévoiler ce premier opus hors compétition au Festival de Cannes, le distributeur confirme son ambition de faire de cette Bataille de Gaulle un grand spectacle aussi esthétiquement exigeant que populaire.
La Bataille de Gaulle : L'Âge de fer, sortie dans les salles le 3 juin 2026 : toutes les séances à Paris et en Île-de-France
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